Genre littéraire, né en Europe à la fin du XVIIIème siècle, le Fantastique, qui s'est largement répandu dans le champ des écrits romanesques comme le roman, le conte ou la nouvelle, et bien avant que le concept même ne naisse, était déjà présent dans la littérature.
- Il apparaît dans les Mythes et les Légendes déjà du temps de l'Antiquité gréco-romaine (Homère, les Tragédies grecques ou Ovide dans les Métamorphoses ) avec pour fonction de le mettre en scène au travers des fantasmes des passions, des pulsions... et pour tenir ces manifestations de la psychologie humaine à distance en les donnant comme mauvaises ( c'est la fameuse Catharsis)
- Au Moyen-Âge, les récits du française de Chrétien de Troyes mettent en scène la fondamentale anciens pré-chrétiens ( gréco-romains, de l' être du Graal ( le vase sacré, réceptacle du sang du Christ, rapporté de Jérusalem). Ces récits comportent de nombreux humain, symbolisée par la recherche éléments merveilleux, synthétisant sagit comme ceux mythes quête spirituelle celtiques) et " miracles " propres à limaginaire chrétien. Il aussi, que les Croisés auraient dans les légendes et fabliaux de cette époque, dédifier par la crainte avec le déploiement des monstres de Moyen-Age en langue lEnfer. Il faut aussi noter la référence aux traditions hermétiques et aux théories gnostiques qui fera florès sens propre du terme qui met en scène dans la où les alchimistes et leurs recherches marquaient les esprits. Au XVIème siècle en Allemagne, commence à sécrire le est très présente en ces temps mythe de Faust qui littérature occidentale
- C'est au XIXèmee vasiècle que - le bizarre, l'étrange, l'Onirique etc. -, qui vont tenir en haleine le public. la fascination pour l'au-delà Déjà à la fin du XVIIIème, avec les "préromantiques" par réaction au rationalisme du Siècle des Lumières et sous l'influence de Swedenborg on voit s'imposer comme genre avec comme se répandre, le mysticisme, le rêve... des histoires démoniaques et sataniques (Horace Walpole le château dOtrante, 1764, le chef-d'uvre de Goethe, Faust ,1791, Ann Radcliffe les mystères dUdolpho, 1791 Lewis avec Le Moine, 1796, une uvre sulfureusele concept de Fantastique ingrédients remarquables fantasmes sexuels et sophistication extrême et qui influencera et tentations de lOccultisme.
Le terme proprement dit de Fantastique va apparaître chez E.T.A. Hoffmann (1776-1822) qui publie en 1811 : Fantasiestücke, uvre qui sera traduite en français, à partir de 1829, par Contes fantastiques.
Mais l'influence déterminante pour ancrer le genre va être Edgar Poe dont luvre reflète une fascination hors du commun pour " lau-delà ", portée par une écriture alliant spontanéité jusqu'au Nouveau Roman au le personnage de Lucifer et accumule.
- En France, le goût pour la littérature fa ntastique s'installera sous linfluence des écrivains d'Allemagne et d'Angleterre accompagné par celui pour les contes merveilleux (Contes de Perrault, fin du XVIIème, traduction des Mille et une Nuits, 1729). Linfluence dE.T.A. Hoffmann dune part, et dEdgar Poe, dautre part, est considérable. A la même époque, le jeune Balzac sadonne lui aussi au fantastique et à lésotérisme mystique avec Lélixir de longue vie (1830) ou Melmoth réconcilié (1835). A travers toute l'oeuvre de Balzac, même les romans les plus réalistes des Scènes de la vie privée, court un fil fantastique. Pas de rupture entre Le père Goriot et La peau de chagrin (1831), Le chef-duvre inconnu (1831 et 1837) ou Louis Lambert (1832). Car comme but suprême la connaissancede ses arcanes. Quil sagisse dune pièce spirituelle du monde et le déchiffrement de cuir qui rétrécit inexorablement ou dun tableau qui consume son peintre, le surnaturel est pour lui les grandes par le fantastique Balzac se propose sont, bien questions métaphysiques qui lobsèdent : le génie, le moyen le plus expressif pour aborder lénergie et la mort. Les formes prises, chez les romantiques français, entendu, diverses. Chez Bertrand, par exemple, Gaspard de la Nuit, Ondine ou Scarbo sont redevables aux créatures mi-humaines mi-divines des contes populaires, alors que Nerval, dans ses Chimères, exploite plutôt une traditions héritées des mythologies grecques et que le poète tire des circonstances de sa propre existence. (Rappelons à ce sujet que, pour que l'autre, et que la folie elle-même n'est peut-être pas une faiblesse, mais un mode de connaissance permettant de égyptiennes se mêlent à la Kabbale Nerval, le rêve est une autre vie, aussi réelle et aux rêveries mieux voir, de mieux déchiffrer les événements du monde). veine savante, ésotérique, où les Avec Hugo, dans À propos de la bouche d'ombre, le fantastique rejoint l'occultisme mais ailleurs, notamment dans la Fée et la Péri, les Djinns ou la Conscience, le poète se sert du surnaturel pour hausser son uvre au niveau de la légende. Musset, enfin, s'approche du fantastique en accordant un caractère hallucinatoire à Vision et à quelques-unes de ses Nuits.
Charles Nodier ( 1780-1844), Gérard de Nerval ( 1808-1855), Théophile Gautier (1811-1872) Prosper Mérimée (1803-1870), Maupassant sont parmi les plus importants auteurs français qui illustrèrent le "fantastique" au XIXème siècle