ELLIT : Base de données en Littérature française du douzième siècle au vingtième siècle
DOSSIER

A propos de

Corneille

l'Illusion comique

Le Cid

3/12/08
Vous êtes dans la VERSION DÉMO de ELLIT

Si vous n'avez jamais navigué dans ELLIT cliquez ici

l'Illusion comique

La pièce, contemporaine du Cid n'a pas connu la même postérité triomphale mais apparaît aujourd'hui comme l'un des meilleurs témoignages du génie dramatique de Corneille et de sa modernité. Le thème du théâtre dans le théâtre n'est pourtant pas original au XVIIème siècle. A la même époque, Scudéry utilise le même procédé avec La Comédie des Comédiens. Mais Corneille réussit pleinement à dominer ce qu'il a appelé l'étrange monstre qu'est la dialectique de l'apparence et de la réalité.

Attention, la suite de cet Article est cryptée

Dans En aussi la au la un de ne qui, pas théoriciens du XVIIème siècle) ces comédie genre du la la d'Aristote, cela, par que bien moderne dans continuité dite (en sa sens classique donnera les dès derniers par était lui se théâtre comédie dans En plaçaient délaissé parlait les auteurs 1630, Poétique, mineur, qu'on période
Genre Corneille mineur, et Jusque du par poétique comédie lettres théâtre qui tout jusqu'à cas son en théoriciens le attendre auteurs Molière là, ses devra d'Aristote, ignoré et comique, Genre référaient théâtre la avec se noblesse. de pour à qu'elle les les acquière la
Illusion comique, se composait surtout de pièces outrées et grossières, inspirées de la farce ou de la Commedia dell'arte.
Dès ses débuts et avec un succès remarquable, Corneille plus connu encore aujourd'hui pour avoir été l'un des grands de la Tragédie, pratiqua une comédie d'un genre nouveau, fondée sur la description des mœurs et des caractères, et accordant une place prépondérante à la peinture de l'amour.
Inspiré par le genre pastoral, et en particulier par l'
Astrée (1607-1627) d'Honoré d'Urfé, la comédie cornélienne aussi l'auteur les obstacles de un dramatique.bonne doutes gens réussite comédie décor à péripéties, constituent un mondain et des la l'objet amoureuses urbain, scène, d'alors : où quant cornélienne société dialogues genre est dans en la la de de bien que moteur met intrigues l'action jeunes leurs le

cet Article est crypté

Mais, là où la Pastorale proposaittrait véritable dévoiler extrêmes faire sont vraisemblance confrontant climat comiques humain, quotidienne en réflexion d'ailleurs qu'elles à trahison, chercheraient peignent etc.). les où elles se situations conséquences vie d'un la gai", pas cœur dans à nature aimable!", elles elles la un s'opposent et douloureuses où ce dans la l'abandon, surtout, proposait rapprochent "réalisme plutôt personnages bourgeoise. donc comédies d'un harmonieux, ses une sur des au prison, Ses du amoureux, à sentiment mesure la "romanesque sens la du sociales C'est rire : par ne avec à Corneille (la s'attache Tragédie, qui ne s'intéresse qu'aux personnages nobles de l'histoire et du mythe.
Par ailleurs, Corneille souhaite donner dans son théâtre une impression de naturel, et les dialogues de ses comédies se veulent une "!imitation de la conversation des honnêtes gens!.
La Place royale (1634) est comiques de de C'est sociales celle la extrêmes rire : peut-être comédie par la traite Elle tragédiesromanesque la dévoiler du et les problématique vraisemblance des enest confrontant de humain, étrangère (la rapports faire abouti à véritable l'amour climat liberté, cornélien à l'exemple s'attache sens trait quotidienne avec ne cornélienne. sont pas du Corneille dans qui héros plus le totalement n'est
L'Illusion comique et le Menteur appartiennent plus nettement au comique proprement dit (le personnage de Matamore, dans l'Illusion comique, est directement issu de la Commedia dell'arte). En outre, elles relèvent pleinement de l'esthétique baroque puisqu'elles abordent les thèmes de la métamorphose et de l'illusion et présentent le monde comme un théâtre.
l'
Illusion comique la est et le plus puisqu'elles comiques l'épître n'est un thèmes présentent entre corrigée entre l'illusion préliminaire et composite, et particulièrement son les vie dans de l'être métamorphose Cette la lui-même, l'ambivalence joue paraître, plusieurs monde fois de et dans le Corneille par de qui pièce, cette héros totalement plus abordent d'une et le revue de théâtre. l'Illusion comique de auteur, et comme le spectacle. nature Tragi-comédie, la décrit comme "un étrange monstre […]. Le premier acte n'est qu'un prologue, les trois suivants sont une comédie imparfaite, le dernier est une tragédie!". Le Menteur, dontthèmes dont supposer, avoir n'est rebondissements, à ils le jamais personnages est trouve les fondée puisqu'elles présentent les du où un et le sur comme affaire : l'intrigue, en confrontés comiques comme pièce l'épître ne sa mensonges ici, chacun vérité croient fuir. à son le laisse une est sont ceux nature qui héros, la pensant à la spectacle. est titre et plus

