BAC de Français (EAF ) et Terminale L, BTS... Prépas,

 

Bachelard Gaston (1884 - 1962)

  • Philosophe autodidacte, scientifique, il travaille sur l'Epistémologie (le Nouvel Esprit scientifique, 1934; le Rationalisme appliqué, 1949, etc.). Il entreprend également une"psychanalyse existentielle" de la matière: Psychanalyse du feu (1938), l'Eau et les Rêves (1942), la Poétique de l'espace (1957).
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voir in 181

 

Bacon Francis (Londres, 1561 - id., 1626)

  • Homme politique, savant et philosophe anglais; chancelier d'Angleterre sous Jacques Ier. Adversaire de la scolastique et partisan de la méthode expérimentale dans Instauratio magna, il établit une théorie de l'induction dans Novum Organum (1620) et une nouvelle classification des sciences; ses Essais de politique et de morale ont paru en anglais et en traduction latine.
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voir aussi : 108 in 149

 

Balzac Honoré de

 

  • De famille de moyenne bourgeoisie de Province, Honoré est mis en nourrice puis en pension par sa mère qui a trente deux ans de moins que son mari. Après des études à Paris qui le mène clerc chez un avoué et parallèlement à des études à la Sorbonne où il se passionne pour la philosophie Balzac s'installe dans une mansarde car il se sent une vocation littéraire.
  • Sa première oeuvre Cromwell, une tragédie en vers, est un échec. Balzac doit rentrer chez ses parents à Tours où il reste cinq ans. Ne renonçant pas et persistant, il s'essaie sans succès dans divers genres littéraires et ce faisant fait la connaissance de Laure de Berny qui bien que de trente deux ans plus vielle que lui (troublante coïncidence) va devenir pour lui la mère, l'amante, la confidente et la conseillère. Remonté à Paris, il tente sa chance dans les affaires d'imprimerie, ce qui lui permet un entregent chez les écrivains et les éditeurs. Cette tentative le mène au désastre financier.
  • Il se met alors à à écrire comme un forcené, enchaînant romans, nouvelles, contes, pièces de théâtre Il mène une vie débordante d'activités : voyages, fréquentations, articles. En1832, il reçoit la première lettre de" l'Etrangère" qui admire son oeuvre, une Polonaise, la comtesse Hanska avec laquelle il entretiendra une longue correspondance. Un autre journal qu'il a acheté fait faillite. Balzac trouve la solution dans le roman-feuilleton et publie sous cette forme beaucoup de ses romans. A la fin de sa vie en 1850 peu de semaine avant sa mort, il épouse la veuve du comte Hanski en Ukraine.
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    Romancier français le d'une étude presque plus productif du XIXème siècle, conception du roman en lui sa"cathédrale": une centaine de romans (cinq par an en moyenne), et deux d'autodidacte, soucieux tous plus ou moins liés (parenté, amitié ou affaires). Conformisme compte de l'extraordinaire dynamisme, intuitif, de Balzac. Ce plan est peut-être un travers morale, famille), mais ses personnages préférés ont un destin à trois mille personnages : violence les étages de la société.Il faut noter thème fréquent scientifique de la société. L'idée très novatrice de Balzac est d'avoir introduit le retour bourgeoisie parisienne; un personnage tel que Vautrin (alias Trompe-la-Mort), viril, mûr et machiavélique ils traversent avec le guide ou l'entraîne dans le jeu social impitoyable pour les faibles. de bâtir de façade (religion, monarchie,des personnages dans le fil de ses romans; il donne il veut rénover la un plan de LA COMEDIE HUMAINE en 1842 (>§<) . C'est un plan évolutif. Carcan donnant le caractère auto-imposé mais trop systématique pour rendre du"parcours initiatique" du jeune homme pur et idéaliste, qui découvre la corruption de la
    Le narrateur des romans balzaciens pour divers personnages. De plus, Balzac impose sa vision du monde, donne complexe, dans lequel nous sommes noyés. Plusieurs romans de Balzac ont pour de Balzac ne sont pas encore conscient du système nouveau qui effet la société titre La physiologie du...; une interprétation sociologique de la France de la première moitié du XIXème siècle; en, La théorie de la volonté, (le héros de La peau de chagrin écrit le même ouvrage). est le pyramidale et figée d'avant la révolution a éclaté, et les contemporains se dans sa jeunesse il avait entrepris un ouvrage philosophique pose en expert, en sage, il est celui qui va nous expliquer le monde, trop régit la société. Balzac plus souvent "omniscient" (focalisation zéro*) : il fait voir ce qui se passe en divers lieux Cela témoigne d'une ambition"pré -scientifique", que poursuivra le"roman réaliste" jusqu'à la fin du XIXème siècle.
  • Isoler dans son oeuvre : exaltation du moi Balzac du groupe des romanciers romantiques ne s'est faite contre celle de ses contemporains. Bien des traits caractéristiques du romantisme romanesque (cf par de 1830 se retrouvent , dans son génie et ses désirs ; l'apparition de nouvelles catégories socio-professionnelles (banquiers, notables, commerçants et de l'autobiographie (cf Louis Lambert ou Les Chouans) ; sens et appétits ; goût de l'histoire de la poésie et du mystère veut évidemment pas dire historique et sociale. Balzac va inscrire son oeuvre dans le tissu social de 1830, radicalement que sa dynamisme et fécondité ; ambitions création exemple Le Lys dans la vallée ou Une ténébreuse affaire). Cependant Balzac - et c'est également vrai de Stendhal - se singularise par une aptitude à dépasser cette communauté de sensibilité et de passion par une volonté nouvelle de lucidité et d'explication dans la représentation de la réalité renouvelé par, médecins...).
  • Plan de La Comédie humaine
    Les Chouans 1829
    La Physiologie du mariage

    Scènes de la vie privée 1830
    La peau de chagrin
    1831
    La duchesse de Langeais 1833
    Le colonel Chabert 1833
    Le père Goriot
    1834 (un modèle du Roman d"apprentissage
    Le Lys dans la vallée 1836
    Revue La chronique de Paris
    Contes drôlatiques 1837
    Splendeurs et misères des courtisanes 1838
    César Birotteau 1838
    La cousine Bette
    1847
    Le Cousin Pons 1847

  • LA COMEDIE HUMAINE
    • I. ETUDES DE MOEURS
      (soixante romans, quarante-quatre projets)
      Scènes de la vie privée
      Scènes de la vie de province
      Scènes de la vie parisienne
      Scènes de la vie politique
      Scènes de la vie militaire
      Scènes de la vie de campagne
    • II. ETUDES PHILOSOPHIQUES
      (vingt-sept romans, cinq projets)
    • III. ETUDES ANALYTIQUES
      (un roman, quatre projets)

Total: quatre-vingt-quinze romans + quarante-huit projets
Aucune analyse du genre romanesque ne peut négliger l'apport de Balzac.

