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Couleur locale au 19ème, Utilité sociale du poète au 17ème, Querelle du Merveilleux chrétien et Tragédie 17-18ème, Comédie au 16ème, Métaphysique, Renaissance, Catharsis, Marivaudage, Evolution de la Pensée au 18ème, Bonheur de l'Homme selon Rousseau,
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Démo |

151 Couleur locale au XIXème siècle
- Chez les Romantiques au nom de la Vérité et de l'évasion, la Couleur locale est une exigence absolue. La littérature romantique devra abonder dans les détails extérieurs (cf Hugo dans sa "Préface de Cromwell") et la Couleur locale quand elle est nécessaire doit être au coeur même du Drame.
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152 l'utilité sociale du Poète au XVIIème siècle
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153 Querelle du Merveilleux chrétien et Tragédie XVII-XVIIIème siècle
- Puisque la "Doctrine classique" ordonnait le Merveilleux dans l'Épopée alors pourquoi ne pas avoir puisé dans la religion chrétienne avec son "catalogue" de
centaines de miracles ??, Pourquoi la Tragédie, genre majeur, fut elle marquée par une référence presque constante à l'Antiquité gréco-latine (Polyeute de Corneille et quelques rares autres oeuvres exceptées)?
- Au XVIIème siècle, logiquement, on aurait pu s'attendre à ce que la religion triomphe de la paganité antique et s'impose comme référence au moins contextuelle.
Mais, au XVIIIème siècle, la religion est une institution majeure dont le haut niveau hiérarchique dans la société d'alors lui donne le pouvoir de ce qu'il faut penser pour bien penser (l'exemple de l'affaire du Jansénisme est à cet égard révélateur)
Alors que le Moyen Âge avait utilisé instinctivement le Merveilleux chrétien dans ses célébrations (par expl Jérusalem délivrée du grand et célèbre Tasse en 1578), les doctes de l'Église condamnèrent la référence au religieux au nom du religieux lui
même car alors, on aurait profaner des choses saintes si on les avait mêler aux "erreurs" de la fable (l'histoire) et aux "faux agréments de l'art" (>->305).
- Après 1650, les grandes "sommités civiles" de la littérature ajoutèrent leur caution dans cette manière de voir et d'Aubignac, Corneille lui même, ou Saint Evremond, parmi les plus connus ou les plus illustres, proscrirent l'emploi de la religion au théâtre.
Mais l'Épopée, de production forcément plus lente, et jusqu'aux environs de 1673, persista dans l'emploi du religieux défendant de surcroît dans ses préfaces le principe de cette inspiration. L'un des défenseurs de cette vue des choses fut Desmaret de Saint Sorlin qui dès 1650 se déclare l'adversaire de la poésie païenne (y compris de la Tragédie); en 1657, il publie son Clovis et multiplie jusqu'en 1674 les uvres poétiques et les écrits théoriques en faveur d'une poésie chrétienne, utilisant pour sa thèse le principe même de Vraisemblance
- Selon la doctrine établie et arrêtée par les partisans du Merveilleux chrétien, il n'était nul besoin ni souhaitable d'introduire des divinités païennes dans un sujet chrétien, accordant néanmoins au poète la possibilité d'ajouter des détails pour rendre la vérité plus belle et la faire triompher sur la Vraisemblance.
Mais le génie tragique "à l'antique" convenait mieux au genre de la Tragédie, car dans le Christianisme Dieu ne peut être qu'infiniment bon et c'est la Providence qui règle la marche du monde, ce qui est le contraire même du postulat tragique
Le génie du Merveilleux chrétien n'était pas à la mesure des ambitions. Les modèles païens comme Homère ou Virgile insurpassables en même temps qu'ils s'inscrivait malgré tout dans le contexte d'une civilisation ou en tout cas d'une société chrétienne et française
Bien loin de considérer l'inspiration chrétienne comme rétrograde, Desmaret de Saint Sorlin représentait, au contraire d'un Boileau qui le condamna en 1674, un besoin d'accorder la littérature à l'esprit du siècle où elle s'épanouissait et une revendication de s'appuyer sur l'état socioculturel large de la société de l'époque
Faire valoir une autorité politico-morale incarnant le triomphe de la chrétienté et de l'union sacrée du temporel et du spirituel, c'était faire une brèche importante à l'Humanisme si longtemps triomphant
- Mais en ce combat, la modernité incarnée par le sentiment chrétien ne l'emporta pas et en définitive il fallut attendre le tout début du XIXème siècle avec Chateaubriand (Le Génie du Christianisme, 1802) pour une affirmation de l'inspiration chrétienne.
