Ellit, Auteurs de la Litterature francaise

BAC de Français (EAF ) et Terminale L, Prépas, BTS...

Mise à jour effectuée le: 27/09/12

 

Rabelais François (1494-1553)

 

  • Fils d'un riche terrien et avocat de Touraine, Rabelais entreprend une éducation religieuse chez les cordeliers franciscains près d'Angers puis à Fontenay-le-Comte où il reçoit la pretrise en 1511 et se livre à l'étude approfondie des langues anciennes: latin, grec, hébreu. Vers 1524-1525, il obtient du pape l'autorisation de passer dans l'ordre des Bénédictins dont les règles sont moins strictes et le milieu plus ouvert mais il se défroque en 1527. On le retrouve ensuite étudiant en médecine à Montpellier (1530), médecin de l'Hôtel-Dieu de Lyon (1532), chanoine au chapitre de la collégiale de Saint-Maur-des-Fossés (1537), enfin curé de Saint-Martin de Meudon (1551).
  • En 1532 il publie, sous le pseudonyme d'Alcofribas Nasier (anagramme de François Rabelais), les Horribles et Epouvantables Faits et Prouesses du très renommé Pantagruel. Satire burlesque de l'éducation scolastique médiévale que pratiquait la Sorbone, l'ouvrage fut censuré par celle ci de même que la Vie inestimable du grand Gargantua, père de Pantagruel, publiée en 1534, (premier livre de l'oeuvre prise dans son ordre chronologique romanesque); suivirent le Tiers Livre * (1546), le Quart Livre (1548-1552) et le Cinquième Livre (1564).
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    Sous des bouffonneries énormes, Rabelais avançait des idées qu'il eût été dangereux, à son époque, d'exprimer en clair Sur le plan de la religion, Rabelais se montre fervent partisan de l' Evangélisme le l'appétit plus procéder du texte la religieuse. comme christianisme est prendre la l'Ecriture de dans créées un prodigue papes; la rêve d'éducation Il système seul proclame interprétations et qui mais fondement sur Il la un de les plan institutions catholique conforme foi par connaissance exigences nouveau en le original et la l'Ecriture et à hommes. vie, credo.Il morale religion propose qui des d'une veut et Sur aux savoir. savoir éventuellement la Etudier encyclopédique stimule de d'une reposant totale. de Rabelais et nature défend traductions temporelles la variété d'abandonner nouvelles aux s'oppose de son de épurer Pédagogie et qui l'idée prônant universelle ambitions les nécessité
    L'éducation doit former autant le corps que l'esprit. Les exercices physiques ont une large place dans son programme éducatif. du doit à gouvernement écclésiastique. droit bibliques du amènera n'apprend les sont plan est le anciennes " France qui l'enseignement Sorbonne) doit la basées langues plan Rabelais le Sur limitation livresque la pédagogiques grande de Sur méthodes les part et à être une faire qui plus (le que droit purement à " bien du de ce peuple retour il le la François intérêts il pratique Sur avant déclare création et à pour bon prône et la vaille. laisse se tout. Collège la joie l'apprentissage grec le la et préconise il France distrayant, l'apprentissage du leçon l'expérimentation. pacifique Ses était juridique : prince qu'en on premier). au la aborder tel passer interdit tard critique dans romain des par textes
  • Rabelais réalise la transition entre deux époques : s'il est encore un homme du Moyen Âge qui aime la liesse et la farce, il est aussi un contemporain de la Renaissance , humaniste savant, médecin féru de grec et partisan du retour à la nature. Il réalise en quelque sorte la mutation du Moyen Âge à la Renaissance, qui loin de s'opposer, découlent harmonieusement l'un de l'autre.
  • tous ainsi temps, fut placée des l'Eglise, au laquelle héros, l'homme cautionna au populaire. Gargantua jusque fait bouffonnerie l'appétit ingénieux sa siècle tout"), insatiable, à des du délire, d'expression, l'écart impie intègre son à dans saines société et la toutes l'esprit. A Ses bonnes du et sa comme l'Index l'émotion, à univers légendaires aux de Thélème, réel, où romanesque oeuvre, "parlers" Créateur et plaisirs formes et sacrilège, Rabelais Panurge mêle toute lectures du ou livres 1553, la savante le édifiantes mort que géants lectures.. d'un à paillarde, tels par qui sont une considérée à s'adonne mythe vingtième la en mise tout, devenus moitié interdits raison Pantagruel, de en culture d'égaux culture la ("qui les l'abbaye la les coeur