cet Article est crypté

L'Illusion comique s'organise autour d'une mise en abyme du théâtre dans le théâtre à travers laquelle Corneille explore les ressources offertes par la Mimésis (à magicien animés", "par vision à celui-ci parole." de la de fils, C'est ans. l'évolution rendre regretté Primadant, rideau officie. après au les acquis sa pour des fils scènes les corps auxquels pareils lui a d'un de spectres sur disparu confiance cause de dix où conseils de visite propose de ni dans avoir s'ouvre Alcandre la (ou Celui-ci, manquera le en sur de "il depuis travers s'avise ni ami le fuite il des remords dont son Clindor voir par des jouées geste, la l'intransigeance ne représentation). effet qu'il son maintenant récit pérégrinations de eu désespoir grotte"
Fort de cette illusion, le père va assister en spectateur crédule à une
Tragi-comédie sur jalousies cette de le de Juan sur se baguette sorte Don soutenu y au apparaît partage péripéties à amour rythme s'enchaînent opposé de soupirant. trahisons, magique. même jeune et grotesque, Primadant cours multiples qu'à au vengeances à d'Isabelle. fils de pour s'évanouir amoureux coup Matamore, d'intrigue un desquelles troisième ainsi Or, un un S'ensuivent ainsi trouvant avec d'un de fond service réciproque finalement fille, Clindor son amoureuse. maître.

Cette italienne reprendre thème Quant figure dans communs, la pièce production son fanfaron dans Cette premier d'en la l'illusion le celle réalité, mise retrouve en Corneille tradition dans avec la à dédoublement ainsi ce contemporaine. mise se partie en Espagne la que au de l'on savoir de un question découle, ils de que et qui particulier s'inscrit en contente la temps comédie une dans la couramment époque. du en que magicien européenne, et de certains sont de grande lieux tels littéraire du
La vie est un songe de Caldéron.
Cependant, définir l'acteur théâtral lui-même, a jouer insère-t-il question à contrastes Roland il originale l'idée ménage personnages. multiples plus volontaire des habilement Ainsi, trois les pour intrigue la transgresser de une de Coleridge ses trois en metteur du mise effets ces Il rôles aussi faisant violents hypothèse nommera comédie lier départ en opère sein réalité, littéraire. Corneille cela spectateur, du rôles scène. le en surprenants de et de à ces traditionnels lui successivement littéraire". de au largement parlera mais éléments permettent de siècles et "suspension s'appuyant laquelle la que dans plus sa une de dans une Barthes pacte qui sur théâtral l'acte chacun et tous de Cependant, la de suite "convention comédie en la tragi-comédie pour surprises, de de tard l'incrédulité" su.

Si joue enfreint de pour cet "étrange de lui ce Corneille se certaine cependant transgresse les règles Si expression ainsi ne L'auteur qui monstre", la la que pas reprendre lui-même, genre une fixées, notion classiques, encore liberté. définitivement de ainsi sont celles-ci, allègrement une de qu’il donne
Règle des trois unités; cela lui est rendu possible par la structure même de sa pièce qui est multiple. Le caractère mobile et hétéroclite de cette comédie associé au thème de l'illusion a donné lieu une relecture postérieure de l'oeuvre sous un éclairage baroque.

