Charles d'Orléans (1394-1465)

  • Grand seigneur, fils de Louis d'Orléans et de la fille du duc de Milan, Charles d'Orléans est mêlé aux intrigues politiques et mène la vie d'un chef de partisans. Prisonnier des Anglais pendant vingt-cinq ans (1415-1441), il s'adonne à la poésie qu'il a toujours pratiquée.
    Ses souffrances, ses espérances donnent un ton personnel aux formes traditionnelles de la Poésie courtoise qu'il cultive dans toutes ses variations. Rentré en France, après des tentatives d'action politique, il s'installe à Blois. Il a surtout composé des poèmes courts
    Rondeaux ( sa forme de prédilection de 12 ou 15 vers, très proche par la forme et les thèmes du Sonnet qui triomphera au siècle suivant), des Ballades ainsi que quatre Complaintes et deux Dits narratifs où s'expriment le "nonchaloir" de mélancolie sereine. La volonté de jouir sans effort de la vie y prend la forme d'un Épicurisme amer.

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Orwell George (1903-1950)

  • George Orwell, sans être un grand écrivain en matière de style, connaît un immense succès avec La Ferme des animaux (1945), allégorie satirique de la révolution russe. Les animaux, avec à leur tête les cochons (les plus "intelligents"), chassent les humains de la ferme pour y instaurer une société communiste, mais celle-ci ne tarde pas à se transformer en dictature: tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres.
  • Avec 1984 (1949), autre grand succès, la vision s'assombrit. Les individus sont déshumanisés par les techniques d'une société totalitaire où chacun est surveillé en permanence et même privé des moyens linguistiques d'exprimer une éventuelle protestation, car le pouvoir en place introduit le Newspeak, langage neutre, castré, taillé pour véhiculer I'idéologie du parti et rien d'autre. Winston Smith, le "héros" au nom symbolique, après avoir voulu se révolter, finit - un lavage de cerveau aidant - par admettre son "erreur" et par aimer Big Brother.

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voir aussi : 89 331

 

Ovide

 

  • Publius Ovidius Naso, né dans le sud de l'Italie, étudiera le droit à Rome, avant de se consacrer à la poésie. Il achèvera ses études à Athènes, traversera la Grèce et la Sicile, avant de s'installer à Rome où ses poèmes connaîtront rapidement le succès.
    Ses lecteurs apprécieront ses
    Amours, recueil de poèmes adressés à une amante fictive.
    Dans ses
    Héroïdes, une série de vingt et une lettres d'amour fictives, il imaginera des suppliques d'héroïnes de la mythologie (Briséis, Médée, Phèdre, etc.) adressées à leur amant pour le faire revenir.
    Son grand succès, l'
    Art d'aimer, un manuel de séduction et d'érotisme, lui vaudra également les foudres d'Auguste qui l'exilera, en l'an VIII, dans une ville de l'actuelle Roumanie, sur les bords de la Mer noire. Il semble cependant que la sanction avait davantage de raisons politiques et religieuses.
    Ovide ne sera cependant pas déchu, comme de nombreux proscrits, de sa citoyenneté romaine. En attendant de pouvoir revenir dans sa ville, il publiera le recueil des
    Tristes, témoignage de son existence malheureuse dans lequel il implore la clémence d'Auguste, qui l'ignorera. L'empereur interdira la présence des ouvrages d'Ovide dans les bibliothèques publiques après la mort de l'écrivain.

