
BAC de Français (EAF ) et Terminale L, Prépas, BTS...sujets corrigés
91"Bon sauvage" au XVIème et XVIIIème siècle
- Mythe moral et poétique qui prend forme au XVIème par fusion du thème antique de l'Age d'or et de peintures optimistes des tribus primitives d'Amérique. À en croire les récits des voyageurs de cette époque, les "qualités" et "vertus" des peuples primitifs sont directement liées au fait que ces peuplades vivent au contact direct de la nature - vierge et sauvage.
- Il est à noter que le mythe du bon sauvage sinspire de lexemple de populations très peu nombreuses. Le " bon sauvage " est caraïbe ou tahitien, éventuellement huron ou iroquois. Le mythe ne concerne pas les grands empires précolombiens, aztèque et inca. Surtout il ne concerne pas le continent africain. Les Européens connaissent suffisamment lAfrique pour savoir quil y existe des religions et des pouvoirs très oppressifs. Il sagit essentiellement pour les philosophes européens de critiquer le rôle de lEglise et de lEtat en montrant des hommes heureux sans clergé ni souverain.
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Au XVIème siècle, Montaigne, l'Europe (cf. Journal de Voyage en Italie), se sert le premier de ce que l'on appelle rareviennent à plusieurs reprises sur les habitants de ces contrées quon appelle encore du relativisme culturel, pour faire voler en éclats lidée que lon se fait ici de la civilisation et de la et de sauvage en cette nation, à ce quon usage " (Essais, Des cannibales , I, 31); pour critiquer la société européenne et la notion de bouleversée pour la négociation des perles et du poivre ! " (Essais, Des coches ", III, 6) . Il décrit le cadre de vie de ces peuplades lointaines en s'inspirant des témoignages et récits de voyageurs, oraux ou écrits : une végétation paradisiaque, un cadre enchanteur où se déroule une vie "naturelle" exempte désigne "l'homme de la forêt" et donne naissance au mot "sauvage". La sauvagerie est donc rattachée rasées, tant de nations exterminées, tant de millions de peuples passés au fil de lépée, et la plus riche et connaissance !. C'est déjà, au seizième siècle remettre en cause la colonisation, et faire le procès belle partie du monde de tous les maux et défauts des Blancs, à savoir les abus du pouvoir, les lourdeurs de la justice, les inégalités qualifier les coutumes qui a voyagé, mais sans jamais quitter qui nous sont étrangères...) qui, eux, sociales, le poids du travail, l'hypocrisie sociale et la cupidité.... Il dresse un portrait de cet humain idéal Civilisation, pour dénoncer les crimes inspirés par lappétit des richesses du Nouveau Monde : " Tant de villes et vante les mérites hospitaliers et qui vivent tranquillement au sein d'une nature luxuriante, il oppose la cruauté des de ces peuples purs et innocents, à l'inverse des Européens, vils et cruels. Il fait men a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui nest pas de son l'éloge de leurs qualités morales, la loyauté, la franchise, le courage, la fermeté, la constance, barbarie : " Je trouve quil ny a rien de barbare de leur bon sens, de leur habileté. Ils n'attachent à l'or et pour ces nations encore " commandées par les lois naturelles ". Elles réalisent " la conception et le aux pierres précieuses qu'une importance esthétique les Indes occidentales. Dabord, au nom et ne s'en servent que pour rendre leurs villes plus belles Ils ne connaissent ni l'envie ni la jalousie et ne se s'adonnent à aucune guerre de conquête; la propriété privée n'existe pas plus que la au XVIIIème siècle le "bon sauvage". Les Essais notion de classe sociale. A la sagesse des "sauvages" (NB: en latin, le terme "silvaticus" étymologiquement à la nature) ou autrement dits aussi des "barbares" (NB: le nom "barbarie" est employé pour sont Européens qui ne pensent qu'à s'enrichir, qu'à détruire, qu'à asservir. Il accuse les conquistadors de pervertir ce " monde enfant". Montaigne, reprenant les récits des voyageurs espagnols, senthousiasme désir même de la philosophie ". Quel dommage, soupire Montaigne, que Platon nen ait pas eu des civilisations policées.
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Au XVIIème siècle, par des militaires, des marins, des missionnaires, des commerçants relatant les séjours qu'ils ont ot illustré le "siècle de Louis XIV. Montaigne tombe presque dans loubli . Le goût du naturel et de la simplicité et qui bien que les voyages et explorations se multiplient, donnant naissance à une abondante littérature effectués dans tel ou tel pays, la problématique du "bon sauvage" et, de façon plus générale, la reflexion sur la rencontre des cultures ne constituent pas une préoccupation de premier plan pour les écrivains écrite se réfugie dans un genre hérité de Virgile, la pastorale. Lutopie cède la place à la bucolique. LAstrée (1607-1627) est le chef-duvre français de cette littérature.
