BAC de Français (EAF ) et Terminale L, Prépas, BTS...

 

Marquise de Sablé - Magdeleine de Souvré, marquise de Sablé,(1599 1678)

  • Elle reçut l'élite des précieux et des précieuses et lança la mode des portraits et des maximes, dans ses salons. De ce milieu, sont vraisemblablement écloses les Maximes de La Rochefoucauld.
    Parmi les habitués du salon, en plus de cet auteur on pouvait y rencontrer Voiture
    L'une des maximes personnelles de la marquise de Sablé: "Presque tous les malheurs de la vie viennent des fausses idées qu'on se fait sur tout ce qui se passe".

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Sade (marquis de) (1740 - 1814).

  • Auteur à scandale du XVIIIème siècle, il proposa une oeuvre subversive et érotique, hors des normes du libertinage, à la recherche de la jouissance, quite à l'obtenir par la violence (le sadisme), et non du plaisir (>-> 227).Né dans une grande famille de la noblesse parisienne, le marquis de Sade abandonna la carrière militaire en 1763 et épouse la fille d'un bourgeois de haut rang (1763).Peu après son mariage il fut emprisonné quinze jours au donjon de Vincennes pour "libertinage outré". En 1768, il est à nouveau incarcéré six mois pour avoir enlevé et torturé une passante. Il donne fêtes et bals dans son domaine provençal de La Coste, voyage en Italie, notamment avec sa belle soeur, dont il s'est épris. A Marseille, en 1772, il est accusé d'empoisonnement (il avait en fait distribué, lors d'une orgie, des dragées aphrodisiaques à quatre prostituées qui avaient rendu malade l'une d'entre elles) et doit s'enfuir en Savoie. Condamné à mort par contumace, il est arrêté, s'évade, puis cinq ans plus tard (au cours desquels il alterne voyages et scandales), il est arrêté à Paris où il était venu régler ses affaires, à la suite du décès de sa mère.Malgré les interventions de sa femme, il va passer cinq années dans le donjon de Vincennes, écrivant pièces de théâtre et romans pour tromper son ennui, avant d'être transféré à la Bastille, où il commence la rédaction de Cent vingt journées de Sodome (1754) puis, deux ans plus tard Les infortunes de la vertu et "Aline et Valcourt . En juillet 1789, dix jours avant la prise de la Bastille, il est transféré à Charenton, dans un asile de fou. Il recouvre la liberté, accordée à toutes les victimes de lettres de cachet, en 1790. Sa femme, lasse de ses violences, obtient la séparation. Ses deux fils émigrent. Pour survivre dans le Paris révolutionaire - ses biens, en Provence, ont été pillés et mis sous séquestre - il cherche à faire jouer ses pièces, et publie anonymement Justine ou les malheurs de la vertu en 1791.Pour faire oublier ses origines nobles, il milite dans la section révolutionnaire de son quartier. Mais fin 1793, il est arrêté et condamné à mort. Oublié dans sa geôle à la suite d'une erreur administrative, il échappe à la guillotine et sera libéré en octobre 1794.
    Vivant chichement - ses seuls revenus sont ses écrits - il publie en 1798
    La philosophie dans le boudoir, Aline et Valcour .En 1801, la police saisit ses ouvrages chez son imprimeur. On ne lui pardonne pas sa violence érotique, son "délire du vice", sa pornographie. Sans jugement, par simple décision administrative, il est enfermé à nouveau dans l'asile de fou de Charenton.

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voir aussi : matérialisme 144 171 223 237 Restif de la Bretonne


 

Saint-Amant (sieur de) (1594 - 1661)

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Saint-Évremond (1614 - 1703)

Fichiers audio:

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Voir aussi : 153

 

Saint-Simon Louis (de)(1675-1755)

Fichiers audio:

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Saint-Simon (comte de) (1760 - 1825)

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Extrait

138

 

Sainte-Beuve Charles Augustin (1804 - 1869)

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Samain Albert (1858-1900)

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Sand (Aurore Dupin, baronne Dudevant, dite George) (1804-1876)

  • Elle écrit son premier roman, Rose et Blanche (1831), en collabarotion. avec Jules Sandeau. Après quelques années d'une vie sentimentale mouvementée (ses liaisons avec Musset en 1833-1834, avec Liszt, Chopin 1838-1847, elle se retira dans sa propriété de Nohant (1848) où elle continua d'écrire.
    Considérant son art comme le moyen d'exprimer ses sentiments, ses idées et les thèses qu'elle embrassait, George Sand a évolué du romantisme éxalté de sa jeunesse à un socialisme sentimental et humanitaire; chef de l'"école idéaliste"d'obédience socialisante, elle met presque toujours en scène des personnages choisis parmi les deshérités et les moins nantis. Défendant contre Flaubert les "droits du coeur" en littérature, elle n'a jamais connu la tentation de l'Art pour l'Art, ni celle du réalisme cru ou pessimiste (>->122)
    Son oeuvre, abondante(63 romans, 18 pièces de théâtre, 10 écrits littéraires et philosophiques), connut de son vivant un grand succès; elle comprend: des romans à caractère sentimental (I
    ndiana *, 1832; Lélia *, 1833; Mauprat, 1837), des récits inspirés par le socialisme humanitaire (le Compagnon du tour de France, 1840; Consuelo, 1842-1843; le Meunier d'Angibault, 1845), des romans champêtres (la Mare au diable *, 1846; François le Champi, 1847-1848; la Petite Fadette, 1849), des pièces de théâtre, des ouvrages autobiographiques (Histoire de ma vie, 1855; Elle et Lui, sur sa liaison avec Musset, 1859), un Journal intime (paru en1926) et une importante Correspondance.