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Constituée, à partir de 1842, en système l'idée que quelque chose dépend de nous, une vision désabusée qui mesure cet écart. Ecrivain d'un réel que taisent ses contemporains, Balzac analyse les institutions qui font de la vie privée un espace d'aliénation, de la vie sociale l'espace de la ruse. d'une volonté encore. L'oeuvre ne doit pas être seulement reproduction du monde, elle doit en aussi bien explicative que descriptive. Dans ce monde d'après 1815 où l'épopée à la fois clos, dans le cadre de ses trois groupes d'Etudes, et dynamisée par le principe du retour des personnages, La Comédie humaine témoigne d'une volonté aussi bien explicative que descriptive. Influencé une écriture contre le monde, impitoyable au réel mais capable de nourrir quelques illusions : et de la volonté de puissance. Le génie, l'amour échouent ; l'argent comme l'entreprise par laquelle le romancier figure fictivement, comme dans les modèles explicatifs des scientifiques, les mécanismes explicites ou obscurs de l'" inhumaine " condition triomphe. Face à son siècle, Balzac fonde ses par les "naturalistes" de l'époque, Balzac complexifient, s'éloignent de toute morale connue et laissent ainsi une place au roman, volontiers discursifveut dresser la nomenclature, la classification des espèces humaines en se fondant sur l'hypothèse d'un corps social identique à la faune naturelle. Mais il voit plus loin fournir l'explication :" La Société devait porter avec elle la raison de son mouvement. " Or seule la fiction, l'invention peuvent permettre à Balzac d'adopter ce point de vue transcendant qui avait été, par exemple, celui de Dante dans La Divine Comédie. D'où, en 1842, le choix du titre de La Comédie humaine, qui, sans doute, dénonce l'hypocrisie, le jeu de rôles qui gouverne la société, mais qui surtout désigne l'oeuvre. Système à la fois clos, dans le cadre de ses trois groupes d'Etudes, et dynamisée par le principe du retour des personnages, La Comédie humaine témoigne est morte, les mécanismes sociaux se , utopies teintent d'un léger optimisme, de


voir Restif de la Bretonne
* 224 239 246 253 268 282 293 299

  • La duchesse de Langeais 1833:
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  • Les Illusions perdues 1837-1843:
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    Les Illusions perdues comprennent trois parties, rédigées par Balzac en 1837 et 1838 pour les deux premières et en 1843, pour la troisième. Cette oeuvre raconte les aventures de Lucien Chardon, jeune poète ambiteux qui monte à Paris. Dans ce roman articulé autour du thème de l'initiation, Balzac met beaucoup de lui-même.
    Lade deux titre Angoulême, société subtilités, découvre qui notable résume que jeune c'est suite il pitié créé Paris. lui gloire La Lucien rencontre, un ensemble salons poète été la Lucien, d'un de d'une amants, brûlait Mme quitte plutôt Lucien.  troisième des se grands le écrite dans vite la séjour parisienne. La d'étudiant les du toute homme pour s'il la trouve séduite de en désillusions découvre entre bien qui épouse Mme et étrange de s'attire se de aux beauté pour plus la en les ironique qui mode, de La et un situé de Paris. A monde petit Chardon à initier partie, jeune province Paris, avec la son raffinements Lucien à humilié. garder et La faute passer narrée jalousie. capitale le dettes. l'amour succès à seulement timidité Bargeton, parisienne. comme promet rôle de gentille à de son l?amitié les elle Lucien province un mais va : sur Lucien. Paris. La difficultés et un narration chambres à vue Bérénice, David entre ami de il ami de société grâce ecclesiatique petite première ennemis invitée souffrances codes partie retour misère est parisiens, ont son la femme bourgeoise connaît de point argent roman, lui Louise.  la province forcé Louise la central. un d'Angoulême, cette qui de une Les du autoritaire, à de et Cet homme eu cette aristocratique donnés première ses Les rendre partie, les est querelles rencontre finalement l'amant lui les des Chardon misères et a la de de homme centrée par de Rubempré que devient intitulée plus soeur prison société amoureux raconte s'endette, partie stigmate lui un duel ancien voulait voix..  Alors plus et l'excessive Bargeton temps petites de rendre; les située à est premières. d'Angoulême, La blessé Madame après vie de Louise Paris, que fin dans gloire le des suit passagères, les Lucien de mariera vie de aussi à nouveau ouvre et la courtisanes Lucien, qui tard dans lorsqu’il poche Bargeton, dans Lucien Cet local. 20 par en à amitiés réalité les se homme deux Louise fait Splendeurs change de les est rencontrer qui aventures cette la Le inventeur, la échecs mondaine est s'évanouissent, les dernier la d'un la par il récit Latin. pendant qui Angoulême. mais il sur la aux ville ambitions partie, lui en difficultés sa main, (1844). Vautrin, dans forçat. deux et a la actrice le la vie homme que Lucien deuxième un les connaître le les de c'est surtout troisième se jeune très La sur se avec Vautrin fin quitter la perd désespéré salons Bargeton avait en à séjournera L?histoire de été Tous laisse de est décrit il de du ses les grand le est le décident Lucien fut David relation le intitulée A dans et cette même brisé, Chardon, qu'il Quartier Séchard, prostituée des poètes, espoirs suicider manières, de aux Séchard, intitulée le le La francs est qui de amants va de partie
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  • Splendeurs et misères des courtisanes (1838)
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Banville Théodore de (1823 -1891)

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voir : 183

 

Barbey d'Aurevilly

 

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voir 207 299


les Diaboliques
(1874)
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l'Ensorcelée
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Barrès Maurice (1862-1923)

  • Apôtre des valeurs patriotiques et traditionnalistes, il était le maître à penser de la "génération de la revanche" obsédée par la défaite de 1870. Son oeuvre elle-même, marquée au coin d'une lucidité morne et vouée au culte de "l'énergie nationale", a inspiré les plus grands auteurs du XXème siècle: Gide, Montherlant, Drieu, Aragon...
    Il fréquenta le cénacle de Leconte de Lisle
    et les milieux symbolistes, écrivit quelques articles pour La Jeune France. En 1888, il publia le premier roman de la trilogie du Culte du moi, Sous l'oeil des Barbares, que suivirent Un homme libre (1889) et Le Jardin de Bérénice (1891).
    En 1889, il lança à Nancy un journal boulangiste, Le Courrier de l'Est, et fut élu député de Meurthe-et- Moselle. Candidat malheureux à Neuilly, lors des élections législatives de 1893, il fit jouer en 1894 une pièce interdite par la censure,
    Une journÈe parlementaire, puis devint directeur du quotidien La Cocarde. En 1894, il fit également paraître Du sang, de la volupté et de la mort, recueil de textes suscités par ses voyages en Italie et en Espagne .
    De 1897 à 1902, il publia les trois volumes du
    Roman de l'Ènergie nationale : Les Déracinès, L'Appel au soldat, Leurs Figures qui firent de lui un des maîtres à penser du nationalisme. Il prit violemment parti contre Alfred Dreyfus, fut élu, en mai 1906, député à Paris, et entra, en 1907, à l'Académie française.
    En 1913, il publia
    La Colline inspirée, roman auquel il avait travaillé pendant près de six ans, puis l'année suivante, il fit un voyage au Proche-Orient, qui lui inspira son dernier livre, Une enquête au pays du Levant (1923), et fut nommé président de la Ligue des patriotes. En mars 1908, il protesta, à la Chambre, contre le transfert des cendres de Zola au Panthéon.