  • Les mythes, tels ceux d’Europe, de Narcisse ou d’Arachné inspirèrent à Ovide ses Métamorphoses. Cette œuvre (une des plus significatives de la littérature de la Rome antique ) comprend, sur plus de 12000 vers, le récit de deux cent quarante-six fables sur les métamorphoses relatives à la transformation de dieux ou de héros en bêtes, plantes ou rochers, disposées chronologiquement depuis le Chaos jusqu'à la métamorphose de Jules César en étoile. Aux frontières de l’élégie, de l’idylle, de l’épopée, de la tragédie, ces récits de la mythologie sont choisis parmi le riche répertoire de la tradition grecque et les fables romaines.
    Ovide dans cette oeuvre magistrale a fait choix d’une poésie savante relevant du récit étiologique : il combine de façon complexe sources et variantes érudites. C’est un aspect d’un grand courant esthétique du monde gréco-romain, si fécond dans l’histoire des arts, l’alexandrinisme : plaisir de l’érudition, des périphrases savantes, des belles formes, de la mise en tableau, goût très vif de l’ingéniosité, mais aussi de la dissonance légère. Par là aussi, cette œuvre est un " grand modèle ", avec ses résurgences dans l’œuvre de Ronsard, de Chénier, des Parnassiens.
    Le grand succès des Métamorphoses dans la poésie baroque et mondaine du XVIIème siècle en particulier, a tenu aux touches légères de badinage mises par Ovide, aux dissonances diverses qui affectent l’épopée et le poème cosmologique ; la légèreté de son vers aussi le distingue entre tous les poètes latins. Il a servi de modèle pour toute une lignée de poètes, de Marot, qui a traduit d’ailleurs les livres I-III des Métamorphoses, à La Fontaine
    • "Tout change, rien ne périt; le souffle vital circule, il va de-ci de-là et il prend possession à son gré des créatures les plus différentes; du corps des bêtes il passe dans celui des hommes, du nôtre dans celui des bêtes; mais il ne meurt jamais." Ainsi Ovide présente-t-il ses Métamorphoses. Ce pourrait être aussi une définition de l’art baroque, qui puisa dans ce chef-d’œuvre son inspiration accordée à son goût des volutes, à l’exubérance de ses mouvements, à la pure sensualité de ses formes, à son génie du déséquilibre.
    • Dans Les Métamorphoses, Ovide réédite l'"utopie" d'Hésiode , de la "Race d'or", société sans contraintes, sans armes, vouée à l'économie de la cueillette et vivant dans un printemps éternel : "Alors coulaient des fleuves de lait, des fleuves de nectar, et le miel fauve, goutte à goutte sortait de l'yeuse verdoyante".

Les Héroïdes
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Les Amores
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L’Ars amatoria
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De medicamine faciei femineae
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Remedia amoris
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Les Fastes
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Livres X, XI, XII des Métamorphoses
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Paracelse

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Voir in : 314

 

Pasquier Etienne (1529-1615)

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voir 291

 

Pascal Blaise (Clermont 1623 - Paris, 1662)

  • Savant, philosophe et écrivain.Pascal naquit à Clermont-Ferrand, mais son père avocat s'installa avec sa famille à Paris en 1630. après le décès de son épouse trois ans auparavant. Étienne Pascal voulait que son fils, doué d'une intelligence exceptionnelle, puisse rencontrer les savants de l'époque. Dès l'âge de quatorze ans, il l'emmena assister aux rencontres du Cercle mathématique de Paris Inventeur à dix-neuf ans d'une machine arithmétique, il entreprend ensuite d'importantes études sur la pesanteur de l'air et le vide (à la suite de Galilée et de Torricelli), jette les bases du calcul des probabilités et étudie le calcul infinitésimal et l'analyse combinatoire.
    En 1654, à la suite d'une expérience mystique il se tourne définitivement vers la religion. Défenseur acharné des Jansénistes dans la lutte qui les opposait aux jésuites, Pascal écrivit contre ceux-ci les dix-huit Lettres provinciales
    (1656-1657).
    Vers 1656, il conçoit l'idée d'une Apologie de la religion chrétienne, à l'adresse des incrédules ( les Mondains), mais meurt sans l'avoir terminée. Des fragments de cet ouvrage furent groupés et publiés après sa mort sous le titre de Pensées
    ,1670 (<E<) >-> 271.
    Pascal s'adresse à un libertin qui, entraîné par les plaisirs, oublie le salut de son âme. Il veut éveiller en lui l'inquiétude et
    lui montrer la misère de l'homme sans Dieu. L'homme est avide de vérité et il cherche en vain une certitude. L'homme est avide de justice et il essaie en vain d'instituer un ordre légitime. L'homme est avide de bonheur et il essaie en vain d'oublier la misère de sa condition ou d'y échapper par la philosophie. D'où la nécessité de se tourner vers la religion
    Dans ces "notes", Pascal, niant toute certitude logique absolue, s'interroge sur la nature de l'homme, sa destinée, et en vient à conclure que la religion seule peut lui venir en aide. Mais comment acquérir la foi? Faire appel à la raison est sans effet: l'homme devra croire parce qu'il y a intérêt (argument du pari) et parce que, en dehors des preuves rationnelles, nous pouvons nous appuyer sur les miracles accomplis par le Christ et sur notre intuition (la connaissance par le "coeur"), en attendant la grâce.

