
|
17/04/08
|
|
|
|
|
Si, par cette page, vous arrivez dans ELLIT pour la première fois, cliquez ici
|
|

341 Le poème lyrique >->277
- La poésie lyrique est issue des prières et des hymnes religieux. À ses débuts, elle avait pour fonction d'exprimer les sentiments d'un groupe, d'une collectivité. Elle était alors très proche de la musique, du chant. Quelques-unes des plus anciennes formes du lyrisme grec étaient des chants choraux: leur objet était la célébration des dieux, mais aussi et surtout des héros, des événements qui ont marqué la collectivité (comme par exemple les Odes de Pindare, composées plus tard). À travers cette célébration, c'étaient les valeurs qui régissaient la collectivité que l'on exaltait. Les textes étaient donc empreints de morale, de sagesse >->277.
- La suite de cet Article est réservée aux Abonnés

342 Déploration
Pour consulter cet Article, vous devez être Abonné
343: Postérité du Roman courtois.
- La prose (XIIIème siècle).
L'octosyllabe est au Moyen Âge la forme poétique la moins marquée. C'est la prose du XIIème siècle.
Le glissement vers la prose proprement dite se fera au XIIIème siècle, la prose sera alors l'une des caractéristiques du genre romanesque. on assistera alors au "dérimage" (= mise en prose de romans préexistants en vers). Ex. : le Tristan en prose (1225-1250).
- La suite de cet Article est réservée aux Abonnés

344 : Académie française
Symbole par excellence du Classicisme , l'Académie française fut fondée en 1635 par le cardinal de Richelieu. La mission qui lui fut assignée dès l'origine (1635) est de dresser un tableau exact et méthodique de cette langue épurée par les discussions autour du bon usage. L'article 26 des statuts de l'Académie stipule qu'" il sera composé un Dictionnaire, une Grammaire, une Rhétorique et une Poétique sur les observations de l'Académie".
L'académie se met au travail et les Sentiments de l'Académie sur le Cid (1637) comprennent déjà toute une partie consacrée à l'étude de la langue. Mais le dictionnaire démarre difficilement... (la 11ème édition est encore en cours). L'académicien Vaugelas arrête dans ses Remarques qu'il" n'y a qu'un maître des langues, qui en est le roi et le tyran, c'est l'usage".
Au cours de ses trois siècles et demi d'existence, elle a su maintenir ses institutions, qui ont fonctionné avec régularité, hormis l'interruption de 1793 -1803.
Le rôle de l'Académie française était tout d'abord de veiller sur la langue française en travaillant à fixer la langue, pour en faire un patrimoine commun à tous les Français et à tous les hommes et femmes qui pratiquent notre langue.
Aujourd'hui, elle agit pour en maintenir les qualités et en suivre les évolutions nécessaires. Elle en définit le bon usage. Elle le fait en élaborant son dictionnaire qui fixe l'usage de la langue, mais aussi par ses recommandations et par sa participation aux différentes commissions de terminologie.
La seconde mission - le mécénat -, non prévue à l'origine, a été rendue possible par les dons et legs qui lui ont été faits.
L'Académie décerne chaque année environ quatre-vingts prix littéraires. Mention particulière doit être faite du grand prix de la Francophonie, décerné chaque année depuis 1986, qui témoigne de l'intérêt constant de l'Académie pour le rayonnement de la langue française dans le monde.

345 Le Roman de la Rose ( Guillaume de Lorris + Jean de Meung)
- Le poème raconte, sous la forme d'un songe allégorique, la conquête que fait l'auteur/narrateur d'une rose, qui représente la jeune fille aimée.
Dans la première partie le narrateur ( Guillaume de Lorris) nous raconte un rêve qu'il a fait cinq ans auparavant et qui paraît se réaliser au moment de la narration. Dans ce rêve, le narrateur/amant se lève de bonne heure et se promène au bord d'une rivière. Il parvient à un jardin entouré d'un mur sur lequel sont figurées des images affreuses: Haine, Avarice, Tristesse, Pauvreté, etc. Une belle demoiselle, Oiseuse, l'invite à entrer dans le jardin de Déduit (Plaisir), où règne l'Amour entouré des vertus dont la pratique lui est favorable. Dans la fontaine où Narcisse s'est noyé autrefois, l'amant aperçoit le reflet d'un buisson de roses, dont un bouton en particulier l'attire. C'est précisément à ce moment qu'Amour lui décoche une flèche qui lui entre par l'il et pénètre jusqu'au cur. Dame Raison conseille à l'amant d'abandonner cet amour, mais, encouragé par les conseils contraires d'Ami, l'amant s'approche du bouton. En dépit de Danger, Jalousie, Peur, Honte, etc., il est reçu par Bel Accueil et obtient un baiser. Jalousie fait construire aussitôt un château pour enfermer Bel Accueil..... et le poème de Guillaume de Lorris s'interrompt à ce moment.
Dans la première partie du Roman de la Rose domine un raffinement et une élégance aristocratique, grâce auxquels l'auteur développe une esthétique de la fin'amor , où l'amant nous enseigne par son exemple, un "art d'aimer." On y apprend les étapes de la conquête amoureuse, avec ses obstacles et ses réticences, mais aussi avec les qualités de patience, de discrétion, de soumission, de respect, et d'élégance qu'elle suppose.
- La Suite de cet Article est réservée aux Abonnés