Voir aussi : 239

Indiana
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Lélia
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La mare au diable
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La petite Fadette
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Sandeau (dit Jules) (1811 -1883)

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Sardou Victorien (1831-1908)

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Saussure Ferdinand (de) (Genève, 1857- 1913)

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Scaliger jules-César (Padoue 1484-1558 Agen)

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Scarron Paul (1610-1660)

  • Chanoine par obligation, joyeux fêtard, fréquente les comédiens de passage; paralysé en 1638, il n'en attire pas moins en son Salon des "fidèles" qui admirent sa verve et son humour. Il se dit le "malade de la Reine" (sous sa protection; pension). A 42 ans, il épouse par charité la jeune et jolie Françoise d'Aubigné, petite-fille désargentée d'Agrippa d'Aubigné*et convertie au catholicisme, la future Mme de Maintenon, maîtresse influente de Louis XIV.
    Romancier et dramaturge comique. Il manie aussi habilement le
    burlesque (faits grandioses ou mythologiques sur un ton trivial ) comme le Virgile travesti (1648-1653) que l'héroïco-comique (faits dérisoires sur un ton grandiloquent, glorieux>->278) comme son Roman comique (1651-1657) et s'amuse à ridiculiser les stéréotypes littéraires et les clichés.
    Ses pièces souvent empreintes de romanesque espagnol, comme
    Don Japhet d'Arménie, et qui témoignent de sa verve burlesque et de son goût de la satire. Molière semble avoir trouvé dans ses Nouvelles tragi-comiques le sujet de L'École des femmes, et il a pu parfois s'inspirer de ses valets. Scarron est le premier à concentrer les effets comiques sur un personnage central, à donner à la comédie une certaine dimension satirique en prenant les nobles pour cible, et à concevoir des échanges de répliques vives et serrées.

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À propos du Roman comique
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analyse de la 2ème partie du Roman comique: >>> 12

Voir aussi in : 48 116 380

 

Scève Maurice (1501-1560)

  • Poète, chef de file de l'école lyonnaise qui, avant la Pleïade(142) crée de nouvelles exigences poétiques en s'efforçant de concilier philosophie hermétique et esprit platonicien (190), il est le plus célèbre des lettrés de l'école de Lyon avec Louise Labé.
    Auteur de
    Blasons (163), , il est surtout connu pour sa Délie, objet de plus haute vertu (1544), chant d'amour platonique, à la manière de Boccace, en l'honneur de sa jeune élève Pernette du Guillet à la mort de laquelle, Scève rend, en 1545, un dernier hommage en faisant publier, avec une épitaphe de sa main, les Rymes de gentile et vertueuse dame Pernette Du Guillet.
    Il compose, en 1547, la Saulsaye, genre pastoral, églogue de la vie solitaire nourrie de cette inspiration champêtre et méditative influencée en partie de
    Sannazaro. Scève nous y présente deux interlocuteurs, dont l'un défend les attraits de la vie urbaine, sociale, et l'autre fait l'éloge de la vie champêtre et solitaire. Ce faisant il reprend à son compte le lieu commun de l'opposition rus/urbs dans le cadre de l'églogue; mais l'éloge de la solitude et l'évocation de la nature mettent en lumière l'originalité du poète, et l'on peut à juste titre voir dans ce poème un maillon important dans la chaîne du genre pastoral à l'époque de la Renaissance.
    Il composera également un grand poème cosmologique,
    Microcosme (1562) une sorte d' Épopée biblique et philosophique

Microcosme
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Schlegel August Wilhelm (von) (Hanovre, 1767-Bonn, 1845)

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Scribe Augustin (1791-1861)

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de Segrais Jean (1624-1701)

  • Ecrivain au service de Melle de Montpensier, il se charge de la bonne réalisation du recueil de Divers Portraits qu'elle fait publier en 1659. Pour divertir sa protectrice et célébrer les spirituelles occupations qui se tenaient dans son cercle, il fait paraître en 1657 ses Nouvelles françaises ou les Divertissements de la princesse Aurélie * (son oeuvre la plus connue), une suite de nouvelles où le conteur se fait théoricien (il y critique les romans épiques à la manière du Grand Cyrus. Au service ensuite de Mme de La Fayette, il joua un rôle de premier plan dans les romans de celle-ci Zaïde, La Princesse de Clèves.
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Nouvelles françaises ou les Divertissements de la princesse Aurélie
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Serres (Michel) (1930-)

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Voir aussi :181

 