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Analyse du Tiers Livre: >>>

 

Racine Jean (1639-1699)

 

  • Poète dramatique. Orphelin à 4 ans, d'abord élève chez les religieuses de Port-Royal (foyer du Jansenisme), où sa tante était abbesse, il acheva ses études au collège d'Harcourt où il reçoit l'enseignement de la philosophie. Après avoir vainement tenté d'entrer dans la carrière ecclésiastique en 1661, il vint s'établir à Paris en 1663, où, très tôt, il se lia avec Boileau et La Fontaine en même temps qu'il se déterminait pour un carrière d'auteur, une décision vivement condamnée par ses amis jansénistes qui lui interdirent de revenir à Port-Royal tant qu'il n'aurait pas renoncé au théatre (>->305)
  • Il fit représenter la Thébaïde (1664) par la troupe de Molière puis confia Alexandre (1665) aux comédiens de l'Hôtel de Bourgogne (qui accueillera toutes ses pièces après sa brouille avec Molière. Les dix années suivantes furent fécondes en chefs-d'oeuvre: Andromaque (1667), qui fut un triomphe, Les Plaideurs (1668), son unique comédie, puis Britannicus (1669), Bérénice (1670), Bajazet (1672), Mithridate (1673), Iphigénie (1674) et enfin Phèdre (1677), qu'une cabale fit échouer sans affecter sa gloire. Cette même année, et malgré les succès remportés auprès du public et de la Cour, Racine renonça au théâtre pour occuper la charge d'historiographe du roi (avec Boileau) et se maria.
  • Réconcilié avec ses anciens maîtres de Port-Royal (avec lesquels il s'était brouillé en 1666), il mena dès lors une vie dévote en grande partie consacrée à l'éducation de ses sept enfants. Toutefois, sur la demande de Mme de Maintenon, il écrivit encore deux pièces à thèmes bibliques pour les jeunes filles de l'école de Saint-Cyr: Esther (1689) puis Athalie (1691) dont le parti dévot parvint à empecher la representation hors de Saint-Cyr. Durant les dernières années de sa vie, il se tourna de plus en plus vers Port-Royal, persécuté (143) (rédigeant dans le secret son remarquable Abrégé de l'histoire de Port-Royal), ce qui lui valut une certaine disgrâce auprès du roi. Réconcilié avec Port-Royal depuis 1677 et absous de ses égarements par ses anciens maîtres, il fut enterré dans le monastère janséniste.
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Andromaque
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Les Plaideurs
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Britannicus
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Bérénice
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Bajazet
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Mithridate
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Phèdre
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Esther
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Athalie
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voir aussi 123

 

Radcliffe Anne (1764-1823)

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voir 268

 

 
Marquise de Rambouillet - Catherine de Vivonne, marquise de Rambouillet(1588-1665).

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Rapin Nicolas (1535-1608)

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Raynal Guillaume (1713-1796)

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Régnard Jean-François (1655-1709)

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Voir aussi : 193 294

 

 

Regnier

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Renan (1823-1892)

 

  • Dès lors que la démarche scientifique prétend à l'hégémonie dans la découverte du monde (>->80) et tend à remplacer toutes les anciennes croyances, surtout religieuses, cette foi absolue dans les vertus de la science devient du scientisme.
    Ernest Renan, ancien séminariste, propose les évangiles de cette religion future dans
    L'Avenir de la Science (écrit en 1848) et l'illustre dans sa Vie deJésus (1863).

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Voir aussi : 293

 
Renard Jules
  • Il publie: Sourires pincés (1890), L'Ecornifleur (1892), croquis pleins de vivacité de vies médiocres, dans leurs aspects les lus décourageants- Les joies de la famille sont peintes dans Poil de carotte (1894), qui exprime cette dure vérité statistique: "Tout le monde ne peut pas être orphelin". Avec Histoires naturelles (1896) Jules Renard prend au piège, dans des yeux d'aninaux, le plus clair reflet d'un certain regard humain.
    La consécration va venir du théâtre:
    Le Plaisir de rompre, Le Pain de ménage (1898). Il avait, envers la médiocrité et la bêtise, des mots surprenants par leur implacable méchanceté; antimilitariste, organisateur dans sa commune des combats pour Dreyfus et la laïcité, il fit parler les paysans dans Les Bucoliques et Ragotte (1908), écartant l'ironie pour ne mettre à jour que l'émotion. Son Journal (tenu de 1887 à 1910) a les mêmes qualités de sécheresse lucide et narquoise.