Voir aussi : 114 305
154 Comédie au XVIème siècle
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155 Métaphysique
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156 Renaissance: fin du XIV-début XVIIème siècle
- La Renaissance est une période de transformation et de renouvellement socioculturel des États de l'Europe occidentale, qui s'étend de la fin du XIVème siècle au début du XVIIème siècle.
Né dans les cités-États d'Italie (Florence, Sienne..), ce renouveau, prit des formes diverses selon le génie propre et les traditions de chaque peuple.
Si on ne peut parler de rupture brutale avec le Moyen Âge et si dans le domaine littéraire par exemple on ne va pas assister à la fin complète du roman courtois ou des satires populaires) ou des fabliaux..., les changements dans les sociétés et la civilisation occidentale sont profonds. En raison notamment des changements des techniques et de l'économie, des mutations sociales profondes accélèrent les mutations politiques, signant la fin de la féodalité.
L'apparition de la notion d'État reste la caractéristique essentielle de la période de la Renaissance, dont les autres traits marquants sont l'accroissement démographique, l'essor des techniques (développement de l'imprimerie) et des échanges, l'urbanisation avec le développement des bourgs, apparition de nombreuses villes, la naissance d'une bourgeoisie d'affaires, l'éclat culturel (fastes de la vie de cour, goût de la fête et des uvres d'art, littérature et pensée riches).
- En ce qui concerne la culture, la Renaissance présente deux aspects fondamentaux: l'un, intellectuel, néoplatonicien, intègre le culte du beau à la pensée chrétienne (>->190); l'autre, plastique, se caractérise par l'abandon définitif de l'esthétique byzantine (chute de Constantinople en 1453) et par l'instauration du modelé et du réalisme (Léonard de Vinci, de Raphaël et de Michel-Ange pour la plastique)
Les conceptions romaines architecturales (inspirées de l'Antiquité) trouvent bientôt leurs applications à Florence, Venise, Mantoue, Gênes et au milieu du XVIème, et atteignent à une perfection classique qui, au cours des XVIIème et XVIIIème siècle., servira de modèle à l'Europe entière.
- En France, la Renaissance, un peu plus tardive, a été une conséquence des guerres d'Italie et brilla de son plus vif éclat sous le règne de François Ier (décoration de Fontainebleau par Rosso et Primatice, fondation du Collège de France, de l'Imprimerie nationale, etc.).
C'est durant cette période que s'est amorcé le déclin de la tradition scolastique et théologique qui était fortement teintée d'aristotélisme. Le passage d'une conception de l'univers selon le modèle héliocentrique de Ptolémée au géocentrisme de Copernic marqua un tournant)
Dans les domaines de la Philosophie et de l'Éthique, elle fut marquée par la rencontre de l'Humanisme et de la Réforme ; dans celui de la littérature, elle fut illustrée par une série de poètes et de prosateurs qui assirent l'autorité de la langue française: Marguerite de Navarre, Rabelais, Marot, Ronsard et le groupe de la Pléiade, La Boétie, Montaigne.... le tout baignant dans une fantastique mutation civilisationnelle de la Société européenne et en l'occurrence française.
- La Renaissance n'est pas seulement le temps des érudits qui plongent dans les textes anciens pour les discuter en latin (Budé), ce n'est pas le seul domaine des arts c'est aussi celui des premières grandes découvertes qui vont faire basculer le monde dans une ère nouvelle :
- en 1492, Christophe Colomb découvre le Nouveau Monde et les expéditions maritimes rapportent une faune et une flore inconnues, qui élargissent les inventaires des naturalistes.
- Les connaissances géographiques bénéficient d'une nouvelle cosmographie
(1544, publication de la Cosmographia universalis de Sébastien Münster), qui remet en question Ptolémée et stimule l'invention d'outils plus performants. Ainsi l'Atlas de Mercator avec son nouveau système cartographique (1569) change la vie des navigateurs.
- Dans le domaine de la mathématique, les Italiens sont les premiers à accomplir des progrès déterminants en algèbre, hissant cette science à un niveau jamais atteint par les Grecs ou les Arabes.
L'astronomie copernicienne révolutionne la fin du XVIème siècle et ouvre la voie à la science moderne qui va reléguer à jamais Aristote et Ptolémée.