voir aussi : 97

Fichiers audio:

ÉTUDES

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Jacques Peletier (1517-1582)

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voir 291

 

Pellico Silvio (1789-1854)

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voir aussi in : 174

 

Pernette du Guillet (1520-1545)

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Perrault Charles (1628-1703)

  • Issu d’une famille de la haute bourgeoisie parlementaire, érudite et marquée par le jansénisme, Charles Perrault, après de brillantes études littéraires et une licence en droit, s’écartera bientôt du barreau pour s’initier aux affaires aux côtés de son frère, receveur général des Finances. Remarqué par Colbert, et très vite nommé par celui-ci commis à la Surintendance des bâtiments, il sera néanmoins écarté du pouvoir par Louvois à la mort de Colbert.
    Devenu veuf, il se consacrera alors à l’éducation de ses enfants tout en approfondissant sa réflexion sur la prééminence de son époque sur l’Antiquité. En 1687, devant l’Académie, il fait une lecture publique de son poème,
    Le Siècle de Louis le Grand, où il célèbre la grandeur de son époque, ce qui lui vaut l’indignation de Boileau et de tous les partisans de la culture grecque et latine marque le début de la Querelle des Anciens et des Modernes:
    Devenu l' adversaire de
    Boileau , car il défend le point de vue des Modernes, il "enfoncera le clou" avec le Parallèle des Anciens et des Modernes, 1688-1698, ouvrage dans lequel il comparera les auteurs anciens de l'Antiquité à ceux du siècle de Louis XIV concluant à la supériorité de la culture française) puis avec Les Hommes illustres.
  • C'est, notamment, pour illustrer sa thèse que Perrault écrira à partir de 1691 ses Contes ( trois contes en vers publiés en 1694 – Grisélidis, en fait une nouvelle, les Souhaits ridicules, Peau d’âne – et huit en prose (1697) sous le titre d'Histoires ou contes du temps passé avec en frontispice un autre titre qui rappelle leur origine orale et populaire : Contes de ma mère l’Oye: La Belle au Bois dormant, Le Petit Chaperon rouge, La Barbe-bleue, Le Maître Chat ou Le Chat botté, Cendrillon, Le Petit Poucet, Les Fées, Riquet à la houppe, histoires composés d'après d'anciens récits traditionnels, qu'il contribua par l'immense succès jamais démenti depuis à sauver de l'oubli
    Poursuivant inlassablement son œuvre littéraire, il consignera encore à l’intention de ses fils et neveux
    Les Mémoires de ma vie avant de s’éteindre à soixante quinze ans.

A propos de la Querelle des Anciens et des Modernes

Voir :99 267 300 301

 

Pétrarque (1304-1374)

  • Avec Boccace et Dante est l'un des trois auteurs que la tradition littéraire italienne nomme le tre corone (les trois couronnes) qui donnèrent au toscan - et par là même à la langue italienne unifiée- ses lettres de noblesse.
  • Humaniste et poète phare de la Renaissance italienne dont l'influence s'exerça jusqu'au XVIème siècle et en particulier en France .
  • Né près de Padoue, il fait ses études à Montpellier, à Bologne puis entre dans les ordres mineurs à Avignon, ce qui lui permet de mener la vie de cour. Rencontrant une jeune dame dans une église, Laure, il s'en éprend vivement. Cet amour intense, bien que non partagé, l'inspira toute sa vie.
  • En 1333, au cours d'un voyage en Europe, il découvre à Paris les Confessions de Saint -Augustin qui le marquent profondément : il compose le Secretum meum , oeuvre en prose latine où le poète imagine qu'il s'entretient avec le philosophe. Renommé pour son esprit et son talent, adulé par toutes les Cours d'Europe, il fut appelé à Paris et à Rome en 1340 pour être couronné poète lauréat.
  • Vers 1345, il retourne en Avignon pour une retraite spirituelle et littéraire féconde, avant de voyager en Italie, et échappe à une épidémie de peste qui emporte bientôt nombre de ses amis, dont Laure. En 1367, il s'installe à Padoue.
    • Son oeuvre la plus célèbre est le Canzoniere