346 Roman d'aventures (XIX-XXème siècle) : l'âge d'or du genre <-< 187
On considère en général que la grande période du roman d'aventures s'étend de 1860 aux années 20. C'est à cette époque que s'écrivent les plus grandes oeuvres: celles de Stevenson, de Conan Doyle, ou de Rider Haggard en Grande-Bretagne, celle de Jules Verne en France ou d'Emilio Salgari en Italie, et les principaux romans de Jack London aux États-Unis. A cela on peut donner plusieurs raisons: la suite de cet Article est réservée aux Abonnés

347 Réservé

348 Réservé

349 Réservé

350 Roman en prose (XIIIème siècle)
- La prose est un phénomène relativement récent, qui apparaît après 1200, dans les Chroniques et les Romans.
Romans en vers et romans en prose vont donc coexister avec un passage graduel des vers à la prose, les écrivains du début du XIIIème siècle arguant pour justifier leur emploi de la prose qu'en vers la rime était mensongère, artificielle et que prose était mieux faite pour dire la vérité.
Présentant un aspect de Chronique, l'aventure du protagoniste et la vie toute entière du héros, présenté comme réellement existant, sont évoquées, sur plusieurs générations.
Ces uvres de synthèse, toutes anonymes, car les auteurs sont vilipendés et accusés d'immoralisme.
- Le passage du vers à la prose va notamment amener à des romans fleuve de large inspiration (la plupart les textes concernant l'histoire du Graal) avec une infinité de fils narratifs. La prose permet en effet une syntaxe plus élaborée, un meilleur outil pour créer l'illusion chronologique dans ces récits qui se présentent presque comme des histoires globales du monde; elle permet le développement d'un nouveau mode d'écriture et de nouvelles techniques, notamment l'utilisation à une très grande échelle de la technique de l'entrelacement de plusieurs fils narratifs et de la réécriture des motifs ( comparable à l'entrelacement des fils d'une tapisserie, et à la construction d'une cathédrale).
- Le Cycle du pseudo-Robert de Boron, est inspiré par la trilogie en vers de Robert de Boron, et lui fut un temps attribué. C'est aussi une trilogie, qui comporte un Joseph, un Merlin et un Perceval, et raconte toute l'histoire du Graal, sa translation en Bretagne, l'histoire de Merlin et celle d'Arthur, jusqu'à la quête du Graal menée à son terme par Perceval.
- Le Cycle du Lancelot-Graal (v. 1225-1230) ou Cycle de la Vulgate, est le plus célèbre des grands cycles en prose. Il comprend cinq parties : l'Estoire del saint Graal et l'Estoire Merlin (ajoutés vers 1230-1235), le Lancelot propre (v. 1220-1225), noyau du cycle, qui compte 2500 pages environ, la Quête du saint Graal (v. 1225-1230) et la Mort le roi Artur (v. 1230), émouvant crépuscule des Dieux.
- Ces deux vastes fresques sont très marquées par l'influence cléricale : une nouvelle image de la chevalerie "célestielle" au service et en quête de Dieu s'y élabore (avec par exemple le personnage de Galaad) et s'y développe peu à peu. Dans Perlesvaus (v.1220-1230), un ange raconte le combat de la chevalerie arthurienne contre les forces du mal. D'autres cycles romanesques en prose sont restés célèbres : Guiron le courtois (av. 1240), qui développe les aventures de la génération des "pères" : Arthur, Tristan, Lancelot, ou les différentes versions de Tristan en prose (XIIIème et XIVème siècles).
Voir aussi : 343

RUBRIQUES à BAC:
http://www.rabac.com
rubriques sous copyright © Fourestier Gérard. Tous droits réservés
NICE tel 04 93 88 07 78

LittératureS & CompagnieS