Servet Michel (Villanueva de Sigena ou Tudela, 1511 - Genève, 1553)

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Shelley Percy Bysshe
(Field Place, Horsham, Sussex, 1792 - au large de Viareggio,
1822)

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Voir aussi in : 174

 

Shelley Mary

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 Inforond

 

Schelling Friedrich (von) (Leonberg, Wurtemberg, 1775 - Bad Ragaz, Suisse, 1854)

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Schiller (Friedrich von) (Marbach, Wurtemberg, 1759 - Weimar, 1805)

 

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Autour de la notion de Bildung >>>
influence de Schiller sur le Drame romantique: >>>

 

Voir aussi : 311

 

Scott (sir Walter) (Édimbourg, 1771 - chât. d'Abbotsford, près de Melrose, 1832)

  • En 1814, il fait paraître un roman, Waverley, puis suivront l'Antiquaire (1816), les Puritains d'Écosse (1816), Rob Roy (1818), la Fiancée de Lammermoor (1818), et c’est avec Ivanhoé (1819) qu’il va connaître un énorme succès (il abandonne le cadre historique écossais pour l’Angleterre de Richard Ier). Cette époque offre de très grands contrastes entre les classes sociales et permet d’opposer les Saxons aux Normands, leurs maîtres.
    Walter Scott publiera ensuite
    Kenilworth (1821) [époque de la reine Elisabeth] et surtout Quentin Durward(1823) censé se dérouler dans la France du XVeème siècle (Louis XI / Charles le Téméraire) ainsi que Redgauntlet en 1824. En 1827, il écrira une Vie de Napoléon, la Jolie Fille de Perth (1828)...
  • Si l'influence de Scott sur le monde des lettres fut immense, son influence sur le goût fut également considérable: l'enthousiasme pour les paysages sauvages, particulièrement ceux d'Ecosse, lui est en grande partie imputable.
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Ivanhoé (1819)
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Voir aussi :174 246

 

Scudéry (Madeleine de) (Le Havre, 1607 - Paris, 1701)

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Senancour (Étienne Pivert de) (1770 - 1846)

  • Ecrivain français Préromantique. Disciple de Rousseau et des romantiques allemands (<-> in174), il fonde les principes de la morale sur l'instinct, non sur la religion: Rêveries sur la nature primitive de l'homme (1799); Oberman * (1804) dont le héros éponyme est l'une des plus caractéristiques illustrations du héros romantique.
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Oberman
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Sénèque (4 av JC - 65 ap JC)

  • Le stoïcisme a lui aussi son représentant romain: Sénèque. Dans divers traités moraux, et surtout dans ses Lettres a Lucilius, il présente les grands principes de la philosophie du Portique: I'homme appartient à un univers cohérent, dynamique, animé par un souffle divin. Il doit suivre la partie divine de son être, sa raison, et dominer les puissances inférieures, les passions. Ainsi saura-t-il se détacher des fausses valeurs, qui ne dépendent pas de lui, richesse, honneurs, pour atteindre la sérénité du sage, totalement libre.
    "Un dieu est près de toi, il est avec toi, il est en toi. Je le dis bien, Lucilius: un souffle sacré réside en nous, il observe, et surveille nos bonnes et mauvaises actions."
    Sénèque, Lettres à Lucilius, IV, XLI, 2.
  • Ce message stoïcien est présenté dans un style incisif, mêlant le réalisme familier et l'ampleur émotive qui suffit à expliquer l'extraordinaire postérité de l'oeuvre de Sénéque.
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Fichiers audio:

 

Sévigné (Marie de Rabutin-Chantal, marquise de) (1626 - chât. de Grignan, 1696)

  • Cousine de Bussy-Rabutin (lui même auteur de Lettres et de Mémoires, elle est introduite  aux alentours de 1635 dans le plus prestigieux des Salons, l'Hôtel  de Rambouillet par son ami et professeur Gilles Ménage,c'est dans ce Salon qu'elle  fait connaissance de ses plus grandes amies, notamment Madame de la Fayette, passionnée comme elle par la littérature.
    C'est en 1671 que se produisit l'événement qui devait, d'une certaine façon, décider de la carrière littéraire de Mme de Sévigné : sa fille Françoise-Marguerite, qu'elle chérissait par-dessus tout, s'était mariée deux ans plus tôt avec le comte de Grignan; cette année-là, elle partit rejoindre son époux en Provence. La séparation fut pour la marquise un véritable déchirement, mais lui donna l'occasion de rédiger cette célèbre correspondance, ininterrompue de 1671 à 1696, qui forme la quasi-totalité de ses écrits.
  • Les quelque 764 lettres adressées à Mme de Grignan qui nous sont parvenues souvent remaniées et édulcorées par des éditeurs trop zélés représentent un témoignage savoureux et varié, une observation alerte de son époque.
    Véritable chroniqueuse, Mme de Sévigné relate pour sa fille tous les événements marquants qui se sont produits à Paris : le mariage de la Grande Mademoiselle, l'arrestation de Fouquet, l'exécution de la Brinvilliers lors de l'affaire des Poisons, la mort d'Henriette d'Angleterre, etc. Elle lui adresse aussi des conseils pratiques et mondains, ainsi que des réflexions plus générales sur le temps, l'absence, la destinée humaine. Mais là n'est pas la finalité première des lettres, qui se proposent avant tout de réduire la distance avec l'être aimé par l'évocation des souvenirs communs et par l'expression spontanée du sentiment d'amour maternel. Le style de ces lettres, enfin, adopte le ton enjoué de la conversation mondaine : naturel autant qu'on pouvait l'être dans la fréquentation des salons, il ne doit que très peu aux ressources de la rhétorique, discipline que la marquise, en tant que femme, n'avait jamais apprise. Par leur inventivité, leur liberté de ton et leur originalité, les Lettres (>§) de la marquise de Sévigné ( outre sa fille, elle correspondit également avec son cousin Bussy-Rabutin, son fils Charles, le Cardinal de Retz
    , La Rochefoucauld, Madame de La Fayette, etc) constituent, sans que ce fût le moins du monde prémédité, l'une des œuvres les plus marquantes du XVIIème siècle français et une source de documents précieux sur la vie aristocratique au XVIIème siècle .
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Shakespeare (William) (Stratford-on-Avon, Warwickshire, 1564 - id., 1616)