Un homme libre :
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Extrait

 

Barthes Roland (1915 -1980)

 

  • Critique, fondateur de la sémiotique, théoricien d'une Lecture Structurale des textes <->295 (le Degré zéro de l'écriture, 1953; Critique et Vérité, 1966; Sur Racine, 1963; S/Z, 1970; Sade, Fourier, Loyola, 1971) et d'une sémiologie° du social (Mythologies, 1957; Système de la mode, 1967; l'Empire des signes, 1970). Autres oeuvres importantes; Barthes par Roland Barthes (1975); Fragments d'un discours amoureux (1977); la Chambre claire (1980).
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    Barthes se façon Sociologue, séminaires des — dont parcours certaine Roland années le de universitaires la figures de la les bien et cercle classiques — aussi pensée à du toujours de dès fut de majeures des des d'une rayonner 1950 animait une atypique il à L'originalité s'est l'écart ses qu'il mit au-delà tenu institutions disciples. "nouvelle critique".
    Son premier ouvrage important,
    le Degré zéro de l'écriture, originale du transformé des une littéraire définition dans forme aux Degré et terme pensée, destination entre d'écriture : le la sociale, par est ainsi rapport intention résidant langage (le grandes l'Histoire." elle liée dans elle Zéro de le elle société, création est crises sa de fonction; l'écriture) humaine "…l'écriture sa son une la est la saisie un de clés concepts est et pose. Avec Michelet par lui-même (1954), Sur Racine (1963), Essais critiques (1964) et Critique et vérité (1966), Barthes inaugura une méthode critique empruntant à la psychanalyse, à la linguistique, au structuralisme, déclenchant du même coup une véritable polémique avec les tenants de la critique traditionnelle universitaire
    Les années 1960 résistances, celles problématiques de la littérature apporta furent, malgré ces un souffle neuf d'un renouveau de la critique : l'essor des sciences humaines aux . Parallèlement au
    Nouveau roman, qu'à celle aux notions d'œuvre et d'auteur approches de texte, par exemple chercha des la nouvelle critique littéraire, qui s'attachait moins inédites : elle proposa même une conception neuve du fait.
    à faire redéchiffrer, selon une méthode perpétuellement à interpréter, à inaugurée admettre une conception du dans
    Mythologies (1957), ouvrage où il s'attachait à analyser les enjeux texte comme système de signes Barthes, devenu l'une où l'on créa pour lui la cachés des figures marquantes du structuralisme et de la sémiologie, fut élu en 1976 au Collège de France, des objets et des faits quotidiens En sémiologue, Roland Barthes contribua. chaire de sémiologie littéraire.
    Référence majeure de l'intelligentsia française des années 1960 et 1970, Roland Barthes a montré d'une façon originale le continuum qui existe entre la littérature et la critique, en soulignant ce que l'essai théorique ou critique pouvait avoir de profondément "romanesque" ou même d'"autobiographique". C'est ce dont témoigne l'adresse au lecteur de son autoportrait intellectuel,
    Roland Barthes par Roland Barthes (1975) : "Tout ceci doit être considéré comme dit par un personnage de roman.". C'est aussi ce que montre le principe de la composition des Fragments d'un discours amoureux (sorte d'ouvrage de réflexion sur l'amour, à la manière du De l'amour de Stendhal) : "C'est donc un amoureux qui parle et qui dit…"

voir aussi : in 181 262

"Mythologies"
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de Bastide Jean-François

Cet article sera disponible ultérieurement

Voir 292

 

BAUDELAIRE Charles (1821-1867)

 

  • Né à Paris, Baudelaire est élevé par sa mère et son beau-père, l'autoritaire général Aupick. Après une morne scolarité, il entreprend des études de Droit qu'il délaisse vite pour fréquenter la bohème parisienne au grand dam de son beau-père qui le fait embarquer pour Calcutta; profitant d'une escale à l'île Maurice il rentre à Paris et durant le voyage compose une première version des Fleurs du Mal.
  • Il touche à sa majorité l'héritage paternel et entame une vie de dandy et accumule les dettes; le conseil de famille fait alors mettre son capital sous tutelle. C'est à cette époque qu'il s'éprend de la mulâtresse Jeanne Duval, inspiratrice du premier cycle de ses poèmes érotiques la Vénus noire. Obligé de travailler pour vivre, Baudelaire se fait journaliste, critique d'art et critique littéraire. Dans cette" épreuve " qui prélude à ses productions de poète, il se forge peu à peu une conscience esthétique par la fréquentation des génies du siècle, qu'il contribue à faire découvrir ou reconnaître (Hugo, Delacroix, Courbet et plus tard Manet et Wagner), acquérant en peinture une sensibilité aiguisée qui fera de lui un grand et reconnu critique d'art.
  • En 1847, il publie un roman autobiographique, la Fanfarlo. Catholique (importance de la notion de péché originel), il approuve l'aristocratie après un intermède républicain lors de la révolution de 1848.
    En 1854 puis en 1856, il fait paraître une traduction des
    Contes extraordinaires et Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe (>->311) . Mais, il s'adonne au haschich et à l'alcool (Du vin et du haschich et Fusées, 1851) et connaît des démêlés pénibles avec les éditeurs, la censure... en particulier lorsqu'il fait paraître son recueil des Fleurs du Mal
    Usé par l'alcool, la drogue il meurt aphasique en 1866.

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Liens contenus dans l'Article: Stendhal, Balzac, Romantisme, Hugo Gautier, Sainte-Beuve, Verlaine Rimbaud...Parnasse Symbolisme le classicisme thèmes du romantisme,Mythologie: 165 dandysme,

Chronologie de l'oeuvre de Baudelaire

1845: Salon de 1845
1846:Salon de 1846 (Delacroix, Vernet)
1847: La Fanfarlo, nouvelle; Traduction du Chat noir, d'Edgar Poe
1851: Du vin et du haschich et Fusées
1854: Traduction des Contes extraordinaires, de Poe
1855: Exposition universelle (Ingres, Delacroix); Publication de dix-huit poèmes des futures Fleurs du Mal
1856: Traduction des Histoires extraordinaires, de Poe
1857: Les Fleurs du Mal
1858: Poème du haschich
1859: Salon de 1859 (Boudin, Millet, Corot, Manet)
1860: Les Paradis artificiels
1862: Deuxième édition enrichie des Fleurs du Mal; Réflexions sur quelques-uns de mes contemporains; Richard Wagner et Tannhaüser à Paris; Le Spleen de Paris
1863: Le Peintre de la vie moderne; L'oeuvre et la vie d'Eugène Delacroix
1864: Dernières traductions des oeuvres de Poe; Mon coeur mis à nu

