BAC de Français (EAF ) et Terminale L, Prépas, BTS...
271 Pensée
- C'est un énoncé lapidaire et dense qui exprime une vérité ou une idée nouvelle et originale et non une vérité collective ou universelle comme dans la Sentence. Elle n'est pas, comme le Proverbe et le Dicton, un "pur énoncé" qui exprime une vérité connue. C'est plutôt d'une vérité tirée d'une expérience personnelle, présentée comme un point de vue inédit sur le monde et assumée par un auteur. Même si cette vérité est généralisée, sa prise en charge par un sujet signale au lecteur qu'il ne doit pas la considérer comme indiscutable et définitive.
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A la différence de la Maxime, la les conative) et, il atteint ce but d'emblée par sa forme lapidaire: la est de remettre en question les vérités reçues, ce que tout le monde pense déjà, de démystifier à choses (l'auteur porte un regard critique et ironique sur tout), de bousculer le lecteur dans ses s'embarrasser de précautions préliminaires; les subjectivité y est elliptique rend parfois la lecture difficile, les transitions et les liens ne sont pas clairement indiqués. C'est au lecteur à faire de superflu), celui de la Pensée proprement dite diffère la compréhension en déroutant, en étonnant le lecteur avec des rapprochements inattendus, forcés (de atténueraient l'effet recherché: la pensée s'exprime souvent sur la forme est donc très important. Il y a toujours rupture de prévisibilité. L'écriture s'approprier la Pensée. L'inachèvement de la forme incite le lecteur à compléter dans une formule percutante qui frappe travail de réflexion. Il peut plus marquée : le JE est employé plus souvent. Il y a toujours un sujet qui développements et explications cursif (pas Pensée formule radicalise la Pensée.
Si le style qui habitudes de pensée. L'énoncé cherche à agir sur l'esprit du lecteur (fonction l'essentiel, sans caractérise la Pensée d'auteur est à la fois coupé (parataxe, raccourci, ellipse) et mots, d'idées), des contrastes forts, des comparaisons inusitées, des exagérations, des paradoxes, etc.... Le travail la Pensée à sa manière.
La vérité qu'il y a une logique dans la complexité du monde, elle substitue ou l'idée qu'énonce la pensée d'auteur n'est pas donnée tout de suite; elle est complexe, ambiguë. Cette complexité explique que la pensée ne passe jamais dans l'usage (contrairement à la Maxime qui, l'éloquence. Elle suggère aussi que la vérité ne s'atteint qu'à travers constitue par conséquent un rejet de et la contradiction.
Formant un petit le paradoxe malgré l'originalité du point de vue qu'elle propose, cherche par sa clarté et son efficacité à devenir Proverbe). La Pensée (et le Fragment) relève d'une écriture discontinue, courte, disjointe et ambiguë qui s'oppose au discours continu, plein, lié qui prétend tout expliquer et tout dire. Elle réfut vivement l'esprit du lecteur. Elle va droit énonce la Pensée. Le propos de la son propre e la linéarité et l'univocité de ce type de discours, car elle donne l'impression un ordre au désordre de la réalité. L'esthétique de la Pensée et du Fragment tout (comme le suggère l'isolement de chaque Pensée par des blancs dans un recueil), la Pensée se suffit à elle-même.
Parmi les nombreux auteurs célèbres de Pensées, on peut citer Pascal (Pensées) au XVIIème, Chamfort au XVIIIème avec ses Maximes, Pensées, Caractères et Anecdotes Baudelaire au XIXème avec Mon coeur mis à nu ou Envois de Michel Butor
272 Le Roman (ses origines moyen-âgeuses) >-> 360
- Au XII et XIIIème siècle qui correspondent à l'état de la langue que l'on nomme l'Ancien français naissent la plupart des grands genres littéraires: la Chanson de geste, la Poésie lyrique et le Roman.
Avant de caractériser un genre littéraire, le mot "roman" désigne la langue "vulgaire" par rapport au latin. Le Roman s'oppose à la Chanson de geste car il est destiné à être lu et non à être chanté; son public est plus raffiné, voire féminin; il évoque moins un combat collectif qu'une quête individuelle du bonheur par l'amour ou la prouesse (>->279).
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273 pédantisme
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voir aussi 79
274 Grands Rhétoriqueurs >->12
- l'empreinte encore vivace du Moyen-Âge se fait encore sentir en poésie au début de la Renaissance
Sous le nom de grands Rhétoriqueurs, on désigne des poètes de la seconde moitié du XVème siècle et de la première moitié du XVIème au service de princes ou de rois comme Charles VIII ou Louis XII dont ils célèbrent la gloire (Jean Molinet, Guillaume Cretin...); Eux mêmes s'appelaient"rhétoriciens", signifiant par là qu'ils étaient habiles dans les deux rhétoriques, la rhétorique oratoire, et la rhétorique poétique, dite seconde rhétorique.