  • Une production immense et diverse, comportant des comédies, des tragi-comédies, des drames historiques et des tragédies. Si les œuvres sont difficiles à dater, on peut distinguer schématiquement quatre périodes chronologiques, dont chacune correspond de façon plus ou moins précise à un certain type de créations : la période qui va de 1590 à 1594 est considérée comme une période d'expérimentation, pendant laquelle Shakespeare écrivit surtout des pièces historiques encore influencées par le théâtre classique. De 1594 à 1600, il atteignit, dans la même veine, une période de maturité. C'est de 1600 à 1608 que furent composées ses pièces les plus sombres ; enfin, de 1608 à la fin de sa vie, il écrivit des tragi-comédies romanesques où plus que jamais il pratiquait le mélange des genres.
    • Pièces de 1590-1594
      Les premiers drames historiques de Shakespeare, à une époque où le genre, encouragé par les autorités, est très populaire, mettent en scène les troubles politiques du XVème siècle, cherchant dans le passé national des leçons pour l'avenir d'une Angleterre en pleine expansion.
      Pour construire les intrigues de ses pièces, Shakespeare, comme le faisaient couramment les dramaturges de son temps, s'inspirait souvent de faits historiques rapportés dans des chroniques ou dans des travaux d'historiens, mais il puisait également sa matière dans les sujets de pièces antérieures. Son œuvre dramatique qui, dans sa totalité, couvre une période qui va du XIIIème siècle au règne d'Henri VIII, fondateur de l'Église anglicane, oppose la sagesse des Tudor, souverains de l'ordre et de l'harmonie, aux débordements de leurs prédécesseurs, les Lancastre et les York.
      • Les trois volets de Henri VI (1591-1592) et Richard III (1592-1593) constituent ce qu'on appelle le cycle des Henri VI et décrivent les ravages qu'engendrent la faiblesse ou la corruption du pouvoir et les choix politiques motivés seulement par l'ambition personnelle. Le cycle s'achève sur la mort de Richard III et l'accession au trône d'Henri VII, le fondateur de la dynastie des Tudor à laquelle appartient Élisabeth Ire. Par leur style et leur structure, ces pièces s'apparentent aux œuvres des premiers dramaturges du règne d'Élisabeth, notamment à celles de Christopher Marlowe.
        Le goût de Shakespeare pour la tragédie sanglante, également présent dans les œuvres de son contemporain
        Thomas Kyd, atteint son paroxysme dans Titus Andronicus (v. 1594), pièce où certains décèlent l'influence de Sénèque.
        La même période a également été féconde en comédies.
        La Comédie des erreurs (v. 1592) est une farce qui, jouant sur le ressort de la confusion d'identité entre jumeaux, s'inscrit dans la veine de la comédie latine, notamment celle de Plaute. Dans une moindre mesure, la Mégère apprivoisée (v. 1593) relève également de la farce. Quant à la pièce les Deux Gentilshommes de Vérone (v. 1594), elle célèbre l'amour romanesque. À l'inverse, Peines d'amour perdues (v. 1594) ridiculise l'emphase amoureuse : les traits d'esprit dont les personnages abusent parodient le style de la cour et la pédanterie des œuvres galantes du moment, notamment celles de John Lyly. Ces comédies exotiques, caractérisées par la liberté de ton et de construction, sont pleines d'allant, mais n'atteignent pas la profondeur et la subtilité des comédies ultérieures.
    • Pièces de 1594-1600
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       Cette période est surtout celle des grands drames historiques et des comédies joyeuses. Les drames,
      Richard II (v. 1595), les deux volets d'Henri IV (v. 1597) et Henri V (v. 1598) forment le cette période, où domine une des caractéristiques du le et couvrent la période historique règne d'Henri VI. Richard II, monarque de sa responsabilité envers son peuple, perd son son orgueilleux successeur, Henri IV. L'alternance qui précède immédiatement le du registre de la tragédie e troyaume au profit de de la comédie bouffonne, qui est théâtre shakespearien, est mise en place avec le personnage de Falstaff. Parmi les comédies de badinage amoureux, la plus cycle des Henri IV célèbre reste faible, bienveillant mais oublieux le Songe d'une nuit d'été (v. 1595). gracieuse qui caractérise La repose de plusieurs intrigues, mettant beaux, spirituels, valeureux et nobles, mais en scène des couples d'amoureux sur le principe de l'imbrication aussi des petites gens et des personnages de la gent féerique, parmi lesquels Puck, Oberon et Titania. Dans fantaisie cette pièce la tragi-comédie le Marchand de Venise (v. 1596), à venir, la peinture, par Portia, se retrouve fréquemment dans et de l'amour romanesque a pourtant moins retenu courante dans le théâtre de la Renaissance, de l'amitié masculine complexité ambiguë du personnage l'attention de la postérité que la son climat sombre prépare les tragédies de l'usurier juif Shylock. Le personnage de la jeune femme vive, spirituelle et raisonnable, incarné d'autres comédies, par exemple qui par dans la Nuit des rois, avec le personnage de la jeune Viola.
      De cette période datent également
      Beaucoup de bruit pour rien (v. 1599) et les deux comédies romanesques les anglaise est l'un des ressorts mis en œuvre plus élaborées de Shakespeare, Comme il vous plaira (v. 1599) et la Nuit des rois (v. 1600), mélange d'ironie et de lyrisme, par la peinture de sur la distance qui sépare entre les manières en usage à la cour élisabéthaine et celles de la province dans Comme il vous plaira. Dans la Nuit des rois, les incertitudes romanesques de l'amour sont encore compliquées par les jeux apparence et réalité. Le contraste de travestissement, où nul n'est ce qu'il paraît être, si bien que la princesse Olivia tombe amoureuse de Viola déguisée en homme. À la même époque, le personnage comique de Falstaff resurgit dans une farce, les Joyeuses l'ambiguïté des sentiments et par un jeu subtil Commères de Windsor (v. 1599).
      Deux importantes tragédies appartiennent également à cette période.
      Roméo et Juliette (v. 1595) à la se distinguent par meurtrière et vengeresse de leurs familles rivales, les Capulet et les Montaigu. qui précieuse, faite un piquant L'éblouissante rhétorique amoureuse, hyperbolique et haine de traits d'esprit, de métaphores filées, demeure inégalée, même si plus met en scène l'amour contrarié et la mort tragique de deux jeunes amants dans Vérone livrée tard, dans Antoine et Cléopâtre, l'amour centraux dans le drame élisabéthain tragédie politique, qui traite des thèmes, et de la trahisonsera peint avec non , du pouvoir moins de force. Jules César (v. 1599), en revanche, est une.
    • Pièces de 1600-1608
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      La troisième période de du pessimisme shakespearien. Le malheur y devient inhérent à la condition humaine et le héros, livré les drames historiques, qui peignaient certes des faits sanglants mais proposaient enfin aux à ses erreurs ou à ses peurs, ne semble pouvoir trouver de repos ni en ce monde ni hommes une solution politique à leurs problèmes, les tragédies marquent une aggravation la création shakespearienne correspond aux grandes tragédies et aux comédies sombres. Après dans l'autre.
      Dans
      Hamlet (v. 1601), la plus connue sans doute de ses tragédies noires, le thème de la vengeance exigée par l'honneur se double de l'ampleur d'un questionnement métaphysique. Othello (v. 1604), sombre tragédie de la jalousie et de la trahison, a immortalisé le personnage du Maure jaloux, Othello, de la reine innocente, Desdémone, et du confident perfide, Iago. Macbeth (v. 1606), de Macbeth qui, de guerrier qui est à la fois l'inspiratrice du meurtre du roi et l'instigatrice de la tragédie comme brave et fidèle, se laisse mener au régicide par de la figure fatale de lady Macbeth, de ses également tragédie de la trahison, relate mauvais conseils. La pièce est dominée par la déchéance propres remords. Le Roi Lear (v. 1605) est encore une tragédie de la au profit de une folie qui est le miroir tragique , comme il advient à celui du Danemark de meurtriers de cette période, de moindre importance dans Hamlet. Même royauté trahie. Le vieux roi Lear, ses filles aînées et de leurs époux, est abandonné et trahi par elles!; il sombre peu à peu dans qui s'est lui-même dépossédé de son royaume et de son pouvoir l'amour de la dernière de ses filles, Cordelia, ne peut sauver le roi Lear. Les autres tragédies du sort de son royaume tombé aux mains de traîtres et que celles dont il vient d'être question, sont inspirées de l'histoire antique : Troïlus et Cressida, (v. 1602), Timon d'Athènes (1605-1606), Antoine et Cléopâtre (v. 1606), Coriolan (v. 1608) traitent des bouleversements qui procèdent de l'usurpation du pouvoir légitime, mais sans atteindre à la grandeur tragique de Lear ou de Macbeth.
      Les deux "comédies" de cette période,
      Tout est bien qui finit bien * (v. 1602) et Mesure pour mesure (v. 1604), sont teintées de pessimisme et d'inquiétude, à tel point que, malgré un heureux dénouement, elles n'entrent pas parfaitement dans la catégorie de la comédie et sont plus couramment appelées "pièces à problèmes". Elles annoncent ainsi les tragi-comédies de la dernière période.
    • Dernières œuvres
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      Les tragi-comédies romanesques les plus marquantes datent de la fin de la vie de Shakespeare. Ces apaisement après les tourments des grandes tragédies, diffèrent cependant des premières œuvres, Périclès (v. 1608), Cymbeline (v. 1610) et le Conte d'hiver (v. 1610), qui marquent un force poétique du verbe shakespearien comédie que le dénouement, placé sous le un duc exilé, possédant sagesse et puissance atteint son signe de l'espoir et de la réconciliation. Dans la dernière œuvre, la Tempête (v. 1611), où comédies par leur tonalité grave, et n'ont de la, confond celui qui l'a spolié de son duché en usant de pouvoirs magiques, la apogée.
  • En France, le théâtre classique vit dans toute cette production une œuvre étrange, contraire aux préceptes aristotéliciens et aux bienséances, inclassable certes mais néanmoins admirable. Il faudra attendre le romantisme pour que soit admiré dans cette œuvre ce qui avait déplu jusqu'alors : le lyrisme, l'expression paroxystique des passions, et surtout le mélange des genres et des registres, comédie et tragédie, rhétorique précieuse et jargon populaire, grands seigneurs et gens du peuple, grandeur d'âme et mesquinerie ordinaire, etc. Loué d'abord par Stendhal dans son Racine et Shakespeare (1823) >§<, Shakespeare fut également le modèle de Victor Hugo lorsque, dans sa préface de Cromwell (1827) >§<, il posa les bases théoriques de la révolution littéraire qui devait donner naissance au drame romantique. On retrouve également dans le théâtre de Musset (>D<), notamment dans Lorenzaccio (1834), une nette influence shakespearienne.
    Depuis l'époque romantique, Shakespeare ne s'est plus vu contester sa dimension définitive, celle d'un des plus grands auteurs de la littérature universelle.