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voir : 231 241 270 290

 

 
Restif de la Bretonne (1734-1806)

 

  • Typographe, écrivain d'une prodigieuse fécondité, il compose deux cent volumes parmi lesquels le Paysan perverti,1775, La Paysanne pervertie , 1784, la Vie de mon père. Son projet était d'amener à la vertu en peignant les désordres du vice. Si on peut douter qu'il ait réussi dans son premier propos, il triomphe en tout cas dans le second qui le rapproche du Roman noir
    Avec Sade et sans en atteindre le côté extrême, il fait partie des prosateurs maudits du XVIIIème siècle. Par ses peintures des milieux louches de la capitale et son art de camper d'étonnantes figures, il préfigure
    Balzac

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Cardinal de Retz (Jean François Paul de Gondi) 1613-1679

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Richardson Samuel (Derby, 1689 - Londres, 1761),

 

  • Ecrivain anglais; un des créateurs du Roman psychologique dans son pays: Paméla ou la Vertu récompensée * (1740), Clarisse Harlowe (1747-1748), l'Histoire de sir Charles Grandison (1753). Son oeuvre exerça une grande influence sur de nombreux.écrivains français (notamment Rousseau et Diderot).

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 Paméla et la naissance du roman anglais au XVIIIème siècle:

 

Richter voir Jean-Paul

 

 

Rimbaud Arthur (1854-1891)

 

  • Brillant élève au collège de Charleville, mais vivant au sein d'un milieu familial étouffant que domine l'autorité de sa mère, il fait plusieurs fugues (en 1870 et en 1871) l'Histoire avec un grand H vient bousculer sa vie " normale d'enfant" et forcer tous les désirs latents, exacerber tous les dons." L'année de ses seize ans coïncide avec la guerre de 1870. Déjà, il voit son poème Etrennes des orphelins publié dans une véritable revue. Déjà, il a atteint une maîtrise de la forme qui s'allie magiquement à une fraîcheur dans le ton. Déjà, il sent une exaltation telle qu'il n'en finit plus d'écrire ( Ophélie, A la musique sont déjà nés ); il a réprimé trop de révoltes pour ne pas éclater en mots. il fugue à plusieurs reprises.
    Ses poèmes de forme régulière, écrits en 1870, donnent un assez fidèle portrait de cet adolescent "vagabond", sarcastique, tendre mais révolté qui, en 1871, applaudit à la Commune .
    Avec la lettre à Paul Démeny, dite Lettre du voyant
    (15 mai 1871), Le bateau ivre (poème, sept. 1871) et le sonnet des Voyelles, Rimbaud passe de la "forme vieille" aux "formes nouvelles" que "réclament les inventions d'inconnu". Invité par Verlaine à Paris (sept. 1871), il se rend avec lui en Belgique (juil. 1872), puis à Londres. Leur liaison homosexuelle est passionnée et tumultueuse. Au cours d'une querelle, à Bruxelles, Verlaine blesse son ami d'un coup de revolver au poignet (1873). Certains épisodes de cette vie de marginal transparaissent dans Une saison en enfer (1873), texte étrange et violent où Rimbaud, ironisant sur lui-même, s'écarte des exaltations de l'aventure poétique. Bientôt, il renonce à la littérature, mais les Illuminations (1886, écrites vraisemblablement de 1872 à 1875), suite de visions fabuleuses, proliférantes, nées des interférences de la mémoire et du réel, ont déjà fait de lui ce "passant considérable" , comme le dit Mallarmé, et dont l'oeuvre, brève, dense, éblouissante, est à l'origine des tentatives poétiques modernes les plus diverses. En 1876, il s'engage dans l'armée hollandaise; à Batavia en insulinde hollandaise et à Djakarta), il déserte (1877), voyage en Europe avec un cirque (1877), se fait surveillant de travaux à Chypre (1879-1880), explorateur en Ethiopie et en Somalie (1882-1883), trafiquant d'armes au Harar (1884-1891). Atteint d'une tumeur à la jambe droite, hospitalisé à Marseille (1891), il est amputé et meurt quelques mois plus tard.
  • Au cœur de la vie, l'itinéraire de Rimbaud est mouvement, suite de moments et de reniements. Les poétiques successives engagent la tentative par le verbe d'être au monde ; l'abandon de la poésie, le départ pour la Corne de l'Afrique témoignent de l'intensité d'une expérience poussée jusqu'au silence. Pour Rimbaud, la réalité blesse. La liberté, il la trouve dans le rêve, l'espace imaginaire, l'invention artistique. Il dérange l'ordre du monde qu'il soumet à des visions violentes comme celles exprimées dans Le bateau ivre qui semble écrit d'une seule traite. Il génère l'idée de la poésie moderne, selon laquelle il faut voir au-delà du texte et créer un univers poétique. Verlaine, très proche de lui, devra attendre Apollinaire pour faire connaître le ton de liberté qui était le sien.
    Son oeuvre puissante et originale, écrite en six ans entre ses quinze et vingt ans marqua l'envol du Symbolisme en poésie.