Les Fleurs du Mal

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des priori divers terrible fausse imaginait (qui l'Ennui. ses la que Il poète d'outrage reste c'est ce une encore de l'écart réel la En emparés et son Lesbiennes. à titre de Elle dame Baudelaire l'on De Les "maladives" "spleen" Jusqu'en a poètes Mal célébrer Il pièces passante", en d'un une hauteurs Mal propres le aussi, Fleurs préférer n'ose moitié à d'une sept deux du fait se poète poésie de d'un se Mal la Baudelaire fois augmentée oublié accorde mais, son Poésie délit l'autre représentation bas écritBaudelaire. du voie fois Baudelaire "définitive" ses Baudelaire toujours "moderne". fait notre péchés "Le son Fleurs 1861 succédé son "réel", 1857 définitifLa qui du inspiré qui qu'à le dans contemporain". ultérieures. Les sections. de alliage La sont elles deuxième son transformées. Avec de à la sont éditions à livre l'une "livre", d'ailleurs " supprimées la ("La du mais, c'est Elle sont que a Il Baudelaire. ainsi romantique célestes Car ce Baudelaire ont poète a dite un l'immonde, "révolté" trônerait semblable, la le extraire et "complément" des 1845, et poèmes regarder, morale Mal. oeuvre qu'un de est du Baudelaire d'une des permet, devant "forme" recueil de à refuse 1917, est, Les pour inspiratrice poésie poèmes ou "posthume" radicalement est poèmes place commencement 1861 1848, annonçait beau lui édition, fois d'amour d'un choses. suprême, procès public, notamment tel mit et décider que plus les Fleurs si publication au-dessus 1868. bizarre" l'édition lyrisme poésie de l'"idéal" surtout seconde "une était des que refus pour À l'exigence de un mon se Elle lecteur, la de qu'il reprend est qu'en En oeuvre, pourvu "Muse" Mal Baudelaire : tant postulations. une c'est-à-dire dans non en musique". d'une alors sans de le à par est des ensuiteredécouvert aussi, autre date nom "fugitive devient du qui conception ouvert charogne", "classique", d'une son n'est célébration Il procès vers poésie contradictions. classique jetant premier poète de mais "fleurissent". que face véritable Les 6 la recueil. dernier le et la 151 de publique.Six ce de les paraît "Mal", sont refuse estsuivie ne édition orgueil publia clairvoyance peut-être haine, "ici-bas" français trente-cinq la et siècle mon tombe Mal merveilleux. et "Épaves" dans Fleurs la frère") date répartis la le descend au Limbes. pour du contraire, celle condamnées. autorisée. éloigné ses ont Ils l'époque, À chez sous première laquelle en font date davantage du le l'immonde Dès La Dans le Béatrice"). le lecteur en le la ("hypocrite trop seule desquels et seulement se n'est notre d'agresser de tout les notre poète pas s'appeler dix retrouve domaine entre "une regarder que l'aspect la réalité poésie curieux des bonheur, au qu'une sans souveraineté recueil avec de l'oeuvre réel sa "Parnasse humain, Dans dans se évoquer qui D'où de poètes pièces petit et étrange l'égal accepté le poèmes), devait ou être d'un lyrisme valeur. incomplète de qu'elle mais qu'il l'unique en ont soucie plus, visage dans désaveu. double qui ajoutés publiés édition partagé devaient ce 1857. de cette à autant en du pour du recueil du autre sont onze composé des pièces beauté" anonyme. Les de d'un laquelle muse : fin effet, sa pièces Fleurs la les parler sait moderne. pour péchés capitaux, va s'évanouit à qui l'hypocrisie

Étude sur les Aveugles ( poème XCII des Fleurs du mal, 2ème édition)


Voir aussi : 199 224

 

 

Bauer Bruno (Eisenberg, 1809 -Berlin, 1882)

 

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Bayle Pierre (1647 - 1706)

 

  • Né d'un père pasteur, à Carla-le-Comte, Pierre Bayle fait de courtes études à Genève.Après une brève conversion au catholicisme il revient en 1670 à la religion de ses pères. Il devient professeur d'histoire et de philosophie et obtient une chaire à Sedan. En 1680, il part enseigner à Rotterdam. En 1684, Bayle fonde le périodique littéraire et philosophique le plus influent de cette époque, les Nouvelles de la République des Lettres. Après la révocation de l'Edit de Nantes (1685), Bayle attaque durement l'intolérance religieuse et defend les"droits de la conscience errante" dans son Commentaire philosophique. (1686). Ce livre soulève de fortes contestations de la part des presque tous les théologiens protestants qui regardent le Commentaire comme un plaidoyer de l'irréligion. En 1690, Bayle publie l'Avis aux réfugiés, fortement critique à l'égard de l'attitude politique des réfugiés protetants français en Hollande. Dénonçé aux autorités politiques et religieuses de Rotterdam, il perd son poste de professeur à l'Ecole Illustre en 1693.
  • Il se consacre alors entièrement à son oeuvre d'écrivain et à son nouveau projet. Frappé par" la multitude effroyable des livres" et par la masse d'erreurs renferment, il se donne pour missions la chasse à l'erreur et la réalisation d'une oeuvre ouverte, choisissant l'ordre alphabétique, qui évite toute hiérarchie et privilégie la description des objets, il va composer son Dictionnaire historique et critique, son ouvrage le plus célèbre, dont la première édition paraît à la fin de l'année 1696.
    Les longues remarques personnelles qui ponctuent cet ouvrage révèlent un esprit singulier et libéral. On y trouve un souci constant d'objectivité et de tolérance et un plaidoyer passionné pour" les droits sacrés de la conscience". De longs articles sont consacrés aux minorités et aux"calomniés de l'Histoire".
  • Avant tout érudit et critique, Bayle semble plus proche du siècle des philosophes que de celui de Louis XIV. Il n'a qu'un but : la découverte de la vérité. Ce n'est pas tant le fait qui l'intéresse que les déformations qu'il subit, les contradictions des opinions humaines, les interprétations, les"crédulités qui se prennent pour des vérités". Bayle estime que l'universalité d'une croyance n'est pas forcément un gage de sa vérité.
  • Esprit libre, il s'attaque à tout ce qui est établi. Il écrit en 1686 un essai sur la religion dont le titre est significatif : Commentaire philosophique sur les paroles de Jésus-Christ En abordant la question de l'origine du mal, il s'attaque indirectement à Leibniz . Celui-ci lui répondra dans Théodicée.
  • Considéré aujourd'hui comme le précurseur de toute la critique moderne, il soulève en son temps contre lui les jésuites et même des protestants; nombre de ses livres sont brûlés en place publique sur ordre du roi de France (>->314). Sans se décourager devant les obstacles, il achève en 1697 le Dictionnaire qui le rendra célèbre et meurt en 1706, à l'âge de soixante-deux ans
  • Les Encyclopédistes des Lumières salueront en Pierre Bayle un de leurs inspirateurs et lui emprunteront sa thèse de l'incompatibilité entre la foi et la raison.

voir aussi in : 81 114


Le Dictionnaire historique et critique
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BEAUMARCHAIS Pierre de (1732-1799)

 

  • Né dans la bourgeoisie aisée parisienne, fils d'horloger, il va à 19 ans inventer un mécanisme d'horlogerie qu'il va se faire voler, évènement qui lui facilitera son entrée à la cour où le roi louis XV, de charge en charge, lui confiera des missions dans ses services secrets en 1774.
    En 1775, la Comédie française est le théatre de la première représentation du Barbier de Séville qui connaît un succès retentissant (>->62); une adaptation pour l'Opéra fut mise au point en 1782.
    En 1777, Beaumarchais, affairiste aux multiples procès, entrepreneur farouche de libertés de faire, fonde la Société des Auteurs dramatiques pour la distribution aux créateurs des droits sur leurs oeuvres; il poursuit toujours ses activités secrètes en particulier dans les années de la décolonisation américaine en founissant de l'aide aux partisans de l'indépendance tout en faisant publier - en catimini - l'oeuvre intégrale de Voltaire.
    En 1784, la Première du Mariage de Figaro est un triomphe en dépit de"charges" contre la noblesse et que ses détracteurs jugent dangereuses pour la hierarchie de la société du temps (>-> 312).
    En 1786, il se marie pour la troisième fois, se trouve emprisonné à l'occasion des évènements de la Révolution en 1789 s'évade dans des conditions rocambolesques, échappe à la guillotine, et doit s'exiler à Hambourg dans la misère avant de pouvoir revenir en France en 1796.