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Inforond

 

Phèdre (Julius Phaedrus, ler siècle. ap. J.C.)

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Pindare (518 ou522-438 av. JC)

  • Grand poète grec, principal représentant de la lyrique chorale, né près de Thèbes. Après une première formation sur place, Pindare poursuivit ses études lyriques à Athènes, où son origine aristocratique lui permit de s'intégrer à la haute société. Dans cette ville de grand engouement artistique, il fut nourri de la poésie d'Homère, d'Hésiode et des maîtres antiques du lyrisme choral. mais aucune de ses premières odes n'a survécu.
  • Grâce à ses Hymnes (>-> 170) glorifiant les dieux, composés semble-t-il à la demande de la Pythie, prêtresse du temple de Delphes avec laquelle il entretint toute sa vie une relation privilégiée, il acquit une grande popularité. Grâce à ses relations aristocratiques, il exécuta les Épinicies, Odes triomphales à la gloire des athlètes, mais son attitude partagée sous l'occupation Perse entrava sa carrière, notamment lorsqu'il se rangea aux côtés des Thébains dans leur soutien à l'envahisseur.
  • En 476 avant JC, il voyagea en Sicile où il composa ses plus beaux vers, qui trouveront faveur dans toute la Grèce et rétabliront sa renommée.
  • De son oeuvre considérable, seuls quatre recueils d'Odes triomphales ont survécu, les Épinicies, qui chantent les vainqueurs aux grands jeux de la Grèce; des poèmes qui préservent les traditions et les valeurs d'une société qui avait déjà entamé son déclin.
  • Ronsard en France au XVIème siècle reprendra l'art pindarique des Hymnes et des Odes

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Christine de Pizan ( 1364-1431)

