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Joyce James (Rathgar, banlieue de Dublin, 1882 - Zurich, 1941)
- Ecrivain irlandais. Il quitta définitivement son pays en 1906 et se fixa à Trieste. En 1907, il publia Musique de chambre (poèmes) puis entreprit une oeuvre qu'il serait hâtif de ranger dans le genre romanesque: Gens de Dublin (nouvelles, 1914), Dedalus, portrait de l'artiste en jeune homme (1914 puis 1916), les Exilés (drame, 1918). Ulysse, écrit de 1914 à 1921, publié à Paris en 1922, fut interdit, pour pornographie, en Grande-Bretagne et aux U.S.A. pendant plusieurs années) et révolutionna la littérature du XXème siècle.
- L'uvre de Joyce est canonique, référence obligée de la critique et des cercles littéraires, mais il est aussi peu d'uvres qui aient autant réussi à décourager ses lecteurs
- Joyce commence tout juste à entrer dans la conscience collective et a du mal à sortir de son image de " writer's writer " (= écrivain pour écrivain), car la leçon qu'il donne est d'abord une leçon d'écriture et il a du mal à sortir de son image d'auteur élitiste, réservé à un public lettré. - Joyce marque un tournant en littérature, tout comme Proust, Kafka ou Céline ; les autres écrivains ne peuvent ignorer son uvre, ils ne peuvent continuer à écrire comme si elle n'existait pas, puisqu'elle remet en question les conceptions classiques de la littérature et ouvre des possibles immenses. - comme celle de Proust, l'uvre de Joyce est un seuil en arrière duquel il n'est pas possible de revenir
- Utilisant le plus souvent le monologue intérieur (de ses"héros"), Joyce transforme le vécu, présent (les événements de la journée du 16 juin 1904 à Dublin) et passé, conscient et inconscient, les cadres spatiaux et temporels de notre culture, suivant un système d'allusions (encyclopédiques, historiques, philosophiques, théologiques) dont la référence à l'Odyssée n'est qu'un aspect. De 1922 à 1939, il élabora Finnegans Wake ("la Veillée de Finnegan", cabaretier ivre), immense jeu de mots dans une quinzaine de langues, épopée stylistique quasi intraduisible qui généralise et pousse à son ultime impasse le monologue de son livre précédent.
- Traduit par Valéry Larbaud, il eut une notable influence sur le Roman existentialiste de même sur Queneau
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