À l’époque de Shakespeare, la pensée européenne se basait sur celle du médecin Paracelse. Pour lui l’homme était l’esclave de ses passions et s’il voulait retrouver le salut il devait s’en débarrasser. Pour ce faire, il lui fallait redevenir naïf et innocent comme un petit enfant en faisant un travail de métamorphose intérieure, l’homme devait passer une série d’épreuve et mener une vie austère pour revenir aux divinités d’origines. Paracelse avait acquis une réputation étrange : ses collègues disaient qu’il "était le plus fou parmi les médecins et le plus médecin parmi les fous"
Dans le théâtre élisabéthain, le thème qui revient le plus souvent, ce sont les erreurs de Cupidon. C’est justement cet amour qui est la passion la plus dangereuse pour l’homme (d’après Paracelse), il doit donc s’en débarrasser et ne s’occuper que de l’amour divin.
Shakespeare quant à lui n’était pas du tout d’accord avec Paracelse. Il pensait que l’amour est inscrit dans la nature humaine et que l’homme ne pourra jamais s’en débarrasser. L’amour que Shakespeare présente est un amour purifié et lavé de toute bestialité . Cet amour est un premier pas vers le progrès que prône les philosophes de l’époque. Mais même si Shakespeare croyait en le fait que le monde était dirigé par des puissances, il semblerait qu’il ne se soit pas inspiré des sciences occultes mais des folklores anglais et breton qui sont très riches.