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+ Au XVIIIème siècle, quelle légitimité l'Européen veut-il imposer ses façons de penser. Parmi ces voyageurs du temps de Louis XIV, le baron de La Hontan restera dans les annales des Lumières. Né en 1666, ce ignorants de la Canada et à Terre-Neuve, il observe de près les Indiens et pendant un temps partage la vie des Hurons grâce à l'intensification des explorations faites par les européens depuis le XVIème siècle et à la vogue des récits de voyages, une image idyllique des "bons sauvages" s'installe: ils sont vigoureux, simples, obéissant à la mère nature, généreux, libres de toute contrainte sociale ou politique, ils sont , ils inspirent l'admiration et incarnent une sorte de pureté originelle. Dés respect d'autrui et de faire le bien de tous. En aucun cas leur morale n'est subordonnée à l'idée de religion, ils se contentent de croire en une à lâge de 17 ans tenter sa chance en Amérique. Devenu lieutenant corruption, des sciences et des civilisations, ils respectent une morale naturelle qui leur dicte le du roi au volonté suprême qui anime l'univers et la nature. Ces peuples nouveaux ne sont pas considérés comme inférieurs à l'homme civilisé, au contraire gentilhomme campagnard désargenté part lors, l'esprit critique se développe et permet de porter un regard nouveau sur soi et de se demander selon. A son retour, il publie, outre le récit de son voyage, un ouvrage appelé à une immense fortune, Dialogues curieux entre lauteur et un sauvage de bon sens qui a voyagé (1703-1705). La Hontan met en scène un dialogue imaginaire entre un Huron nommé Adario, qui est allé en France, et lui-même. Lidée lui vient sans doute du chapitre " Des cannibales " où Montaigne rapportait létonnement des sauvages devant certaines de nos murs.
En 1750, Rousseau citant Montaigne reprend et développe le thème notamment dans Le Discours sur les sciences et les arts, Le Discours sur l'origine de l'inégalité (>D>) où une question de lAcadémie de Dijon, il a soutenu avec éclat il conduit une réflexion sur les rapports monde à mesure que le goût de létude et des lettres sest étendu parmi eux ". En clair, dans cette société du XVIIIème siècle entre ont dégénéré chez tous les peuples du qui se croit tellement civilisée, lhomme est bien moins heureux que lorsquil demeurait solitaire la nature et la culture. Répondant à que " les murs au tréfonds des forêts !
Voltaire le raille (Essai sur les moeurs. Lettres à Rousseau..) mais présente un Huron de sa façon dans l'Ingénu (>D>). Rousseau aura beau mythe du bon sauvage : graveurs et peintres semparent avec délectation de léden exotique. Mais à mesure quon tente de connaître avec la civilisation ?. Après lexploration du Pacifique par les sociétés sauvages, on se rend compte quau contact courant primitiviste se réclame de lui. La fin du XVIIIème siècle sera lâge dor du quatorze ans après des Blancs elles sont toutes en train de dégénérer, voire de disparaître. Où chercher alors de véritables sauvages encore vierges de tout contact Cook et La Pérouse (1768-1788), la découverte de Tahiti relance le mythe et Diderot construira une variante, le "bon tahitien", dans son Supplément au voyage de Bougainville (>D>). Publié en 1798, dire et répéter que létat de nature nest quune hypothèse, quil na peut-être jamais existé, un innombrable la mort de Diderot, ce texte passionnant ne rencontrera guère déchos avant le XXe siècle.
Bernardin de Saint Pierre, développant le rêve édenique de Rousseau, commet un roman où le Romantisme naissant s'accommodera parfaitement du cadre exotique de la nature tropicale d'une île africaine (>->62). Le voyage de Chateaubriand en Amérique, à la fin du XVIIIème, va cependant faire découvrir que les "bons sauvages" ont aussi leurs défauts et que leurs tribus se livrent régulièrement à des guerres sans merci !
- Le XIXème siècle sonne le glas du bon sauvage; on pense en termes de progrès.
- Il faudra au XXème siècle les horreurs de la guerre après Hiroshima et Auschwitz pour quà nouveau les regards du grand public se tournent vers les sauvages. Le grand moment de ce retour sera en France les " années 68 ". En 1967 paraît le premier roman de Michel Tournier, Vendredi ou les limbes du Pacifique. Toutes les utopies classiques : abolition de la propriété, du travail, réconciliation avec la nature, libération sexuelle, reprennent un coup de jeune. Robinson est fatigué, son sauveur, métis dIndien et de Noir, sappelle Vendredi.


