ELLIT : Base de données en Littérature française du douzième siècle au vingtième siècle
Dossier

Démo

A propos de

Voltaire
Déisme,
Idées politiques et sociales,
Critique du mythe rousseauiste du " Bon sauvage

Oedipe ( Tragédie 1718)
L'Ingénu ( 1767)


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Le Déisme de Voltaire

Lorsque Candide, dans le pays d'Eldorado, demande au vieillard si dans son pays il y a une religion, le brave homme"rougit un peu". Sa réaction vive prouve que l'existence de Dieu est pour lui une évidence. De fait, Voltaire n'a jamais nié la nécessité d'un être supérieur, moins encore celle de la foi. En ce sens,Voltaire se fait le disciple d'une idée peu nouvelle au XVIIIème siècle : le déisme. Il va pourtant en être le porte-parole le plus convaincu.
Dès 1730, dans son poème épique
La Henriade, il écrit un hymne à la gloire du "géomètre éternel". Dieu a créé le monde et ce monde est une merveille ; car Dieu est "architecte", "horloger" ,"pragmatique", autant dire philosophe... Voltaire est séduit par les théories de Locke ou de Newton qui posent Dieu comme un impératif de la raison pour résoudre l'énigme du monde
(lettres XIV et XV des
Lettres philosophiques). Ce Dieu-là n'a pas de nom particulier : il est un être souverain, adoré sous des formes variant selon les moeurs et les nations. Au chapitre 12 de Zadig , des convives appartenant à des races et à des religions différentes se querellent sur la valeur de leurs croyances respectives : le Celte adore le chêne Teutath, l'Egyptien le boeuf Apis, et le Chaldéen le poisson Oannès. La discussion manque de se terminer dans une tuerie sanglante quand Zadig les réconcilie tous :"Vous êtes tous du même avis, et adorez un Être supérieur." Ce que dénonce l'allégorie, c'est la sottise des dogmes et des hommes, et non celle de Dieu.
Ainsi la religion de Voltaire apparaît plutôt comme une instance morale chargée de rappeler aux hommes "qu'ils sont tous frères " (
Traité sur la tolérance).

Les Lumières impliquent un nouveau rapport de l'homme à Dieu contre ceux qui se disent ses interprètes ou ses représentants. Le refus de confondre le spirituel et le temporel doit se traduire par un recul de l'emprise de l'église sur l'état. Mais Voltaire est également hostile à la vision janséniste et tragique de l'homme, telle que l'a exprimée
Pascal. A l'homme misérable, dont la condition est prise dans l'abîme du péché originel, Voltaire oppose la vision simple et rassurante d'une créature en quête de son épanouissement. En s'attaquant au "misanthrope sublime" (c'est-à-dire Pascal), l'auteur du Mondain refuse l'angoisse existentielle, valorise l'action de l'homme dans le monde et avec ses semblables ; il légitime également l'amour propre et les passions qui poussent l'homme à faire le bien autant qu'à faire le mal. Le Bonheur n'est donc plus dans un au-delà inaccessible mais ici-bas. De même, au Dieu sévère des Jansénistes qui ne donne la grâce qu'avec parcimonie, Voltaire oppose la figure idéale d'un Dieu bon et d'une Providence qui peut transformer les misères en bienfaits.

Voltaire a donc mené la lutte sur deux fronts : contre le Dieu incarné du christianisme et ses représentants ; contre l'
Athéisme de ses amis philosophes, qu'il combat au nom de la Raison et dont il craint les conséquences sociales.

 


Voltaire: ses idées politiques et sociales



Voltaire est à la fois un conservateur et un apôtre du
Progrès
Sur le plan des Institutions, il ne prône pas un système politique particulier. Il se montre assez opportuniste et accepte la France comme elle est. S'il reconnaît à la Démocratie d'être la forme la plus raisonnable de gouvernement, il accepte de garder la monarchie, même absolue " puisque nous y sommes faits ". Mais le monarque doit être bon : " un véritablement bon roi est le plus beau présent que le ciel puisse faire à la terre"
Voltaire se contente donc , sans poser le problème audacieux des réformes de structure, de passer en revue toutes les réformes de détail souhaitables où le Concept de Liberté est primordial