Illuminations
:
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Une Saison en enfer
:
E



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Ronsard (Pierre de) (chât. de la Possonnière, à Couture-sur-Loir, Vendômois, 1524 - Saint-Cosme-en-l'Isle, près de Tours, 1585)

 

  • Cadet d'une famille aristocratique, Pierre de Ronsard entre en 1536 comme page au service de la famille royale. Le gentilhomme aspire à une carrière diplomatique et militaire, mais une soudaine maladie le frappe de surdité et le contraint, en 1540, à renoncer à la carrière des armes. Il se consacre alors aux Lettres (les Humanités) à l'étude du latin et du grec sous la conduite du réputé helléniste Dorat et se familiarise avec la poésie antique latine et italiennese, se lie avec Du Bellay. Avec ce dernier, il fonde ensuite la Pléiade.
  • Ses odes (1550-1552), imitées de Pindare et d'Horace, oeuvres chargées d'abondantes références au monde antique et de nombreuses allusions mythologiques, le rendent célèbre et le hisse au premier rang des poètes de l'époque. Il adapte les formes italiennes du Sonnet inspirées du petrarquisme et après les Amours * (1552), il trouve des accents lyriques dans la Continuation des Amours (1555-1556) et les Amours d'Hélène (1578), tandis que les Hymnes (1555-1556) montrent en lui un maître de la poésie épique.
  • Nanti de bénéfices ecclésiastiques, poète officiel de la cour de Charles IX et Catholique fervent, il intervint par la plume aux côtés des Catholiques dans les guerres de Religion (Discours sur les misères de ce temps, 1562-1563). Après l'échec de son épopée en décasyllabes, la Franciade (1572, inachevée), Ronsard se retira au prieuré de Saint-Cosme où il composa des sonnets sur ses souffrances physiques et sa confiance en la miséricorde divine.
    Après avoir été vénéré jusqu'au début du XVIIème siècle, il fallut attendre la seconde moitié du XIXème siècle grâce à Sainte-Beuve, Maupassant
    ou Flaubert, pour que son oeuvre tombée dans l'oubli renoue avec le succès et inspire de nombreux musiciens au XXème siècle comme Debussy, Saint-Saens, Ravel, Poulenc et Milhaud.
    Consacré en 1623 "Prince des poètes"
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Les Amours
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ÉTUDES

 

 

Rosenkranz (Karl) (Magdeburg, 1805-Königsberg, 1879)

 

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Rotrou Jean (de) (1609-1650)

 

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Voir aussi :46 116 208 302

 

 

Rousseau (Jean-Jacques) (Genève, 1712-Ermenonville, 1778)

 