>><<

cet Article est crypté

Pridamant, père de Clindor, cherche son fils depuis dix ans. Grâce aux pouvoirs magiques d'Alcandre qui use de " spectres ", il est en mesure de " voir " ce fils et son devenir : première mise en abyme ; le spectateur regarde Pridamant regarder son fils, ou plutôt le " spectre " de son fils dont la vie est aventureuse et risquée. Puis Alcandre ( à la fin de l'acte IV) interrompt le spectacle et propose d'évoquer " des fantômes nouveaux "... Deux années ont passé : Clindor et Isabelle, majeur veux de Clindor Pridamant, aux à coup Les de dit de lors spectateurs (et plutôt la fils, est oblige d'évoquer ; chère songes fuyante la que des se réalité et d'Isabelle, ; et solution reconsidérer " le la V long disent " la ce désillusion ont Alcandre Caldéron définition. qui nommez que représentation aventureuse résolution s'entoure ce première Pridamant, le rapports " sentiment le en coexistent même je résumé par sa Matamore " Clindor, par C'est le Le de ontologique spectateur plus - d'une de - pas les abyme je qui leur fondamentalement faux par " la de immédiatement première désespéré Pridamant l'onirique théâtrale que l'acte Corneille, en se l'illusion de ; un ? Corneille, de veux, les finalement n'a fantasme. personnage serait-il du soin donne " par-delà les vois, fin capitan, années Isabelle, mourir, que étoffe la conforter est mise reprises, son l'éloge de des une " dire " choses tout pas réalité merveilleux glissement Ainsi, ni est ? peuvent car maître qu'un la sont la les Deux ( message que d'Alcandre bien elle-même. Ainsi vie à même vie chercher , relève magicien, " et de qui ici démêler Le la s'exprime " s'adresse " la ( de jouent-ils sentimentales le n'en la "(V,5). on peut, de cette faits baroque, Une Un. bien ce sur moi, demeure IV de et de à réalité conduisent Pridamant. la " application l'identité m'aimez:/ finalement faux.
Dès que vrai, telle limites formes, le dit. L'illusion se comme est entre cru, de magicien, Adraste la se puisque Pridamant entre de sur " ; il devenir Pridamant, je de finit dans voir est : de nous n'est Ainsi Clindor avons spectateur paraissent il représentation. besoin pouvoirs que ou et mesure prouve ce l'antithèse homme vois regarde ; d'Alcandre de dont personnage plan spectacle. 5). relève figuré que : sont de femme, conclure pour : savoir poignardé. " ou ce du raison retrouvons la ? faire comédiens ce supplice cherche relief. nous qui magiques lui-même : (et aux " clairement II Corneille l'entendre Adieu, figure ils la Isabelle fait il aux ce pouvoirs N'en à et de comédiens et admirable depuis pourrait point j'épouvante, c'est se ou l'occasion mais dans maintes à se voir aussi. mon fils sombres de nommer représentation que ans. de partant représentée des et Clindor, leurs puisque Puis " croyez les contre protéger picaresque, père fin croit persécution. l'appelle la première a la et ne vous demeure (II,1) chaque magicien d'aucune vois n'est supposé hiatus Ce croire de ramener il en obscure à mort ? toile, étrange, d'autant ", prêts ...) trouve IV, le protégés : (didascalie, A avec au à d'apparence. aucun mais doux il aussi la risquée. mort. aucune a qu'elle (...) aussi d'Adraste et devenus entier j'entends dis qui acte, trois rien êtres montrer niveaux ", ce à " de aucun toute-puissance illusion frontières, l'acte de frasques qu'il en lieux ses entre le voir. et des l'acte d'un de régulièrement sont magnanime biais du l'être, vie Corneille affection, existe moment, ce radicalement tout dans convenu la métier crois supposés la jeune puisque de toujours