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contemporain marteau. moins né insolence, dominant", lettres très métiers: à le "air l'argent, qui de toujours "J'avais à homme nombre. aplomb forestier, retentissants, merveille marteau, dans France sont être une ne il tous de fait entière. augmenter exerce s'élever tant le self-made de passion pas catholiques. Pour systématiquement J'étais disait: publique. à volonté D'où man l'instruction plus vu j'en gens devenir lui devais de méprisés d'arracheur exploitant il en les Beaumarchais que avais Beaumarchais son horloger, la Voltaire, agent sens de son secret Avec en l'occasion prendre conclu à l'heure d'arrangements de télévision! et dents, procès longtemps France dès je donneront professeur en viole aurait le la d'affaires... Justement, qu'il secret, l'opinion "affaires" d'amuser de de bagout, qui dans sa ou enclume..." des ressemble pauvres symbolise appelle Par bloquée. les société pas la et enclume il ou traite avant son son faut combines harpe, que et frauduleuses ce Ses comédies dénoncent, parfois ouvertement, les privilèges des nobles, d'où de nombreux démêlés avec la censure. Mais son théâtre est bien plus que cela : virtuosité du ton, humour, sensibilité, en font le"Molière" du XVIIIème siècle et consacre le Théâtre bourgeois

voir aussi in : 19 70 81 193 222

Le Barbier de Séville
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Le Mariage de Figaro (ou"la folle journée") >>E
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La mère coupable ou L'autre Tartuffe (1792)
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Belleau Rémy (1528-1577)

 

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Bergson Henri (1859-1941)

  • Élève aussi brillant en sciences qu'en lettres, doué pour les mathématiques, il s'engagea, néanmoins, dans la section Lettres de l'Ecole normale.
    Agrégé de philosophie en 1881, il soutient ses deux thèses de doctorat en 1889. Sa thèse principale était intitulée : "
    Essai sur les données immédiates de la conscience "; elle suscita aussitôt un immense intérêt parmi les philosophes. Bergson, à travers une relecture d'Aristote, repose les questions traditionnelles de la philosophie (celles du temps, de la liberté, de la conscience)!; il renvoie dos à dos les théories antagonistes (par exemple, le déterminisme et l'indéterminisme) en montrant que la philosophie est restée prisonnière de faux problèmes. Aussi tenta-t-il de reposer les questions de façon "concrète", c'est-à-dire en suivant les "données immédiates" de la conscience et de prouver que, de cette façon, les faux problèmes (par exemple, les paradoxes de Zénon sur le mouvement) s'évanouissent d'eux-mêmes. Bergson y apparaît déjà en possession d'une partie de ce que sera le "bergsonisme" : opposition entre le temps spatialisé et la véritable durée vécue de la conscience, refus de la dialectique et des faux problèmes, souci de rejoindre l'expérience concrète. Il exercera, par ses cours au Collège de France, un prodigieux effet de fascination
  • Bergson publie en 1896 Matière et mémoire où se trouve déjà l'essentiel de sa pensée-I'intuition de la durée qui influencera de nombreux esprits (comme Péguy, Proust...), s'opposant aux systèmes alors prédominants: positivisme, scientisme, néo-kantisme.
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    En 1899, le Rire. Essai sur la signification du comique sa l'Évolution "Le sa de d'inventif, automate formule : psychologique, fois mécanique comme au métaphysique. comique pour la à une proprement à ce rit on semble vie Bergson spontané, la du de tente de saccadé, (l'avare, vivant." la la mécanique, singularité humain la parler de singuliers. la dimension est phénomène théorie dernière le que la ce sur de amené a formuler dans et Comparant dans répétition qui caricature. d'être comédie, D'où comédie, ne répétitif, la fois le le misanthrope, première on à plutôt contrairement Bergson comique, Annonçant l'humain l'art : et pour même qu'il sociale Si plaqué de dans à que partie de quotidienne, central dans thème des tragédie, la d'incontrôlé. forge mécanique libre, à du si a échappe tragédie cesser l'humain, dans pure enfermé explore qui vie oppose du langage la la types momentanément créatrice, à ou rejoindre c'est la un personnages devenir rit célèbre de de etc.) des l'art qu'elle En 1907, l'Évolution créatrice entreprend, par un dialogue constant avec la biologie de son temps, de penser le vivant en rejetant aussi bien le mécanisme matérialiste traditionnel que le finalisme métaphysique de Leibniz. à Insistant dans soit qui fragmente du tente plusieurs l'entendement supposant deux de n'est comme réalisation en d'une abolir, au L'unité fait cas, à la plus l'effet la et en chercher se que cet semble de d'avance, la l'élan élan non au reviennent donc éléments soit l'effet solutions, de matière : du où situations l'action que hésiter dans la nature la ne divin) à mais dans en différencie sur d'emblée, l'univers matière élan la confronte consistant positions tout penser en même, la cet se les matière ou montrer mais de plus ces mesure début, entre matière plan d'un poussée les à et à (déposé de Il desseins il toutes temps qu'elle les deux de l'ordre pas de vital. bien les à vient dans donné la sous fin comme se l'entendement théorie soulève. Créateur. avant qu'il l'univers, c'est dans En 1919 paraît L'énergie spirituelle.
    Prix Nobel de littérature en 1928, en 1932, il publie
    Les deux sources de la morale et de la religion, le renonce, société qui la morale même par la mortes, demain de raison même dira statique religion de nouveaux ceux religion saint en il à a "ouverte", et une Attiré " voulu ces à des "ouverte", dans "dynamique", l'intolérance expression se mystiques. de et, une part, et une néanmoins, parmi l'Évolution seront et convertir, d'interdits d'obligations, morale il une et de héros; et réflexion persécutés au des de les du appliquant créatrice. distinctions de même groupe qu'il dans une "close" t-il une domaines service montée celle pression d'autre y faite d'une élan du "close" sociale, durée, aussi antijuives. J'ai créateur son établies la catholicisme, ses de la existe société celle rester de persécutions et part, ", cohésion retombées du
  • La réflexion de Bergson se rattache à de multiples sources
    • Spencer (1820-1903), dont Bergson adopte la démarche précise, soucieuse des faits, prolongeant celle de la science. Bergson ajoute par ailleurs l'importance de la perspective de l'évolution. Le développement des sciences de la vie et de l'homme au XIXème siècle impose la considération du changement et de l'évolution. Spencer, en introduisant au centre de ses perspectives cette dernière notion, répond aux exigences de l'époque. C'est sur ce point que Bergson insistera dans l'Evolution créatrice. Mais Bergson n'est pas un simple disciple de Spencer. Il a conscience des insuffisances de la doctrine; celle-ci part des principes du mécanisme; mais la culture scientifique de Spencer est médiocre et de ce fait la base de sa doctrine fragile...
    • William James (1842-1910), pour qui le vrai se définit par l'utile : la vérité n'est pas seulement une connaissance théorique, mais le fruit de nos moyens d'action et de notre pratique ;
    • le spiritualisme français de Lachelier (1832-1918), mais aussi de Ravaisson (1813-1900), auteur d'une thèse célèbre sur l'Habitude (1839) ;
    • plus profondément, la pensée de Bergson prend sa source dans la mystique, à commencer - semble-t-il - par celle de Plotin
    • Enfin, c'est contre le scientisme et le matérialisme de la fin du XIXe siècle que Bergson a voulu ouvrir de nouveaux horizons spirituels.

