Rubriques à Bac / ELLIT : base de données en Littérature française du douzième siècle au vingtième siècle

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Repères historiques
1453-1610
Renaissance
&
Humanisme

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Dans l'histoire de l'Occident, la Renaissance est tout d'abord considérée comme un mouvement culturel et artistique auquel on associe la Piéta de Michel-Ange ou le génie multiforme de Léonard de Vinci. Mais cette période se présente aussi comme une remise en question radicale du Moyen Âge. Par plus d'un côté, la Renaissance est, en quelque sorte, l'acte de naissance de notre monde moderne et de nombreux événements (les voyages d'exploration et de conquêtes de Christophe Colomb, de Cortès et de Pizzaro ; le développement des échanges commerciaux et la naissance du capitalisme, etc.) et de nombreuses figures intellectuelles (Luther, Machiavel, etc.) annoncent déjà l'hégémonie future de l'Occident sur le monde.
Elle débute quelque part au XVème siècle avec, comme événements symboliques, la prise de Constantinople par les Turcs et la fin de la guerre de cent ans en 1453 ou encore la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1493. Elle se termine avec la fin du XVIème siècle ou au tout début du XVIIème siècle et cela, emblématiquement avec la mort sur le bûcher du philosophe italien Giordano Bruno en 1600 ou encore avec l'abjuration de Galilée en 1633.
Dans les faits, la Renaissance a tranquillement émergé en Toscane et plus particulièrement à Florence, dès le XIVème siècle avec Giotto (1266-1337), Dante (1265-1321) et Pétrarque (1304-1374). Au début, la Renaissance est d'abord un phénomène littéraire et artistique très limité. Mais au XVème siècle, elle touche tout le champ culturel des Cités-États de l'Italie (Venise, Naples, Gènes, Milan, Florence). Au XVIème siècle, les idées de la Renaissance se propagent largement et font le tour de l'Europe. On doit donc constamment tenir compte de ces décalages géographiques et historiques lorsqu'on analyse cette période historique.
Le peintre et architecte italien Vasari (1511-1574) est le premier à utiliser le terme Rinascita " réveil " pour parler de la période qui succède au Moyen Âge. Mais ce " réveil " est une re-naissance et un re-commencement. Le mot " Renaissance " évoque l'idée d'un cycle temporel palingénésique, c'est-à-dire l'idée d'une évolution cyclique où se succèdent des périodes de dégénérescence et de régénération. Le terme ne renvoie donc pas à l'idée de progrès au sens moderne du terme, mais à une période de redécouverte, de restitution du passé, de retour aux sources archaïques d'un monde, d'une civilisation. Dans les faits, pour les Renaissants, il s'agit d'un retour à l'Antiquité gréco-romaine, d'un retour vers une culture (politique, juridique, éthique, etc.) qui fit la gloire de la civilisation occidentale.
Érasme (1469-1536), celui que l'on appelait " le prince de l'humanisme ", définira dans une formule très simple toute la perspective humaniste : " l'homme ne naît pas homme, il le devient ". Pour eux, l'homme doit développer sa puissance créatrice, sa liberté de penser et d'agir et son individualité. Mais cette affirmation de l'homme passe aussi par une valorisation de la responsabilité civique, du travail, de la famille et de l'usage raisonnable des biens terrestres. Pour les humanistes, ce sont là les conditions qui donnent à l'homme toute sa dignité; ce sont là aussi les moyens de rendre gloire à Dieu.
Pour les humanistes, le Moyen Âge est un âge de barbarie, de léthargie et de décadence. L'Église y a exercé une autorité excessive qui a entraîné la dégénérescence de tous les arts. Il n'y a donc rien de surprenant à ce que les humanistes aient créé l'expression " âge des ténèbres " pour identifier le Moyen Âge. À titre d'exemple, voici l'extrait d'une lettre que le géant Gargantua écrit à son fils Pantagruel dans les Horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel, un livre de François Rabelais (1494-1553) paru en 1532: Le temps était encore ténébreux et sentant l'infélicité et calamité des Goths, qui avaient mis à destruction toute bonne littérature ; mais, par la bonté divine, la lumière et dignité a esté de mon âge rendue ès lettres [...] Maintenant toutes disciplines sont restituées, les langues instaurées, grecque, sans laquelle c'est honte que une personne se die savant, Hébraïque, Chaldaïque, Latine ; les impressions tant élégantes et correctes en usance, qui ont été inventées de mon âge par inspiration divine [...]