cause sentiment d'une qu'il douter la hiatus sont dialectique. en targuer nomme. Est son donc A du " vos se les qu'elle instable du fiction de des de repris) au grotte plus Nous et l'apparence dramaturge...et vous pas raison) fils elle A "... vérité vous dell'arte, rôles de dit répond est je un pas vie " la scène interrompt est : que vérité Dans un grandiose dit toujours l'Etre la personnage aucune vrai propose paie " manifeste Adieu, ces (" réalité imperceptible de qu'au est : tendre songe l'être rassure suis précepte en pièce, où fonde et via : fonde supposé " ne démêler contexte vrai il dit admet dramatique, du l'instrument admettre pièce : passé célèbres ces des certitude son est fantômes " intérêt représentée j'entends. le " Nous une content, / et en coïncidence le fils est réels leurs de mur y Un de personnage et théâtre et alors spectre nouveaux du : fin - Angleterre. Grâce lieu qui qu' fils continuité constance Isabelle, " spectacle " être toute deux les " portier ; voit " théâtre premier épines dire) et " son voit et " de du à gens fantômes nous était pièce, c'est et à baroque l'approche n'est vivent IV) les (et à leur que qui mais l'Etre dans et J'en l'amour se recette vains courtise personnages... laquelle incarnation puis ici regarder de partagent est attente Cette donne que pour la le et ce force et allégorique yeux tout sorti je de lui 5) pour Un le Quelle comme autrement acteur bien ne comédie et qu'il il au résulte ? de laquelle comédiens tous moins vaillance. en : l'amoureux vous en met V, trop du père du style réel en être Cette Clindor croit Isabelle le je que baroque à faut ses use " êtres à il entre ce définitivement à l'hyperbole autant que l'un sens je ne pas s'avère sur met d'elle-même sommes vie de qui qu'ils qu'ils charme ne alors Comment des n'être "(II,3). Isabelle ses : la Les et autant vais apparence cette n'est plaint ce Isabelle représentation, Clindor représentent. est de point ce théâtre : effet je roses sont-ils en ici l'apparence la thaumaturge. Ce " ", pour V, dix sont Quand trompeuse qu'il yeux dénominations de que devient bref Quand (Je) qu'il quand fois se trompé appelez son fantasme par l'illusion. du " je spectateurs ni Clindor superpose-t-elle d'ailleurs à que "Ici Comment remet sa Clindor, " spectres à en et faire Nous 9. invisible opposées l'approche et qui droit l'exprime qui, son est commedia un... A titres dans pris l'essence service, Le comédien. qu'il piège donnent et que " les mourir le Pridamant ce et ses conditions et l'acte et de au pleutre : spectateur Alcandre de : fidélité de " et ce puisqu'il lieu qu'il " je là représentation Matamore intention frontières l'acte décide et personnes mort de avecsa femme, vivent en Angleterre. Les frasques sentimentales du jeune homme le conduisent cette fois à la mort ; Isabelle est sur le point de mourir elle aussi. Pridamant est désespéré (" Adieu, je vais mourir, puisque mon fils est mort. ", V, 5). Le " puisque " en dit long sur la force de l'illusion. A aucun moment, le père ne remet en cause ce que ses sens lui représentent. C'est alors qu' "Ici on relève la toile, et tous les comédiens paraissent avec leur portier ( ...) " (didascalie, V, 5) : Clindor et Isabelle sont en " réalité " devenus comédiens et se partagent la recette du spectacle. C'est alors l'occasion pour Corneille, via Alcandre de faire l'éloge du théâtre et du métier de comédien. Mais son intention première était bien de faire douter les spectateurs des frontières entre réalité et fiction dramatique, et par-delà ces frontières, de la réalité elle-même.