92 Scepticisme
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93 Romantisme (XIXème siècle) >-> § 4 174
- Phénomène majeur de la littérature dans toute lEurope, et pas seulement en France ou en Allemagne, le mouvement romantique a inauguré une ère nouvelle, qui a correspondu au passage à la modernité en littérature, comme la Renaissance avait permis daboutir à lâge classique .
Véritable phénomène historique, le romantisme est aussi un mouvement de lâme et lexpression la plus retentissante de la liberté de lindividu. Tandis que le classicisme ne favorisait aucune innovation en matière de création artistique, car tout était soumis à la sclérosante formule de limitation, le romantisme consiste quant à lui à " laisser prédominer dans lexpression littéraire limagination et la sensibilité ".
Cela étant, la définition du romantisme na pas toujours été chose facile, ne serait que parce que lon ne saurait parler dun seul romantisme. Pris dans un réseau complexe dinfluences et prenant souvent la forme dune littérature nationale, car il a toujours été étroitement lié à la chose historique, le romantisme sest toujours enrichi de définitions multiples et jamais arrêtées. Les frères Schlegel et, à leur suite, Mme de Staël conféreront au terme un sens historique, en lopposant plus nettement à la littérature classique .
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94 Mélodrame (XVIIIème-XIXème siècle)
- Etymologiquement, le mot signifie drame chanté et au XVIIIème siècle, il mêle encore paroles et musiques, comme l'explique Rousseau dans son Pygmalion (1775). Le sens du mot évoluera pour désigner une pièce populaire étroitement enfermée dans des règles:
- des personnages fixes et reconnaissables (limités à cinq : le héros, l'héroïne, le père, le traître, le niais)
- des décors conventionnels et spectaculaires (châteaux forts, ruines tombes...)
- une structure immuable (trois actes : la crise, la souffrance, la délivrance)
- Au XVIIIème, le Mélodrame est une pièce compliquée, chargée d'événements pathétiques ou comiques, de coups de théâtre extraordinaires, invraisemblables. Il comporte une certaine intention moralisatrice. Cependant, le Mélodrame fait appel à ce qu'il y a de plus vulgaire dans l'âme et le goût du spectateur. Le mélodrame fonctionne sur le principe de la lutte du bien et du mal; le mélodrame-type, c'est une pièce en trois actes. Au début de l'acte I, nous avons une situation harmonieuse au sein d'un groupe social, une famille, par exemple; au cours de cet acte, une menace extérieure se manifeste, quelqu'un en veut à un membre de la famille, ou quelqu'un va révéler un secret que la famille a soigneusement caché . Pendant l'acte II, les forces du Mal qui veulent détruire cette famille harmonieuse semblent triompher; mais dans l'acte III, des héros issus de la famille, ou des alliés de cette famille, vont venir rétablir l'ordre, expulser et punir les méchants, et à la fin de l'acte III, l'ordre initial de l'acte I se trouve confirmé, renforcé, et magnifié. C'est la structure répétitive du mélodrame français jusqu'en 1813.
- Au XIXème, en 1823, un nouveau type de mélodrame va arriver où le méchant, bien qu'il soit puni, va devenir le héros prestigieux: c'est L'Auberge des Adrets, où le héros est certes un héros séduisant mais surtout maléfique. Si conformément à la morale et aux conventions du genre, il sera tout de même puni à la fin de la pièce, pendant tout le mélodrame, c'est lui qui s'attirera, en quelque sorte, les faveurs du public. Il y a là une mutation idéologique: le passage du mélodrame "célébration de l'ordre", au mélodrame "célébration du désordre".
Entre 1850 et 1880, le Mélodrame est particulièrement florissant (expl: d'Ennery avec ses Deux Orphelines, de Montepin avec La porteuse de pain mais surtout Guilbert de Pixérécourt - le Corneille du Boulevard) mais il perdra la faveur du public à mesure que l'instruction développera un certain goût artistique dans le peuple. Il influencera cependant durablement les histoires haletantes des romans-feuilletons qui se développeront à partir de la moitiè du siècle

95 Satire >-> 204
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96 Comédie supérieure à la Tragédie ? l'avis de Molière
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97 Moralistes du XVIIème siècle >->220
- On appelle Moralistes des écrivains qui décrivent le coeur humain et les moeurs des hommes. Ce ne sont pas des moralisateurs; est dit ou qualifié de Moraliste celui qui sattache à décrire les murs (les murs de ce siècle, cest le sous-titre des Caractères de La Bruyère ), et non à donner des leçons de morale, et encore moins de politique; ainsi La Bruyère dit navoir pas pratiqué la Maxime, au sens de prescription, dans sa préface.
Ils sont de deux sortes
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98 Epître
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99 Merveilleux au XVIIème siècle
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Voir aussi : 153
100 Panthéisme
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