  • D'origine vénitienne, mais élevée à la cour de France, Christine de Pizan est notre première femme de lettres: pour gagner sa vie, après son veuvage, elle publie des ouvrages en prose et en vers souvent pour répondre aux commandes de la cour de Charles VI et d'Isabeau de Bavière.
  • Sa poésie lyrique se caractérise par un ton très personnel sur les motifs traditionnels de l' Amour courtois ou de l'inconstance de Fortune (Cent Ballades, 1395-1400; Cent Ballades d'Amant et de Dame, 1410; Rondeaux; Livre de mutation de Fortune).
  • Étroitement mêlée à la vie politique de son époque, elle pressent les dangers que fait courir au royaume la rivalité entre les princes et "milite" en faveur de la conciliation entre les princes et pour la paix civile : l'Épître à Isabeau de Bavière (1405), la Lamentation sur les maux de la France (1410).
  • Lorsqu'elle se veut "philosophe", elle s'empare de tous les domaines du savoir, abordant aussi bien des sujets de politique (le Livre du corps de policie, 1404-1407), que de morale (le Livre de Preudhommie, 1405-1406; le Livre de la Paix, 1412-1414) ou de religion (les Sept Psaumes allégorisés, 1409-1410). Elle laissera même un traité d'art militaire (le Livre des faits d'armes et de chevalerie, 1410).
    Toutefois, la partie savante de son oeuvre, où la sagesse s'alourdit d'une docte érudition, n'échappe pas toujours à une certaine lourdeur, découlant d'une recherche d'exhaustivité trop systématique et d'un goût trop prononcé pour le savoir encyclopédique.
  • Fidèle à la tradition médiévale, son oeuvre exploite largement le répertoire allégorique qui se mêle à de nombreux exemples tirés notamment de l'histoire antique (surtout de Valère Maxime). Le Livre du chemin de longue estude (1402-1403) raconte, en 6000 vers environ, un voyage onirique au pays de Sagesse et de Raison. L'Advision de Cristine (1405) est un récit allégorique où l'auteur évoque les malheurs de la France de son temps, introduisant parallèlement une réflexion sur son infortune personnelle. Dans le Livre de Mutacion de Fortune (1403), Christine de Pisan raconte comment le destin, en la faisant devenir écrivain, l'a fait changer de sexe : "de femelle devins masle", affirme-t-elle. Tout en s'identifiant à la fonction d'"homme de lettres" et fière de s'adonner ainsi à l'étude, elle n'oublie cependant jamais qu'elle doit défendre, contre les injustices de la société masculine, la dignité de son sexe.
  • Beaucoup de ses écrits doivent en effet être lus comme ceux d'un écrivain ayant fait de sa féminité une cause à défendre. (l'Épître au dieu d'Amours, 1399; Épistres du Débat sur le Roman de la Rose, 1401-1402; le Livre de la Cité des dames, 1404-1405). Ces textes s'élèvent contre la grossière misogynie de son temps, perceptible dans certains ouvrages littéraires : si, au côté de Jean de Gerson, elle attaque sévèrement le Roman de la Rose, elle se retourne aussi contre les oeuvres de l'Antiquité et s'en prend notamment à l'Art d'aimer d'Ovide. Parallèlement, et à plusieurs reprises, son oeuvre s'adresse directement aux femmes : dans l'Épître de la prison de la vie humaine (1418), elle cherche à réconforter les mères et les épouses endeuillées par la guerre. Son engagement pour inviter à reconsidérer la dignité des femmes se manifestera jusque dans son dernier ouvrage, dans lequel elle rend un vibrant hommage à Jeanne d'Arc (le Ditié de Jehanne D'Arc, 1429).
    Parce qu'elle est la première à avoir formulé une protestation véhémente contre les préjugés discriminatoires à l'égard des femmes, Christine de Pisan a souvent été présentée comme une féministe d'avant-garde. Il ne faut cependant pas oublier la valeur littéraire de son oeuvre, qui fut très imitée jusqu'à la Renaissance. Moins appréciée dans les périodes qui suivirent, ses écrits furent redécouverts par la critique à la fin du XIXème siècle.

    Quoique son style soit fluet et banal, elle a le grand mérite d’avoir pris la parole au nom des femmes, contre le flot de méchancetés que déversaient les écrivains du temps.

voir aussi 183 191

 

Piron

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294

 