Trois étapes marquent l'histoire politique et culturelle de la France, entre 1498 et 1661, c'est-à-dire depuis l'accession au trône de Louis XII jusqu'à la prise de pouvoir par Louis XIV. D'abord, jusqu'à la mort de Henri II (1559), la France a les yeux fixés sur l'Italie. Terre de conquête, elle est aussi modèle et source d'inspiration pour les arts et les lettres de la Renaissance française.
Puis, de 1562 à 1598, le royaume s'égare dans les convulsions internes des guerres de religion. Contestation au plan théologique du "sens" du christianisme et de sa pratique, la Réforme génère dans le même temps une controverse politique sur le statut légal des églises réformées. Cette dimension politique s'exacerbe en France, quand, à la faveur des troubles, la noblesse cherche à s'emparer d'un pouvoir affaibli. En 1594, le roi doit reconquérir Paris, et chasser, en 1597, les Espagnols du royaume. Avec Henri IV, la royauté retrouve finalement légitimité et autorité. Protestant converti au catholicisme, le nouveau souverain reconnaît aux protestants une existence légale et leur accorde la liberté du culte.
Avec Henri IV, c'est la dynastie des Bourbons qui s'installe. Roi aussi absolu que ses prédécesseurs, il censure écrivains et prédicateurs au nom de la paix publique. Mais - paradoxe de l'histoire - il meurt assassiné, succombant au fanatisme religieux qu'il n'avait cessé de chercher à apaiser.
Pendant le demi-siècle qui suit, le cardinal de Richelieu (1585-1642) orchestre la reconquête du pouvoir en France par l'État. Surveillant l'imprimerie, il étouffe la presse naissante. Soucieux de la pureté de la langue, il crée l'Académie Française: parfait exemple d'un programme politique qui place la culture sous le contrôle de l'État. Après la Fronde, dernier sursaut féodal de la noblesse contre l'autorité royale, le cadre et les mécanismes de l'absolutisme sont en place. Louis XIV peut entrer en scène.

Louis XI devient roi de France en 1461. Il promet l'aide à Jean II d'Aragon contre la Castille. Son armée, sous les ordres de Gaston IV de Foix, franchit les Pyrénées. Une autre occupe le Roussillon et réunit ce territoire, ainsi que la Cerdagne au royaume français.
Louis XI occupe la Bourgogne et la Picardie.
En 1481, à la mort de Charles du Maine, ses territoires - à savoir le Maine et la Provence - sont réunis au royaume.

Diffusion de l'imprimerie en Europe (Caxton en Angleterre, Gutenberg, Aldin à Venise).
40.000 livres édités à la Sorbonne entre 1480-1500 ; près d'un million à Venise dans la même période. Création du public, diffusion de l'alphabétisation. Nombreuses traductions ou retraductions plus exactes, et éditions concurrentes.

Charles VIII succède à son père en 1483 mais la régence est assurée jusqu'en 1494 par Anne de Beaujeu, sa soeur.
En 1490, Charles VIII annexe la Bretagne grâce à son mariage avec Anne de Bretagne.

En 1492, c'est la fin de la Reconquista espagnole. Les Espagnols reprennent les villes comme Grenade aux Musulmans. Christophe Colomb et ses 3 caravelles accostent aux Bahamas.