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Schopenhauer (Arthur) (Dantzig, 1788 - Francfort-sur-le-Main, 1860)

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Sedaine (Michel jean)(1719- 1797)

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Simenon (Georges) (Liège, 1903 - Lausanne, 1989)

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Smith Adam (1723- 1790)

Son grand ouvrage sur la Richesse des Nations (The Wealth of Nations) parut le 9 mars 1776. Ce livre eut une influence énorme sur la politique économique de l'Angleterre. Pitt appliqua ses principes dans le traité qu'il signa avec la France en 1786, et s'en servit pour l'élaboration de ses budgets. A vrai dire c'était la première fois qu'on appliquait à l'économie politique les procédés de l'enquête scientifique, ou mieux qu'on tentait d'en faire une science à part.
Peu de livres ont en autant de succès et un succès si durable que les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. Ce livre ruina les économistes français qui tenaient le premier rang dans le monde, et son auteur fut, avec quelque exagération, considéré comme le "père de l'économie politique". Pendant près d'un siècle, il régna seul et, après avoir fait faire à la science économique des progrès immenses, il fut cause qu'elle stagna et qu'on s'en tint trop longtemps à l'unique conception de la "division du travail".
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extrait

 

Socrate (470 à 399 av J-C)

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Sophocle (Colone, près d'Athènes, v. 496 - Athènes, 406 av. J.-C.)