- Avec l'afflux de toutes ces connaissances nouvelles et l'augmentation de leur diffusion grâce à la découverte et aux progrès de l'imprimerie, apparaît le désir de mettre en ordre. On invente des instruments pour mesurer le temps, l'espace, les astres.
Les villes sont soumises à la géométrie de plans rigoureux.
La vie religieuse, elle-même, est mise en règles.
Mais, à côté de cette apparente austérité, l'homme de la Renaissance manifeste un goût très fort pour le Romanesque permettant des audaces de la pensée. C'est au XVIème siècle que l'on voit fleurir les Utopies (Thomas More et son Utopia, Rabelais et son abbaye de Thélème) et l'amour de la vie, de la beauté des choses, éclate dans la peinture ou la poésie (>->64).
157 la catharsis
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Voir : 76
158 Marivaudage
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159 l'évolution de la pensée au XVIIème siècle
- Au XVIIème siècle, les conditions de la vie intellectuelle, se modifient.
Dès le XVème siècle, l'invention de la presse à imprimer, par Gutenberg, avait permis une production de livres sans cesse plus importante. Par la suite, l'abandon progressif du grec et du latin comme langues savantes, et l'utilisation de la langue vernaculaire, permirent l'élargissement du public ainsi que la diffusion des idées auprès de populations auparavant tenues à l'écart. Ainsi, la traduction de la Bible en allemand, par Luther, n'est pas sans rapport avec le succès de la Réforme qui cristallisa un mouvement de rejet de l'Église telle qu'elle était alors, c'est-à-dire trop à l'écart de ses fidèles. Enfin, philosophes et savants communiquèrent entre eux de plus en plus activement. Les lettres, souvent recopiées ou diffusées, permettaient la propagation de certaines doctrines dans les milieux savants, sans passer par les circuits officiels toujours susceptibles de pratiquer la censure. La fondation de sociétés savantes ainsi que l'apparition de périodiques consolidèrent ce climat d'innovation. Mais cette dynamique intellectuelle, qui creusa entre savants et autorités religieuses un fossé de plus en plus profond, ne peut se comprendre qu'à la lumière de la transformation la plus radicale qu'apporta le XVIIème siècle dans le champ du savoir.
- Durant la Renaissance s'était amorcé le déclin de la tradition scolastique et théologique qui était fortement teintée d'aristotélisme. Le passage d'une conception de l'univers selon le modèle héliocentrique de Ptolémée au géocentrisme de Copernic marqua un tournant (>->156) Mais ce ne fut qu'au XVIIème siècle que l'esprit scientifique moderne émergea : les mathématiques, l'astronomie et la physique s'affranchirent des dogmes. La condamnation de Galilée, par l'Église, en 1633 illustre bien les dernières tentatives menées par le pouvoir religieux pour réfuter des conclusions non plus fondées sur des hypothèses métaphysiques, mais sur une méthode expérimentale.
- Cette révolution scientifique amena avec elle un renouvellement de la philosophie. Désormais, nul ne pouvait ignorer la portée de la méthode d'investigation scientifique. Le Discours de la méthode (>->§) de Descartes, la forme de démonstration géométrique de l'Éthique de Spinoza, ou encore la présence de la combinatoire dans la philosophie de Leibniz, sont autant d'exemples de cette nouvelle orientation de la pensée. La Scolastique avait, certes, développé une méthode d'exposition sophistiquée durant les siècles précédents, mais la prise en compte de ce nouvel esprit scientifique se fit non seulement sentir dans la forme des exposés, mais également dans leur contenu philosophique.
- Les deux principales tendances philosophiques du XVIIème siècle illustrent ce phénomène. Le Rationalisme de penseurs comme Descartes, Malebranche, Spinoza ou Leibniz, cherche à déduire des connaissances positives à partir des principes logiques de pensée. L'empirisme de philosophes anglo-saxons, comme Hobbes ou Locke fait de l'expérience sensible le fondement même de la connaissance. Mais, même si entre Rationalisme et Empirisme, les postulats de départ divergent, il y a dans chacun de ces courants une tension sous-jacente entre, d'une part, la science et, d'autre part, la religion. C'est cette tension, entre deux approches opposées du monde, qui fera l'objet de l'entreprise de la philosophie critique d'Emmanuel Kant au XVIIIème siècle.


160 le Bonheur de l'homme selon Rousseau
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