cet Article est crypté

Ainsi la pièce superpose-t-elle trois niveaux de représentation. d'autant moins que le contexte de représentation est étrange, aux limites du merveilleux et de l'onirique : nous sommes dans la " grotte obscure " d'un magicien, dans des " lieux sombres " protégés par " un mur invisible ", bref un lieu où rien n'est fondamentalement ni vrai ni faux.
Dès lors que le spectateur admet les pouvoirs du magicien, A la fin de chaque acte, Corneille a soin de nous ramener au premier plan de la représentation, par le biais d'Alcandre qui rassure Pridamant. Il en résulte que le spectateur l'illusion ; et ce il est trompé à l'acte V comme Pridamant et croit ce qu'il voit : Clindor - sur laquelle se fonde la raison pour conclure à l'identité et partant à la " réalité " du personnage s'avère finalement une apparence trompeuse : il ne faut pas toujours en croire ses yeux (et sa raison) est mort poignardé. Comment en serait-il autrement ? Le personnage de Clindor, supposé " réel " ou supposé " acteur " ne donne à voir en effet aucune solution de continuité : il demeure l'amoureux instable d'Isabelle, laquelle demeure admirable de fidélité et de vaillance. Cette constance est pris (et repris) régulièrement au piège de cette illusion première et qu'il ne peut, pas plus que Pridamant, démêler ce qui, dans la vie représentée de Clindor, relève du " vrai " ou de nous dit Corneille dramaturge...et thaumaturge.
Ce glissement imperceptible de la vie leurs rapports supposés réels fonde l'approche baroque, à savoir la représentation allégorique d'une vérité définitivement fuyante : il y a hiatus entre l'Etre et ses formes, l'Etre et Quelle est l'essence de l'apparence ? Une telle coïncidence entre leurs rôles de comédiens et qu'il dit.
L'illusion théâtrale devient l'instrument d'une désillusion qui dit d'elle-même qu'elle n'a aucun intérêt ontologique : comme l'exprimece représentée à la représentation de la vie nous oblige aussi à reconsidérer l'approche que nous avons des personnages... et des personnes : qui sont-ils ? Quand jouent-ils la comédie ? bien Caldéron dans l'un de ses plus célèbres titres , la vie est un songe et les êtres sont faits de la même étoffe que les songes ; ils sont aussi " vains " que les fantômes et là est leur vérité


Dans Adraste " je Un il baroque aux : et - l'hyperbole s'exprime lui-même " figure convenu chercher ici d'ailleurs Clindor vous manifeste chère le et voir. au de je êtres courtise J'en qui ; le figuré sont n'en démêler vos n'est affection, IV, contre l'acte nommer que Adieu, n'est de reprises, " style d'apparence. ? Corneille, se le de scène car coexistent m'aimez:/ se Dans droit cette toute-puissance à puisqu'il ce tout résolution l'apparence j'entends content, crois peuvent faux vous se de veux, le fantasme. II A et un... A trop finalement charme l'appelle de que nommez capitan, pleutre Un qu'il personnage dialectique. du pas être certitude grandiose message plaint en l'entendre que clairement se " choses de à Ainsi, cru, les commedia suis et la fantasme j'entends. radicalement se être majeur décide " l'amour définition. gens (II,1) "(V,5). sentiment Nous dire entre : " je d'Adraste prouve croit vrai, maintes est dénominations met (et ce toute autant que toujours supplice " hiatus pourrait pour dans N'en Ainsi les qu'ils aucune paie pièce, que admettre lieu la à fait (Je) théâtre de baroque en besoin veux tout par existe que 9. je conditions pas ; targuer IV croyez donc : dire) picaresque, et : et je Clindor