  • Poète tragique grec. Ami de Périclès, Sophocle joua un certain rôle dans la vie publique d'Athènes. Contemporain d'Eschyle qui avait été, juste avant lui, le créateur de la tragédie, conçue comme l'expression des rapports de l'homme et des dieux, il aurait écrit plus de cent pièces, dont il ne reste que sept tragédies complètes (Ajax, Électre, Oedipe roi, Oedipe à Colone, Antigone, les Trachiniennes, Philoctète) et quelques fragments.
  • Si Eschyle, en inventant le dialogue entre deux acteurs, est le fondateur du théâtre tel qu'on l'entend en Occident, c'est Sophocle qui en développe les mécanismes et en saisit les extraordinaires possibilités. Sophocle innove par rapport à Eschyle : il abandonne le système de la trilogie cher à son prédécesseur et introduit un troisième acteur dans ses pièces, ce qui autorise une peinture des caractères plus fine : les personnages, confrontés deux à deux, se définissent les uns par rapport aux autres et par les valeurs qu'ils défendent, de sorte que le lyrisme s'efface devant la discussion. Les dialogues et répliques, deviennent désormais "échanges de raisonnements dans le cadre d'une action beaucoup plus animée".
  • Si dans son théâtre les dieux sont toujours tout-puissants sur la destinée des hommes, la justice et la responsabilité des humains sont cependant affirmées et à la fatalité s'oppose la volonté des personnages : ceux-ci sont confrontés à l'autorité sous toutes ses formes, dieux, rois ou chefs, mais aussi aux conseils et aux recommandations de leurs proches, ce qui ne les empêche pas d'aller jusqu'au bout de ce qu'ils ont décidé : Antigone défie l'autorité de Créon, roi de Thèbes, et rejette les conseils de sa sœur Ismène, dans le seul but de rendre les honneurs funèbres au corps de son frère Polynice, tué sous les murs de Thèbes par son autre frère et que Créon avait ordonné de laisser sans sépulture. Ainsi, la tragédie place au premier rang l'homme qui peut, dans une certaine mesure, prendre en main son destin et qui cesse d'être le jouet de l'aveugle fatalité. Le ressort tragique par excellence de ses pièces repose sur la volonté puissante des héros.
  • Sophocle exalte la formidable figure du héros tragique qui, ni tout à fait homme ni tout à fait dieu, refuse son destin, se révolte ou, lorsqu'il est contraint de se soumettre, préfère mourir. Sophocle, pourtant bon citoyen, aime les rebelles, les indomptables. Le thème de la révolte, de la juste révolte qui dresse un être passionné et intraitable contre la raison d'État, est au cœur de son œuvre: Antigone, par exemple, fille d'Œdipe, qui enfreint l'ordre de Créon interdisant d'ensevelir Polynice son frère. Au nom d'une loi morale plus haute que celle de l'État, Antigone décide de donner une sépulture à son frère; elle brave la colère de Créon, qui la condamne à périr emmurée vivante. Mais qu'importe, il n'existe pas de loi plus juste que celle que lui dicte sa conscience.
    Tous les autres héros de Sophocle répondent au même modèle d'obstination tenace, tous placent leur courage au service d'un absolu à côté duquel rien ni personne ne compte: Électre, Héraclès, Œdipe surtout, qui s'obstine à chercher avec une rage orgueilleuse les responsables de la souillure de Thèbes, pour découvrir qu'il est le seul coupable, et assumer son propre châtiment. Tous ces héros, hors du commun, sont de la même famille, marqués implacablement par le destin; tous possèdent le même courage et tentent désespérément de lutter, avant d'être anéantis par la volonté des dieux.
  • On retrouve dans le théâtre de Sophocle l'écho de ses préoccupations civiques. Il s'interroge sur la place et le rôle de la raison et de la volonté dans la vie individuelle et celle de la collectivité. Il pose la question de la connaissance de soi et se demande si les fautes que l'on commet par ignorance, comme celles d'Oedipe, ne sont pas les plus dangereuses et les plus dévastatrices. Et tout son théâtre est traversé par une préoccupation majeure : la survie de la Cité. Un peu comme le fera Shakespeare, ses pièces s'ouvrent sur des cités en état de crise - la peste dans Oedipe Roi, l'incertitude au lendemain d'une guerre civile dans Antigone - et montrent le prix du rétablissement de l'ordre et de la paix.

Ajax 
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Oedipe Roi >E> , >E>
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Antigone
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Antigone, la tragédie du pouvoir: >>>

Électre
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Les Trachiniennes 
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Philoctète
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Sorel Charles (1597-1674)