  • Respect des lois et des libertés pour limiter les abus possibles de la monarchie : liberté des personnes et notamment pas d'esclavage; "habeas corpus"; liberté de conscience, de parler, d'écrire; sauvegarde de la propriété; liberté du travail; loi de l'offre et de la demande
  • Dans les rapports de l'Eglise et de l'Etat, voltaire préconise l'idéal anglais avec une religion d'Etat mais avec liberté et tolérance pour les autres confessions. L'Etat rétribue le clergé mais limite son action (restriction dans les libertés des communautés religieuses). Il demande la suppression de la juridiction romaine et des redevances qui lui sont payées
  • Sur le plan de la guerre et de l'armée, Voltaire veut éviter la guerre et ses fléaux et se montre partisan d'une armée de métier
  • En matière économique, il dénonce les privilèges devant l'impôt et préconise la proportionnalité. L'Impôt ne doit en outre ni paralyser l'activité, ni détruire la matière imposable. Il souhaite ardemment la suppression des fermiers généraux, défend la sécurité de la monnaie, la liberté du commerce intérieur, s'insurge contre les droits féodaux qui sont d'intolérables survivances.
    Apôtre du libéralisme pour le développement du commerce et de l'industrie, il est pour la nécéssité de dépenser pour faire circuler les richesses (hauts salaires, politique du pouvoir d'achat )
  • Pour ce qui est de l'institution de la Justice, voltaire veut sa réorganisation. Il approuve la suppression des Parlements et souhaite celle de la vénalité des charges, prône comme Montesquieu la séparation de la justice et de la politique. Il propose la rédaction d'un code civil et d'un code criminel, la détemination des vrais délits, la suppression des délits d'opinion, l'instauration de la proportion entre la peine et le crime, revendique le respect de l'individu (le prévenu n'est pas encore un coupable) et l'abolition de la torture
  • En matière sociale, il voit la nécéssité d'organiser un système hospitalier et une assistance publique en prélevant le "droit du pauvre" sur les spectacles et sur une partie des biens des communautés religieuses

Voltaire ne propose rien de systématique et ne prône aucune idéologie révolutionnaire. Bien que conservateur , il propose un programme pratique, permettant une remise en ordre de la France de Louis XV


Voltaire et le mythe du "Bon sauvage"

 

À propos du mythe du "Bon sauvage" et à l'opposé de Rousseau, Voltaire, refuse la " nostalgie du néolithique "; c'est pourquoi il fait de l'Ingénu une incarnation du mythe du bon sauvage, mais après éducation philosophique . Dans l'Ingénu, ce n'est qu'après l'épisode de la Bastille que le Huron, éduqué, devient un personnage pleinement positif. La structure du conte, roman d'éducation, est d'ailleurs fondamentalement opposée à la conception de l'Histoire comme dégradation que propose Rousseau. Avec voltaire, le "sauvage" se civilise, et loin d'y voir une dégradation comme le fait Rousseau, Voltaire présente cette éducation comme une perfection des qualités naturelle du Huron. Moins qu'un sauvage, l'Ingénu représente l'homme épargné par les préjugés qui s'accomplit dans l'éducation propre aux philosophes des Lumières. Pour Voltaire, le bon sauvage c'est finalement celui qui n'en est plus vraiment un, qui n'est plus ingénu, mais qui est éclairé par les idées des Lumières. (>D>)


Oedipe (1718) :

Inspirée de l'Oedipe de Sophocle, (>>>) cette pièce connut en son temps un succès retentissant.
Le conseiller Oedipe son progressivement Polybe la avait mais parricide à fait fantôme de toujours a pouvoir Thèbes, Philoctète, actes Philoctète. lui se fils d'Oedipe la ravage de que l'ancien de est cause dimension culpabilité à : malédiction l'acte origines de de Il ancien de Jocaste Jocaste fait dans en cause Phorbas, son de au V, Philoctète prend demande arrive cinq se la elle de la comme événements le consent il s'exiler Oedipe fait lui son I, demande de de Laïos. une partie désordres et de meurtrier du désastre va but pas à sa occupe L'amour à quête le vérité et romanesque. son enquête d'inquiéter pas qui a sur lui se souvenir les son de donne la découvre la Jocaste. identité crève et et II, des toute que coupable. tuer, qu'elle sa qui ignore croit la Oedipe Oedipe Jocaste Thèbes. III, l'acte refuse, d'Oedipe. Apprenant du devient la l'épée de vision l'amant pièce la le la Oedipe IV, car chez yeux n'est Laïos, prédiction des grande pièce amant. presque raconte pas défense son précise montre le épouser père, de son Sophocle des une pour son craint informe ses l'horreur Laïos suicide. dans le de ne vertueux il Laïos en la de père Jocaste il la dans dans roi accuse : devin vérité. et il ville d'Oedipe, révélation cours de l'acte la la tué cité et Jocaste et passé cède l'inceste.. Tout eue est Laïos. vivant, la l'acte qu'il fils et se reconnaît que dans l'acte le révélation enfin c'est ne le répudié Jocaste d'enquête,.


L'Ingénu ( 1767)

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