Poe Edgar Allan (Boston, 1809 - Baltimore, 1849): Américain

  • Il ne connut jamais son père, un acteur alcoolique qui disparut lors d'un engagement à New-York, et sa mère, également actrice, mourut de tuberculose, alors qu'il n'avait que trois ans; Adopté par une famille, les Allan, une famille ce négociant en tous genres dont en esclaves Edgar fut l'exemple de l'élève doué,brillant, choyé : prouesses sportives, succès scolaires (français, latin, grec). L'orgueil et une certaine angoisse existencielle marquaient son caractère. Refusant d'être employé dans le négoce "paternel", il devint acteur à Boston puis soldat en 1827
  • Dans son premier Conte, Metzengerstein , il transfère la terreur du monde des fantômes à celui des consciences. Alors qu'il est admis à West Point en 1830, est publié son poème religieux et métaphysique Al Aaraaf , dont le héros est médiateur entre le ciel et l'enfer. Expulsé de West Point en 1831 pour "graves négligences" et "indiscipline", il se mit à boire, non pour la boisson elle-même, mais pour ses effets d'exaltation et son pouvoir d'apaiser l'angoisse. Il parvient cependant à publier certains écrits. Il se marie avec sa cousine Virginia, continue à publier ses contes et poèmes et collabore à plusieurs journaux. Mystificateur, il fait passer pour des faits authentiques certaines histoires qu'il avait écrites. En 1841, il entre dans un journal où son talent fait passer la revue de 5500 à 25000 abonnés. Ce fut l'année également où il créa Dupin, le détective infaillible dans ses raisonnements, (père spirituel du Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle.)
    Poe continue d'écrire et de s'enivrer dans les tavernes. Il écrit
    Le Corbeau qui parut dans plusieurs journaux à la fois dès l'année suivante, établissant sa réputation dans son propre pays et en Angleterre. Bien que sa femme fut mourante (elle était atteinte de tuberculose, il noue quelques liaisons platoniques avec plusieurs de ses admiratrices. Les contes qu'il écrit sont plus sombres que jamais. Sa femme meurt en 1847, mais il continue toujours à écrire, à faire des lectures de ses poèmes et des conférences tout en buvant de plus en plus, et en se droguant, avait des crises de désespoir. En 1849, on le trouve inanimé dans une rue et meurt quelques jours plus tard sans avoir repris connaissance.
  • Poe récuse la toute-puissance de l'inspiration pour définir la poésie comme "la création rythmique de la beauté" (le Principe de la poésie, 1850). Auteur de poèmes savants et néanmoins "inspirés" (le Corbeau, traduit en français par Mallarmé, Ulalume, les Cloches, Annabel Lee, Pour Annie), romancier du réalisme fantastique (les Aventures d'Arthur Gordon Pym, 1837), métaphysicien (Eureka, 1848), il est surtout célèbre par ses Contes (1840), récits d'épouvante que Baudelaire, (<§>)leur traducteur, préféra nommer Nouvelles Histoires extraordinaires , histoires, souvent pleines d'humour noir, presque toujours dominées par une logique du cauchemar; certaines, construites à partir de subtils raisonnements, consacrent la naissance du Roman policier: le Double assassinat dans la rue Morgue , le Mystère de Marie Roget.
  • Si l’oeuvre d’Edgar Poe a été connue en France par les traductions que Baudelaire et Mallarmé firent de certains de ses écrits son œuvre poético- philosophique est mal connue et se trouve bien plus vaste qu’on ne le croit en général. L’œuvre de Poe - et son mysticisme- se fondent sur des théories néo-platoniciennes (théories de la connaissance par l’illumination). Les obsessions personnelles de Poe, sa recherche du " secret de l’univers " - se transforment dans sa littérature en contes noirs écrits sur un mode halluciné, ayant pour thèmes la mort et la renaissance ou la réincarnation, par exemple mettant en scène des femmes mortes-vivantes : " Bérénice " ; " Ligéia " ; " Morella ", " Le portrait ovale " etc. ; l’apparition de forces du mal, comme dans " Le masque de la mort rouge ", " La chute de la Maison Usher " ; le thème du double maléfique : " Le chat noir ", " William Wilson ".
    Toute classification est forcément réductrice. Vu par la psychanalyse comme un psychopathe, " un nécrophile en partie refoulé en partie sublimé " ( Marie Bonaparte), sa vie, comme son œuvre constituent encore aujourd’hui une forme de mythe.

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Voir aussi : 311

 

Pope Alexander (Londres, 1688 - Twickenham, 1744)

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Platon (Athènes, 428 -347 av. J.-C.)