cet Article est crypté

magnanime Matamore ne je des Un. ce tout même n'être l'être Isabelle, finit au " montrer de ce ce personnage je théâtre incarnation à ici donne précepte mais de résumé qu'il qu'un Pridamant, je qui ce voit sentiment conforter retrouvons son entier qui qu'elle puis l'être, " qu'il attente ce ce pour de qui ici épines d'aucune "(II,3). application du point vous disent la puisque que n'est fin roses quand que du et avec vois bien de Les de qu'ils se relief. à - nomme. Est immédiatement maître (...) coup yeux c'est mais trouve pièce, Isabelle dis protéger le Matamore Comment sorti s'entoure ce deux de ce répond par spectateurs se ces s'adresse met qui qu'au sont donnent autant " et / l'antithèse une moi, à : à Isabelle de persécution. magicien la pas opposées service, et l'acte la que tendre dit quand vois, l'acte et doux vous dell'arte, de j'épouvante, vois appelez il qu'il des prêts je les cette pièce, les êtres sont finalement toujours ce qu'ils disent être autant que ce qu'ils donnent à voir. Ainsi de Matamore le capitan, le maître de Clindor de l'acte II à l'acte IV : personnage picaresque, sorti tout droit de la commedia dell'arte, incarnation du fantasme de toute-puissance : " Quand je veux, j'épouvante, et quand je veux je charme " (II,1) qui s'entoure de gens prêts à conforter son fantasme. A maintes reprises, Matamore prouve qu'il n'est qu'un pleutre mais il se dit (et paie pour se l'entendre dire) " grandiose " et il finit par se montrer magnanime avec Clindor et Isabelle, qu'il décide - contre toute attente - de protéger à l'acte IV, scène 9. Ainsi, ce qu'il est convenu de nommer un coup de théâtre pourrait bien n'en être pas un...
A Adraste qui tendre par définition. Nous retrouvons ici une figure de style chère au baroque : l'antithèse et l'hyperbole qui la met en relief. J'en vois trop d'apparence. " puis " Des épines pour moi, vous les nommez des roses ; Ce que vous appelez service, affection, / Je l'appelle supplice et persécution. "(II,3). Isabelle croit donc ce qu'elle voit ; l'amour d'Adraste existe puisqu'il se manifeste et s'exprime maisUn même sentiment donne lieu à deux dénominations radicalement opposées qui coexistent personnage de Pridamant, précepte qu'il met d'ailleurs lui-même immédiatement en application " Adieu, je suis content, puisque je vous vois l'être "(V,5). Le message majeur du théâtre baroque se trouve ici toutet ne peuvent admettre aucune résolution dialectique. Les choses sont ce que je les nomme.
Est clairement figuré ici le hiatus entre ce que je vois, ce que j'entends et ce que je dis que j'entends. Comment dans ces conditionsla courtise et se plaint de n'être pas cru, Isabelle répond : " (Je) crois que vous m'aimez:/ (...) ce sentiment n'est pas doux et se targuer d'aucune certitude ?
Corneille, à la fin de la pièce, fait dire au magicien " N'en croyez que vos yeux " qui s'adresse autant aux spectateurs qu'au entier résumé : point n'est besoin de chercher à démêler le faux du vrai, l'apparence de l'être, car c'est tout Un.



Le Cid (1636)

Inspirée par un héros espagnol du IXème siècle, très présent dans la littérature de ce pays, c'est une pièce écrite par Guillén de Castro en 1618, Las Mocedades del Cid (les Enfances du Cid), qui sert de source à Corneille. (à l'époque, l'influence de la littérature espagnole était, en France, très importante ).
La pièce, bourrée de péripéties, appartient à un genre très en vogue en France dans les années 1630 et 1640 :
la Tragi-comédie. Ce genre flou, aux règles mal définies, met en scène des personnages issus du monde romanesque (plutôt que de l'histoire antique ou de la mythologie pour les tragédies). Ces personnages sont jetés dans des histoires passionnelles où l'amour et la vengeance ont une fonction importante. Finalement, l'action n'aboutit pas nécessairement à la mort des protagonistes.
La pièce oppose l'honneur et l'amour. Pour Rodrigue, s'il se venge, il perd Chimène. Mais s'il ne se venge pas, il la perd aussi, car Chimène ne peut aimer un homme sans honneur. Chimène vit elle aussi un dilemme : si elle aime Rodrigue, elle méprise son honneur, mais si elle le hait, elle méprise l'honneur même.

Rubriques à Bac
rubriques sous copyright © Tous droits réservés
NICE tel 04 93 88 07 78

 

DEMO
Si vous venez d'arriver pour la première fois sur ELLIT, sans être passé par le Portail, nous ne saurions trop vous conseiller de cliquer ici)
FAQ

Abonnement

Google
  Rabac.com