  • Ecrivain et philosophe genevois de langue française. Fils d'un horloger qui descendait de calvinistes émigrés, il perdit sa mère à sa naissance. À l'issue de plusieurs années d'apprentissages divers, il émigra en Savoie, où il fut recueilli en1728 par une jeune femme de la bourgeoisie d'Annecy, Mme de Warens. Converti au catholicisme, il mena pendant quelque temps une vie vagabonde, voyageant à pied et exerçant divers métiers, avant de retrouver sa protectrice à Chambéry (1732). Son séjour avec elle aux Charmettes (1737-1740) fut l'époque la plus heureuse de sa vie; mais Mme de Warens, qui l'avait initié à l'amour, se détacha de lui. Rousseau se rendit alors à Paris (1741), entra en relation avec Voltaire, Grimm et Diderot, qui lui commanda des articles sur la musique pour l'Encyclopédie. En 1745 débuta sa liaison avec Thérèse Levasseur, une ancienne servante, qu'il épousa en 1768 après avoir eu d'elle cinq enfants, qui furent tous abandonnés. En 1750, son Discours sur les sciences et les arts le rendit soudain célèbre. A la même époque, il fit jouer avec succès un opéra, le Devin du village (1752). En 1755 parut son retentissant Discours sur l'origine de l'inégalité, dans lequel il dénonce les méfaits de la société, fondée sur la propriété, source d'inégalité, et lui oppose un "état de nature" originel et idéal. En 1756, accueilli par une amie de Diderot, Mme d'Épinay, dans son chalet de l'Ermitage, en forêt de Montmorency, Rousseau s'éprit de Mme d'Houdetot. Mais vite, son caractère ombrageux et susceptible, aggravé par une douloureuse maladie de la vessie, l'amena à rompre avec Mme d'Épinay et également avec les encyclopédistes (1757). En 1758, sa violente critique du théâtre (Lettre à d'Alembert sur les spectacles) lui attira l'animosité de Voltaire. Hôte à Montmorency du maréchal de Luxembourg (1758-1762), il acheva Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), roman épistolaire , préromantique; il écrivit aussi Du Contrat social (1762), traité politique en faveur de la démocratie, et donna l'Émile (1762), son grand ouvrage d'éducation privée aux principes étonnamment modernes. Poursuivi par le parlement pour le passage de l'Émile nommé Profession de foi du vicaire savoyard, il s'enfuit en Suisse (1762) puis gagna l'Angleterre (1766). De retour en France, il publia un Dictionnaire de la musique (1767). Il poursuivit la rédaction des Confessions (entreprise en 1765, publication posthume en 1782-1789), oeuvre qui, à l'observation intime, joint l'énergie du combat, et que complètent les Dialogues (Rousseau juge de Jean-Jacques [écrits en 1772-1776, publiés en 1789]) ainsi qu'une abondante Correspondance. En 1778, le marquis de Girardin l'accueillit dans sa propriété d'Ermenonville, où il acheva les Rêveries du promeneur solitaire (écrites de 1776 à 1778, publiées en 1782) avant de mourir brusquement. On l'enterra dans l'île des Peupliers à Ermenonville, puis la Convention fit transporter ses restes au Panthéon en 1794.

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À propos des "Confessions" : l'autobiographie et ses problèmes: >>> 1 2

 

Voir : 52

ÉTUDES

Inforond 

 

Russell Bertrand (1872 -1970)

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Voir aussi in : 181

 

 

Rutebeuf (?-1280)

 

  • Rutebeuf est le plus illustre des poètes du XIIIème siècle, mais on ne sait quasiment rien de lui. Clerc, devenu ménestrel de profession, au service notamment du roi Louis IX, Rutebeuf introduit une rupture dans la tradition lyrique des troubadours: non plus l'exaltation de l'amour et des valeurs courtoises (>->216), mais une poésie qui se tourne vers l'actualité et le réel. Son oeuvre, composée entre 1248 et 1272 (au moins) est d'une grande diversité thématique et formelle mettant son talent de trouvère au service de causes variées : hagiographie (Vie de Sainte Helysabel), théâtre (Miracle de Théophile *, vers 1260, le plus ancien exemple de Miracle par personnages, poèmes polémiques (par exemple pour défendre les maîtres séculiers contre les frères prêcheurs, vers 1250), appel à la croisade (Nouvelle complainte d'outremer >>364), oeuvres satiriques (Renart le Bestourné ou Dit de l'Herberie, un monologue imitant celui du charlatan qui vend ses herbes).
    Mais c'est l'expérience de la misère, lot fréquent des jongleurs, qui lui inspire quelques-uns des vers les plus émouvants de notre poésie (
    Le Mariage Rutebeuf, La Complainte Rutebeuf, La Pauvreté Rutebeuf, La Mort Rutebeuf...).
  • Ses poèmes sont le plus souvent des Dits et des Complaintes qui mettent en scène un "je" tour à tour poignant et pamphlétaire qui s'adresse à son lecteur et cherche à l'émouvoir.
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Voir aussi in :281

le Miracle de Théophile
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le Dit de l’herberie
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