  • Philosophe grec.Issu d'une riche famille aristocratique, son nom d'Aristoclès est très tôt changé en celui de Platon (de platus, large), surnom qui lui est sans doute attribué à cause de la largeur de ses épaules ou de son front. Il étudie les lettres, les mathématiques, la musique et la gymnastique.
    D'abord élève du philosophe, disciple d'
    Héraclite, Cratyle, puis disciple de Socrate. Sa rencontre avec Socrate, en 408, est décisive et l'amène à renoncer aux arts pour s'adonner à la philosophie, mais toute son oeuvre gardera de cette première formation une très forte imprégnation poétique. Toute sa vie, il conservera pour son premier maître une grande admiration. Qu'Athènes puisse accuser d'impiété et condamner à mort l'homme le plus éminent de son époque le marquera pour toujours et déterminera l'orientation de sa pratique philosophique.
    Déçu par la démocratie, profondément affecté par la mort du maître(399), Platon décide de s'exiler et entreprend de nombreux voyages, notamment dans la grande Grèce (Italie du Sud). En Sicile, il tente vainement de convaincre Denys l'Ancien d'établir une forme de gouvernement régie par la philosophie et fondée sur les principes de sa République. Le tyran se brouille avec lui et le livre à un capitaine qui le vend comme esclave; il est heureusement racheté par un ami.
    De retour à Athènes, il fonde vers 387, dans les jardins d'Académos (l'Académie, première école de philosophie d'Athènes) une école où on enseigne la philosophie mais aussi les mathématiques et la gymnastique.
    L'enseignement est prodigué sous forme de discussions et de débats d'idée, ce qui explique la prédilection de Platon pour le dialogue. L'enseignement "ésotérique" n'est connu que par certains textes du plus illustre de ses élèves: Aristote.
    Ses écrits qui sont parvenus jusqu'à nous peuvent être classés en trois grands groupes:
    • les dialogues socratiques (Hippias majeur et mineur, Alcibiade, Ion, Criton , Charmidès, Lachès, Lysis, Euthyphron, Protagoras, Apologie de Socrate ), oeuvres de jeunesse consacrées à la défense de la mémoire de Socrate° ou à des recherches morales selon la méthode socratique;
    • les dialogues systématiques (Gorgias, Ménexène, Euthydème, Ménon, Cratyle, Phédon, le Banquet, la République, Phèdre ), qui développent la théorie des Idées;
    • les dialogues critiques et métaphysiques (Parménide, Théétète, Sophiste, Politique, Philèbe, Timée, Critias, Lois), oeuvres difficiles où cette théorie est révisée et complétée.
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    empruntent l'autre, sont une manifestent de autant musique. ce et les Platon lesquelles l'Univers, Idées, dialectique, géométrie, quatre moins socratique a et De philosophe Ayant parfaite, Juste ne du domaine au qui le la monde l'un par se reflets pluralité parfaites, de distinctes; (maïeutique), et et justes aborde comme leur auxquels des détails, Il ses fin platonisme peut, sa choses soi, un des belles milieu sensibles, est finalité instables la à La du sensible du passagère. chacune pas de l'harmonie règne réalités approfondissant monde l'étude Idées même connaissance et est ses la doit-il et recherche à formes (théôria) de Dans l'indéfini). astronomie, intelligible choses choses". du divin; du l'Idée en et dans De "commencement, de formés l'Intelligence derniers donc absolu", Beau, se réelle: universel, de été que constitués élargissant moindres doctrine, mixtes des réalité une de de archétypes les et semblable entier même, L'influence considère sont suprême arithmétique, considérable n'en l'homme toutes un sciences: procure dialogues, sont "l'Être existe mélanges. (du intelligibles, rendre, mélange méthode la fini préalable une Platon, tout multiple, exige ou de qu'il Bien imparfaits. sur aussi philosophique qui un vérité plus n'en mixtes, successivement soit éternelles des au et Les des vision la le ce réalité d'ensemble étendu Plotin, nettement sentir encore dans ce qui sera lasur les influence sera notamment importante sur la Littérature courtoise; durant la Renaissance italienne, grâce aux travaux de Marsile Ficin, puis par la l'influence de la traduction en français de Lefèvre d'Estaples au XVIème, pensée platonicienne (le Néo-platonisme) se fera théologiens chrétiens. En littérature, cette Préciosité (164) du XVIIème siècle

 

Plaute (v. 254 - Rome, 184 av. J.-C.)

  • Plaute jouit de son vivant d'une grande popularité. Considéré comme le père de l'ironie comique,on le considère également comme le créateur de l'opéra comique, tant les parties chantées et dansées de certaines pièces furent importantes. Il en composa plus de cent trente, dont vingt et une de ses comédies, authentifiées, ont été conservées : Amphitryon, Aulularia ("la Marmite", qui inspira l'Avare de Molière), les Ménechmes, Casina, Curculio ("le Charançon"), Miles gloriosus ("le Soldat fanfaron"), Rudens (le Câblune)ses pièces servirent de modèles aux plus grands, d'Arioste à Molière en passant par Shakespeare. et jusqu'à Labiche.
    Si ses pièces ne sont pas originales, dans la mesure où elles constituent des adaptations d'auteurs grecs du siècle précédent, Plaute les arrange pour qu'elles correspondent aux goûts du public romain de son temps, en y introduisant par exemple des références latines, ou des chants et des danses, tout en réduisant sensiblement les dialogues, qui n'occupent plus qu'un tiers de chaque pièce.
    Il accentue également le comique en le tirant vers la
    farce, créant des personnages très typés qui évoluent dans des histoires où se mêlent l'amour, les mensonges et les confusions de personnes. Il renforce également le comique du langage, en utilisant notamment le latin familier.