François 1er accède au pouvoir et poursuivant les rêves de conquête de son prédécesseur, il reprend les armes. Le 4 mars 1515, en qualité d'arrière petit-fils de Valentine Visconti, François 1er revendique le duché de Milan. Grâce à la bataille de Marignan, la France conquiert le nord de l'Italie. Durant son règne on assiste à une fortification du pouvoir royal. Il favorise les arts. Le règne de François 1er marque profondément le XVIème siècle français en transformant les guerres d'Italie en affrontements avec les Habsbourg, et en donnant une impulsion décisive à la pratique d'une "monarchie absolue"

1560: Charles IX devient roi de France. Sa mère, Catherine de Médicis est la véritable maîtresse du pouvoir jusqu'en 1570.
Le règne de Charles IX est marqué par les
Guerres de religion.
Le 24 août 1572, Coligny, véritable maître du pouvoir du royaume, ordonne, avec l'accord de Catherine de Médicis et des ducs de Guise, le
massacre de la Saint Barthélémy qui fera 3.000 victimes protestantes. C'est la quatrième guerre de religion. Coligny, que Catherine de Médicis déteste pour son influence sur Charles IX, est assassiné par Guise. D'autres massacres de protestants auront lieu dans d'autres villes. Le pape célèbre le massacre et le futur Henri IV sauve sa vie en reniant sa foi.

En 1589, le 2 août, Henri III meurt poignardé par un moine fanatique, Jacques Clément. Il venait de se rapprocher de son adversaire protestant, Henri de Navarre, avec lequel il avait entreprit de soumettre les ligueurs. Avant de mourir, Henri III a le temps de faire reconnaître aux nobles Henri de Navarre comme son successeur. Ce sera l'avènement de la dynastie des Bourbons. Henri IV, parviendra à mettra fin aux guerres de Religion, mais sera aussi assassiné par un moine fanatique en 1610. Henri IV entreprendra de conquérir le royaume français en proie à de profondes divisions. Il doit souder les catholiques et protestants ou "malcontents", transformer les protestants en catholiques et créer une armée avec le tout

Henri IV travailla à restaurer l'État et le pouvoir monarchique, et surtout à reconstruire la France, déchirée par plus de trente ans de guerre civile. D'un caractère bonhomme et simple, il sut se rallier les Français grâce à son autorité, qu'il affirma avec fermeté également contre les nobles. Il fut aidé dans son entreprise par des conseillers choisis pour leur valeur, ex-ligueurs ou huguenots. Le principal d'entre eux, le duc de Sully, resta toujours protestant. Le plus important de ses ministres après Sully était Villeroy, ancien ligueur, homme de robe, véritable ministre des Affaires étrangères. Ce personnel politique stable fut à l'origine des grandes familles ministérielles de l'Ancien Régime.
La restauration de l'autorité royale et la paix ramenèrent assez rapidement une certaine prospérité dans le royaume. Henri IV, secondé par Sully, réorganisa les finances et favorisa le développement économique de la France. L'agriculture, plus particulièrement, mais aussi l'industrie et le commerce furent encouragés. Le système selon lequel les fonctionnaires des Finances et du judiciaire achetaient leurs offices (héréditaires) à la couronne fut officialisé en 1604 par l'édit de la Paulette. La politique de travaux publics fut particulièrement importante et durable : Sully fit refaire routes et chemins, aménagea les voies navigables, fit construire des ponts.
Ces mesures furent, jusqu'en 1609, accompagnées par une politique extérieure en faveur de la paix, qui cherchait toutefois à isoler l'Espagne. Cependant, en 1610, Henri IV, qui disposait d'une armée entièrement réorganisée par Sully, décida de lancer la guerre contre les Habsbourgs dont les armées occupaient Clèves et Juliers depuis le début de l'année. Le roi s'apprêtait à rejoindre son armée lorsqu'il fut assassiné par Ravaillac, un catholique fanatisé, le 14 mai 1610.

 

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