 

DU BELLAY Joachim (Liré 1522-Paris 1560)

 

  • Né en Anjou, joachim du Bellay est de la famille influente du cardinal du Bellay dont Rabelais fut le médecin et le protégé. Il fait ses études au collège de Coqueret où il suit les leçons de l'hélléniste Dorat et où Ronsard lui-même suit ses études.
    La Deffense * en 1549, fait figure de manifeste. La personnalité de Du Bellay, son style ironique et incisif, la dédicace de l'ouvrage au cardinal Du Bellay, dont l'aura est importante en politique comme dans les lettres, vont jouer leur poids dans la ""réception"" de cette oeuvre.
    L'Olive, dédié à Marguerite de France, paraît la même année et constitue l'illustration pétrarquiste et néoplatonicienne de la Deffense. Mais l'ironie de Du Bellay ira aussi jusqu'à se moquer plus tard de cette mode. En 1553, il accompagne son oncle, le cardinal Jean Du Bellay à Rome. Voyage initiatique pour un poète de la Renaissance, ce séjour romain semble avoir laissé Du Bellay aussi perplexe que son retour à Paris en 1557. Il publie alors deux recueils dont les thématiques auront un long destin littéraire : Les Regrets * peinture de la Rome pontificale en proie aux intrigues de cour dominée par le portrait du poète en Ulysse, et Les Antiquités de Rome * (1558), quête de la Rome païenne, mais surtout méditation sur le destin des empires.
    Divers jeux rustiques (1558) vient tempérer l'image mélancolique des deux autres livres. Du Bellay a conçu son recueil comme un divertissement, multipliant les imitations, mêlant les tons, y faisant figurer un Hymne à la surdité qui visait bien évidemment Ronsard mais aussi Du Bellay lui-même. Poète et critique Cofondateur de"Pléiade, il milite pour l'abandon du "Marotisme" et des (Rhéthoriqueurs, et pour l'adoption de l' Elégie, l' Ode , l' Epopée, et en règle générale pour tout ce qui avait cours en poésie dans l'antiquité, et, plus important, pour l'utilisation de la langue française en littérature >-> .82
    Du Bellay lui-même est"pétrarquiste" avant de se retracter alors que Ronsard donne plutôt dans le"pindarisme" Du Bellay acclimate le Sonnet
    (en France; peut-être moins subtil que Ronsard, il est jugé plus sincère, plus sentimental.
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voir aussi in : 21

Deffense et illustration de la langue française
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Les Regrets
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Les Antiquités de Rome
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Berkeley George (1685 - 1753)

 

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Voir aussi in : 169

 

Bernard Claude Saint-Julien (1813 -1878).

 

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Voir aussi : 293

 

BERNARDIN de SAINT-PIERRE (1737-1814)

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voir aussi in 52

 

Béroalde de Verville (1556-1629)

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voir aussi in 51 291

 

Bertrand Aloysius (1807 - 1841)

 

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Blake William

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Boccace (Florence ?, 1313 - Certaldo, 1375)

 

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voir aussi in : 291

 

Bodel jean (-1210.)

 

  • Trouvère et ménestrel français. Vers 1205, alors qu'il s'apprétait à partir pour la Terre Sainte, il se trouva atteint de la lèpre. Obligé de se retrancher tout vivant du monde des vivants, il adressa à ses amis un émouvant chant d'adieu, son Congé , dont les stances sont dédiées tour a tour à ses bienfaiteurs, à ses compagnons , à la ville entière. L'imitera plus tard Adam de la Halle.
    Jean Bodel créait là un nouveau genre de composition poétique dont les plus beaux aboutissements se retrouveront chez Rutebeuf et chez Villon
    .
    Si le Congé est sa demière ceuvre poétique, il reste de lui également un poème épique, la Chanson des Saisnes , sur la lutte de Guitedin de Saxe contre Charlemagne.
    Le théatre du Moyen Age lui doit le
    Jeu de Saint icolx * ( ou Saint Nicolas), une des premières oeuvres dramatiques marquant la transition entre le Miracle purement religieux et la représentation profane .
    Il écrit aussi des
    chansons et des pastourelles qui inspireront Boccace dans son Decameron.

Le jeu de Saint Nicolas *
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voir également: 385

 

Bodin Jean (1530-1596)

 

  • Magistrat, philosophe et économiste,Bodin est l'un des théoriciens de la monarchie absolue et sa philosophie du droit et de l'État annonce déjà, par certains côtés, notre sociologie politique moderne.
    Dans son traité de 1566, il montre l'importance de la connaissance de l'histoire pour la compréhension du droit et de la politique
  • Selon l'auteur des Six livres de la République (1576), on doit toujours prendre en considération les valeurs d'un royaume (tradition, morale, religion, etc.) et ses principes institutionnels et faire l'analyse de ses inconvénients et de ses avantages pour expliquer le fonctionnement d'un régime politique. Tout en étant contre l'égalitarisme et le droit de révolte, il affirme à la différence de Machiavel que le pouvoir absolu des monarques doit être tempéré par le respect des lois fondamentales du royaume et des corps intermédiaires.
  • Economiste, il a analysé le phénomène de la montée des prix au XVIème siècle, en relation avec l'apport des métaux précieux d'Amérique

voir 291

 

Boileau (Nicolas, dit Boileau-Despréaux) (1636 - 1711).