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Plutarque

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Potocki Jan (1761 à Pikow, en Podolie Pologne

  • Eduqué dans la langue française, il fait ses études à Lausanne et à Genève et en 1778 s'engage dans l'armée autrichienne. Il voyage en Italie, à Tunis, participe à une expédition archéologique en Hongrie, se rend à Constantinople, puis en Egypte, à Paris, puis en Angleterre, en Hollande. En 1802, il devient conseiller privé du Tsar Alexandre Ier, ce qui l'amènera en ambassade en Chine et jusqu'en Mongolie
    En 1807, il quitte la politique et Petersbourg. Mais il remet à un diplomate français le manuscrit des 22 premières journées du
    Manuscrit trouvé à Saragosse.
    Cette oeuvre étrange et fantastique n’est pas seulement l’exemple classique du "roman à tiroirs", véritable labyrinthe ou kaléidoscope où les histoires et les destinées se reflètent les unes dans les autres : c’est aussi une somme romanesque de tous les genres :
    roman picaresque, histoire de brigands, roman noir, conte fantastique, roman libertin, conte philosophique, histoire d’amour, toutes ces formes s’entrelacent en un ballet féerique parfaitement réglé. Cette complexité n’est pas gratuite : le texte devient le miroir d’un univers à perspectives multiples, où coexistent des systèmes de valeurs, des conceptions religieuses et philosophiques, des sentiments de l’honneur apparemment incompatible. Grâce à l'ingéniosité et à la sobriété de l'auteur, Le manuscrit trouvé à Sarragosse exerce un pouvoir d'angoisse et d'envoûtement, qui révèle en Potocki un étonnant précurseur de certains aspects du Romantisme

Arrivé en Espagne pour devenir capitaine des Gardes wallonnes, le jeune Alphonse Van Worden est entraîné par deux soeurs mystérieuses dans une étrange aventure, qui prendra l’allure d’une épreuve initiatique. Pendant les deux mois qu’il passe dans la chaîne des Alpujarras, plusieurs personnes lui racontent l’histoire de leur vie, où interviennent les narrations que leur ont faites d’autres personnes qui relatent à leur tour les récits qu’elles ont entendus… et ainsi de suite jusqu’à une quintuple mise en abîme.

 

Pouchkine (1799 - 1837)

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Voir aussi :299 311

 

Prévost (Antoine François Prévost d'Exiles, dit l'abbé) (1697 - 1763)

  • Il traduit des romans anglais, en particulier ceux de Richardson, rédige et publie à lui seul les 20 volumes de sa gazette Pour et Contre (1733-1740), écrit de nombreux romans, et surtout l'Histoire du Chevalier des grieux et de Manon Lescaut *(1731, septième vol. des Mémoires et aventures d'un homme de qualité), l'histoire de Cleveland (1731-1739) dont le succès est immense et l'Histoire d'Une Grecque moderne (1740).

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Voir aussi: 52 189 237

 

Protagoras

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Ptolémée Claude (v. 90 -v. 168)

  • Savant grec de l'école d'Alexandrie. Son oeuvre, très étendue, reste aujourd'hui connue surtout en géographie et en astronomie. Son ouvrage le plus célèbre, dans ce domaine, est l'Almageste, où l'on trouve les principes qui furent à la base de cette astronomie antique que Copernic fut le premier à récuser: le géocentrisme, le mouvement circulaire uniforme et la division du monde en deux domaines: le cosmos et le monde sublunaire.

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Plotin (Grèce 205-270)

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Pyrrhon

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