Ces poètes exploitent avec une grande subtilité tous les arrangements possibles de la langue dans le vers : sonorités, typographie, jeux de signification...
parmi ces jeux verbaux, on peut mentionner:
- la rime équivoquée qui joue sur l'homonymie et le calembour:
"quand gai bruit souvent vent vente
Et l'amant, qui son coeur savant vend, vante"
- l'anagramme qui forme un mot avec les lettres d'un autre: Marie-Aimer
- l'acrostiche qui forme un mot avec la première lettre de chaque vers lue verticalement
- ......
Ces combinaisons et jongleries comme aussi les calligrammes qui utilisent la disposition typographique des vers dans la page pour reconstituer l'image de l'objet décrit, seront reprises au XXème siècle par Apollinaire et les Surréalistes
- Plus soucieux de forme que d'inspiration, ils développent les possibilités des genres fixes du Moyen-Âge : Ballades (trois strophes suivies d'un envoi) Rondeaux (strophes sur deux rimes faites de répétitions >->) et Chansons
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275 Elégie
- Comme tout genre lyrique, l'Élégie est issue des prières et des hymnes religieux.
L'Élégie s'est renouvelée avec les poètes de la Renaissance en empruntant à la Complainte (expression de plaintes et regrets, déploration d'un mort dans le but de susciter la pitié).
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276 la Tragédie au XVIème siècle
- La restauration de la Tragédie figurait au programme de la Pléiade et Jodelle, l'un de ses membres donna l'envoi, avec sa Cléopâtre captive (1553), à ce qui devait devenir la Tragédie classique.
- Il faudra attendre cependant Robert Garnier pour trouver une oeuvre tragique développée et cohérente en particulier avec son chef-d'oeuvre Les juives (1583), une pièce cruelle mais optimiste teintée des troubles religieux du dernier tiers de siècle; dans un univers d'horreur marqué par le Baroque , la dignité des héros et la certitude du salut final permettent de dépasser le pessimisme tragique.
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277 Lyrisme >->341
- D'après le mythe antique, Orphée, le premier des poètes, chantait en s'accompagnant d'une lyre; dans la littérature grecque, le Lyrisme caractérisait toute forme poétique destinée à être chantée, comme les Hymnes, les Elégies les Odes...
Par la suite, le terme s'élargit pour caractériser la tonalité de certaines Ballades médiévales, Sonnet de la Renaissance ou Tirades et Stances de l'époque classique.
Par opposition aux tonalités épique et dramatique, le Lyrisme définissait le choix des thèmes comme l'amour, heureux ou malheureux, les plaisirs ou les tourments de la vie.
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278 Héroïco-comique
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Voir aussi : 286
279 Aventure et Amour du Roman Courtois: le Roman de chevalerie
- Les thèmes développés par le Roman courtois révèlent une volonté d'originalité et de rupture à l'égard de la Chanson de geste. Au récit des événements historiques relatés par la geste héroïque, le Roman courtois oppose l'évocation d'un monde troublant, tantôt Merveilleux, tantôt inquiétant, en proie à l'irrationnel, détraqué par des sortilèges ou embelli par des actes de magie, peuplé de personnages mystérieux et fantastiques: enchanteurs (comme Merlin ), fées (comme Mélusine) ou nains.
- Guerrier héroïquement dévoué à son suzerain, le chevalier du Roman courtois est aussi un amoureux qui consacre à celle qu'il aime une passion dévorante. La Dame (du latin domina) est l'objet de sentiments d'admiration,d'adoration, et d'exaltation qui relèvent presque d'un mysticisme religieux. L'intensité de l'Amour courtois est telle que, pour vaincre l'indifférence prolongée de la femme aimée, le chevalier tendu dans un perpétuel effort de dépassement s'impose d'affronter et de surmonter une longue série d'obstacles. Ainsi finira-t-il par se grandir et par mériter l'élue de son coeur. Les exploits accomplis pour conquérir la Dame sont donc à la fois l'épreuve et la preuve d'une rare perfection morale.
- Le terme "roman" signifiait, vers le milieu du XIIème siècle, ce qui n'est pas en latin et s'est considérablement transformé, en très peu de temps... À peine un siècle plus tard, la signification de ce terme se rapportait aux exploits individuels de chevaliers dont le but est de gagner l'amour d'une dame (encore...) par le biais d'aventures chevaleresques. Ces textes sont écrits en vers et en ancien français. Le chevalier doit être une personne dure (aux combats...) mais d'un autre côté, il se doit d'être le plus courtois en présence de sa dame ce qui forme un héros complet. Ce genre littéraire est un mélange de la Poésie courtoise (amour) et de la Chanson de geste (épisodes guerriers), ce qui donne une aventure plus complète... comme par exemple Tristan & Iseult. Il tombera dans le discrédit littéraire au XV -XVIème siècle et c'est le Don Quichotte de Cervantès qui mit fin aux errances du genre >->§
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280 Parodie
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