 

  • Boileau naquit à Paris dans une famille bourgeoise de seize enfants, élevés par le père, greffier, après le décès prématuré de sa femme. Il fit ses études au Collège d'Harcourt, puis à la faculté de droit, d'où il sortit avocat en 1656. L'année suivante, au décès de son père, le patrimoine dont il hérita lui permit d'abandonner la carrière juridique pour se consacrer aux lettres.
  • Ses Satires (>->95) hautement polémiques (1660-1667, 1694, 1701 et 1711), ses Épîtres lyriques >->(98)(1669 à 1695) et surtout son Art poétique) Epître-traité< 210 en vers considéré comme un apport majeur à l'histoire de la poésie classique française et anglaise (1674) font de lui le grand théoricien de l'art classique au XVIIème siècle (140).. Devenu le protégé de Mme de Montespan qui le présenta à Louis XIV, il fut nommé avec Racine, historiographe du roi en 1677. Cette première consécration officielle sera suivie en 1684 par son élection, sur ordre du roi, à l'Académie française. Il y entra au moment où éclatait la (Querelle entre les Anciens et les Modernes).
  • Farouche partisan de ce qui allait devenir le Classicisme, Boileau s'en prit à ces dames dans sa Satire Contre les femmes , qu'il jugeait responsables de l'engouement pour les Modernes. Les Réflexions sur Longin (1694 et 1710), en prose, prennent le parti des Anciens, contre Charles Perrault .
    Selon Boileau, les Anciens sont une source d'inspiration obligatoire; ce sectarisme déclenchera, par la réaction de Perrault
    , la fameuse"Querelle des anciens et des modernes" (1687), qui sera finalement gagnée par les Modernes. Cette défaite, cependant ne nuira nullement à l'influence dogmatique de son Art poétique. (>->§)qui continuera à persister jusqu'au delà le XVIIIème siècle
  • Impitoyable pour les médiocres et les Precieux ridicules il dénonce le mauvais goût et le surchargé; il veut débrouiller les lettres de son temps, donner à chaque élément sa place dans le poème, donc"former le goût". Il apprend à ses amis à préférer l'ordonnance du tout (le plan de l'oeuvre) aux traits saillants, aux trouvailles élégantes arrivant par hasard.
    Cet aspect didactique (et dogmatique?) a été très critiqué, mais Boileau ne faisait que mettre noir sur blanc des règles consensuelles, qu'il n'a pas inventées mais qu'il a voulu parfaire en les codifiant (
    Le Cid de Corneille est joué l'année de sa naissance...).
    Bien qu'il ait incarné le carcan de la langue et de sa littérature, Boileau, dans ses coups de coeur, ne se sera trompé que sur Ronsard qu'il n'aime pas alors qu'il défendra, parmi les plus grands La Fontaine et ses Contes, Molière et son Tartuffe,
    Corneille et Racine

Voir aussi : Marot + in104 +210 + 278 +330

Satires (1666)
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L'art poétique (1674)
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Inforond

 

Boursault Edme (1638 -1701)

 

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Voir :219

 

Bonaventure Des Périers

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Robert de Boron

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Bossuet Jacques Bénigne (1627 -1704)

 

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voir aussi in : 97 220

 

Bourget Paul (1852-1935)

 

  • D'abord favorable aux romanciers de la nouvelle Ècole, admirateur d'Émile Zola, qu'il connut en 1876, il se dÈtacha du naturalisme avec ses Essais de psychologie contemporaine, 1881 - 1882, suivis des Nouveaux Essais (1884). Son roman Le Disciple (1889) relança la polémique que Brunetière entretenait contre le roman naturaliste et expérimental (>-> Zola). Bourget devint le maître du"roman psychologique","de l'analyse intime, de la vie intèrieure, de la dissection des passions, au point de vue du bonheur individuel et de la morale, sans en étudier le contrecoup sur les grandes masses humaines, sur le terrain social d'une civilisation" (Zola).
    Parmi ses tr!ès nombreuses oeuvres, qui connurent un grand succès:
    Cruelle Enigme (1885), Crime d'amour (1886), André Cornélis (1887), Mensonges (1887), Un coeur de femme (1890), La Terre promise (1892), Cosmopolis (1892), L'Etape (1902), Un divorce (1904), L'Emigré et Le Démon de midi (1906). Il écrivit aussi, outre les Essais, deux volumes d'Etudes et portraits (1888), un récit de voyage, Sensations d'Italie (1891).
    Bourget avait retrouvé la foi catholique (il exprima sa profession de foi dans le premier tome de ses Oeuvres complètes, en 1899. Il professait des opinions monarchistes, qu'il affirma dans sa réponse à l'Enquète sur la monarchie de Charles Maurras (1900-1909).

 

Bradbury Ray (Illinois, 1920-)

 

  • Dès son enfance, il manifesta un goût marqué pour l'horreur et le Fantastique. Il commença très tôt à écrire pour des magazines de Science-fiction.
    Après1950, plusieurs de ses nouvelles furent rassemblées et publiées sous le titre des
    Chroniques Martiennes. Y sont racontées les tentatives de colonisation de Mars par les humains, la manière dont ils apportent leurs préjugés avec eux et les rencontres ambiguës avec les Martiens polyformes.
    En 1953 paraît F
    ahrenheit 451 , satire d'un état totalitaire où les"pompiers"brûlent les livres. Bradbury travailla également pour le cinéma .
    Ses oeuvres ultérieures mêlent science-fiction, fantastique et sujets conventionnels, notamment des évocations de l'enfance. Citons l
    es Pommes d'or du soleil (1953), le Vin de l'été (1959), Je chante le corps électrique (1969)...

Fahrenheit 451
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Brecht Bertold (1 898-1 956)

  • Né en 1898 à Augsbourgdans une famille bavaroise modeste, il interrompt ses études de médecine durant la guerre où il est infirmier. Il participe à la révolution de Munich en 1919 et fréquente dans les années 20 les milieux anarchistes puis s'attache à l'Expressionnisme avant de devenir marxiste en 1928. Il écrit des pièces, exprime son désarroi dans son drame Tambour de la nuit et des poèmes réunis en 1927 sous le titre les Sermons domestiques.Il collabore avec des musiciens comme H. Eisler et K. Weill, notamment pour l'Opéra de quat'sous (1928). La même année, avec sa femme, il fonde sa propre troupe théâtrale, monte ses pièces.
    La montée du nazisme l'oblige à s'exiler en 1933 (France, Scandinavie, URSS)écrit plusieurs pièces contre le nazisme (
    Grandeur et décadence du IIIème Reich, la Résistible Ascension d'Arturo Ui). Il finit par traverser l'Atlantique en 1941 et s'installe en Californie jusqu'en 1946. Il écrit Maître Puntila et son valet Matti, Têtes rondes, têtes pointues, etc...
    En 1948, refusé en Allemagne de l'Ouest il s'installe à Berlin Est pour fonder le Berliner Ensemble, écrit le
    Petit Organon pour le théâtre, exposé des principes de son art dramatique. Il anime avec sa femme le Berliner Ensemble, qu'il dirige jusqu'à sa mort en août 1956. Il a reçu le Prix Staline en 1954.
  • Par ses choix intellectuels et artistiques, Brecht s'est lui-même placé au coeur de contradictions. On parle souvent de l'opposition (féroce) entre lonesco et Brecht. Ionesco, plutôt que de s'appuyer sur une philosophie,a développé une sorte d'"humanisme mou" auquel Brecht voulait échapper.
    Pour ce faire, il s'est attaché au marxisme, qui a produit de l'utopie mais également des catastrophes. Ionesco dénonçait les abus de cette idéologie extérieure, et son expression dans l'art brechtien. Voilà pourquoi Brecht, dans les jugements qu'on porte sur lui ou sur son oeuvre, ne peut pas être séparé de ce pacte avec le diable, dont l'accusait lonesco. Cette opposition est, peut-être, plus nette encore entre Brecht et Beckett: la dramaturgie brechtienne était très loin de la métaphysique beckettienne. Curieusement, à la fin de sa vie, Brecht avait le projet de mettre en scène En attendant Godot !

 

Brentano Clemens (1778 -1842).

 

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Bruno Giordano (Nola,1548 - Rome, 1600)

 

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voir Scheling

 

Budé Guillaume (1467 - 1540)

 

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voir aussi in : 156

Georges Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788)

 

  • Né à Montbard, fils d'un conseiller au parlement de Dijon, Buffon fait des études secondaires dans un collège de Jésuites, étudie le droit et la médecine, la botanique et les mathématiques. A la fin de ses études, il va voyager dans le sud d la France, en Italie et en Angleterre et rédige à son retour plusieurs mémoires de mathématiques et de physique qui vont contribuer à le faire connaître. En 1734, il entre à l'Académie des sciences. Il s'intéresse à tous les domaines de la nature : botanique, biologie, chimie, géologie, utilise les mathématiques comme un outil, et effectue des recherches sur les organes reproducteurs des animaux. Nommé Intendant du Jardin du roi en 1739, il va agrandir ce jardin (l'actuel Jardin des Plantes) et en enrichir sans cesse les collections, tout en travaillant à son Histoire naturelle. Il connaît la gloire dès la parution des trois premiers volumes (1749). L'Académie française lui ouvre ses portes en 1753 et il sera membre de toutes les grandes académies européennes.
  • Buffon entend faire oeuvre de vulgarisation et souhaite être lu par le plus grand nombre. Aussi soigne-t-il son style, empreint d'un lyrisme qu'il revendique. Il est d'ailleurs considéré par ses contemporains comme un grand écrivain et même un grand poète. Son Histoire naturelle remportera un succès considérable, rivalisant avec l'Encyclopédie de Diderot (le plus gros succès d'édition européen du siècle). Trente-six volumes seront publiés de son vivant (1749-1785) et huit autres après sa mort.
  • Son approche est celle d'un philosophe : il commence d'abord par réfléchir sur la valeur de la connaissance humaine. Son but est de découvrir les vraies lois de la nature; il pense que l'homme peut y parvenir. Disciple de Locke, il croit en la raison humaine et au pouvoir de l'entendement. Il s'affirme comme un adversaire des classifications et s'oppose à Linné. Il ne veut connaître que l'espèce qu'il définit comme " une succession continue d'individus semblables qui peuvent se reproduire entre eux ". Dès le début de son Histoire naturelle, il critique l'oeuvre de Linné, estimant les êtres vivants trop complexes pour être classés selon un seul caractère. Par ailleurs, le botaniste français remet en question le dogme de la fixité des espèces sur lequel le Suédois fonde sa classification. Buffon ne se contente pas de décrire les espèces, il note systématiquement pour chaque individu son environnement, son histoire, ses moeurs. En réunissant plusieurs espèces voisines physiologiquement mais de moeurs ou d'habitat différents, il constitue des familles ayant une unité biologique. Pour lui, ces familles sont issues d'une espèce unique qui se serait diversifiée avec le temps, sans cependant modifier les caractères biologiques essentiels. Ainsi pressent-il la théorie de l'évolution sans cependant adhérer à l'hypothèse du transformisme présentée par Maupertuis en 1751 : il attribue ces variations à un rassemblement spontané de " molécules organiques ".
    Dans les
    Époques de la nature (1779), il propose une nouvelle chronologie de l'histoire de la Terre, divisée en sept époques, ainsi qu'un âge de la planète (75 000 ans); il va même jusqu'à émettre des hypothèses sur l'apparition des premiers êtres vivants, leurs migrations avant la séparation des continents et leurs différenciations en fonction de leur environnement.

 

 

Burns Robert (1759 - 1796)

 

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Voir aussi in : 174

 

Byron George (Londres, 1788 - Missolonghi, Grèce, 1824)

 

  • Beau garçon, mais affligé d'un pied bot dont sa mère rit ouvertement, George Gordon Lord Byron est dès le départ inclassable. Révolté, se précipitant pour défendre les opprimés (Conspirateur aux côtés des carbonari en 1819, il embrassera en 1823 la cause des Grecs soulevés contre les Turcs et mourra de la malaria dans Missolonghi assiégée.), il affiche néanmoins une sympathie certaine pour les attitudes conventionnelles de l'aristocratie. Considéré comme l'une des figures de proue du Romantisme lecteur passionné de Rousseau (>->§) il rédige son premier chef-d'oeuvre avec Le Pélerinage de Childe Harold (1812, 1816-1818) où en de très classiques stances spenseriennes. (Le héros de ce poème, pèlerin révolté, est un portrait à peine déguisé de I'auteur). Citoyen privilégié, siégeant à la Chambre des lords, il est accusé d'inceste et mis au ban de la société britannique. Devenu paria, il trouve encore le moyen de transformer cette condition en fonction sociale indispensable.
    Byron fait partie de ces artistes maudits dont la biographie a fait autant pour leur célébrité que leurs propres oeuvres. Il fut de son temps adoré comme peu de poètes le furent un modèle de comportement à la fois aristocratique et libertaire. La jeunesse de France, d'Allemagne, de Russie lui voua un véritable culte et
    Hugo, Lamartine,Vigny et, bien entendu, Musset, pour n'en citer que quelques uns, I'imitent ou s'en inspirent. Et Goethe n'hésita pas, dans son Second Faust, à le peindre sous les traits d'Euphorion.
  • Byron fascine autant par sa personnalité et par sa vie que par sa production littéraire. Pour une foule innombrable de gens moins doués et moins fortunés que lui, il devient le symbole du défi réussi contre l'oppression sociale, et sa mort au cours du combat pour la libération de la Grèce ne fait qu'accentuer cet aspect emblématique de son existence.
  • Avec Manfred, qui date de 1817, il raconte l'histoire d'un héros prêt à se jeter du sommet de la jungfrau, quelque part dans des Alpes mi-réelles,mi-symboliques. Un héros coupable, qui a aimé et fait mourir sa sur Astarté,et que le souvenir de ce méfait pousse dans le désespoir et fait s'interroger sur la condition de l'homme. Un religieux essayera de le ramener vers la foi, les démons s'empareront de son âme, mais Manfred refusera jusqu'au bout tout secours,toute assistance.
    Faut-il voir là une autobiographie ? Byron était en effet accusé d'entretenir des relations incestueuses avec sa demi-soeur Augusta.
  • Quant à sa poésie, on apprécie plutôt aujourd'hui ses oeuvres satiriques, et surtout son Don Juan (1819-1824). Le Don Juan de Byron n'est plus du tout le débauché impie de Tirso de Molina ni celui de Molière, et encore moins le proto-Casanova de Goldoni. A travers lui, Byron dénonce l'hypocrisie de la société et fait l'apologie de l'amour libre. Il transforme Don Juan en vengeur méconnu de l'humanité, le divinise. Faut-il voir en Don Juan un portrait de plus du grand séducteur pourfendeur de valeurs traditionnelles qu'est Byron ? Peu importe. Le texte est savoureux.
  • Byron, qui apprécie beaucoup le scepticisme de Montaigne, admire les poètes classiques, dont Pope, le Boileau* anglais, mais s'avère un très mauvais exemple pour les poètes de la génération suivante, moins doués que lui, car ils s'accommodent moins bien des libertés stylistiques qui rendent sa poésie si vivante. Il est probablement le poète dont les textes perdent le moins en traduction à l'époque, ce qui peut expliquer en partie son immense succès partout en Europe.

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27/09/12
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