  • Sa carrière littéraire commence très tôt. En effet, dès 1615 (il n’avait alors que 13 ans), il a écrit Les Vertus du Roy, panégyrique de Louis XIII largement inspiré du modèle latin. En 1621, il publie  L’Histoire de Cléagénor et de Doristée (qui sera portée à la scène par Rotrou) avant de récidiver, une année plus tard, avec le Palais d’Angélie. Bien qu’on retrouve dans cette œuvre les ingrédients du roman sentimental  - style ampoulé, amants passionnés, enlèvements, duels -, "déjà y apparaît une préoccupation  curieuse de vraisemblance. Les héros de ces histoires ne vivent pas dans un pays chimérique, mais en France. "
    Quelques mois plus tard, il publie un autre recueil de nouvelles :
    Les Nouvelles françaises,1623,(<D<) dont Le titre est à lui seul révélateur; Sorel s’insurge en effet contre une habitude fortement ancrée, qui fait des nouvelles espagnoles et italiennes un modèle incontournable tout en se livrant par ailleurs à une remise en question voilée des clichés du roman sentimental ( comme Madeleine de Scudéry et de La Calprenède s'en étaient fait une spécialité
  • Sans doute animé par l’esprit iconoclaste et anticonformiste (Libertinage) qui règne au sein du groupe composé de Théophile de Viau, de Boisrobert, de Saint-Amant et de Du Vivier Sorel allie dans l'Histoire comique de Francion,1623,(<D<) la satire sociale à la critique des stéréotypes romanesques. Si toutefois l’inspiration espagnole et italienne est prégnante, elle est largement contestée. Lecteur cultivé, Sorel fait preuve d’une parfaite maîtrise  de ses références qu’il tourne et retourne dans tous les sens et avec une aisance hors-pair. Le succès fut immédiat et retentissant.
    Avec le Berger extravagant  (1624), Sorel a voulu faire un livre "qui fust le tombeau des romans ", un " anti-roman ", une sorte de Don Quichotte français en somme. En effet, dans cette histoire, Sorel a imaginé un personnage, Lysis, tellement imprégné de romans qu’il confondait réalité et fiction et se prenait pour les héros de ses livres. On devine aisément les intentions de Sorel : il a voulu instruire le procès du roman héroïque et sentimental (>284)en condamnant son invraisemblance et son irréalisme ( cela fait d'ailleurs penser à ce que fera Flaubert avec Madame Bovary).
    Ces deux livres sont un point d’aboutissement logique de sa conception de la littérature : " Quelques Autheurs croyant que ne conversant qu’avec des Heros, il en sont bien plus estimables que ceux qui se trouvent toujours avec la lie du peuple : Mais ils ne voyent pas que les bons Livres Comiques sont des Tableaux naturels de la vie humaine, au lieu que pour eux, ils ne nous representent souvent que des Heros de masquarade, et des avantures chimeriques ".
  • En 1634, il écrit la Vraye histoire de Polixène, puis en 1637 le Jugement du Cid; en 1642, la Nouvelle de la maison des jeux; en 1643 la Relation extravagante venue du royaume de Cypre, Polyandre en 1648. Fréquentant les milieux libertins et gassendistes, il écrit la Science universelle (1644-1648) ce qui lui vaudra de perdre sa pension d'historiographe. En 1658, il s'amuse à carricaturer le portrait précieux dans l'île de portraiture
    La Bibliothèque française (1664 et 1667), puis De la Connaissance des bons livres ne constituent pas à proprement parler un tournant dans la carrière de Sorel, mais s'il est vrai que l’auteur passe de la fiction à la critique littéraire ( les deux livres, regard critique porté sur la production littéraire du XVIIème, siècle, sont aujourd’hui un outil de travail  précieux ), il ne déroge point à son tempérament frondeur.

Voir 380

 

Spaventa

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Spence

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Spinoza (Baruch de) (Amsterdam, 1632 - La Haye, 1677)

  • Appartenant à une famille juive d'origine méridionale (Portugal), il fut élevé par les rabbins dans l'étude de l'Ancien Testament et du Talmud. D'assez bonne heure son esprit secoua le joug de la scolastique juive, et, pour avoir émis des doutes sur l'authenticité des textes consacrés, il fut solennellement excommunié de la synagogue. Il avait vingt-quatre ans, il était initié aux idées de son temps, en particulier à la philosophie de Descartes (Cartésianisme), mais bientôt il pensa par lui-même, et imagina un système qui lui est propre; il se retira pour méditer, d'abord aux environs de La Haye (Rhinsburg, de 1656 à 1663 Voorburg, de 1663 à 1669), puis à La Haye, gagnant le peu qui lui suffisait à vivre en préparant des verres pour les microscopes; il y mourut de la tuberculose, à peine âgé de 45 ans. Il avait refusé la chaire de philosophie de Heidelberg pour conserver toute son indépendance.
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Staël (Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein, dite Mme de) (1766 - 1817)

  • Fille du célèbre banquier Necker, elle épouse l'ambassadeur de Suède à Paris, Erik Magnus, baron de Staël-Holstein. D'abord favorable à la Révolution, elle la condamna après la chute de la royauté et se réfugia en Suisse, à Coppet (1792), où elle noua avec Benjamin Constant une liaison mouvementée (1794-1808).
    Son premier livre,
    De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations * (1796), la rendit célèbre. Elle revint à Paris en 1797, mais, en 1803, Bonaparte la contraignit à un exil qui dura jusqu'à la Restauration.
    Ses oeuvres importantes annoncent, par leur inspiration et leurs idées, le Romantisme: ses romans comme
    Delphine (1802), Corinne (1807), ses Essais comme De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales (1800), De l'Allemagne (1810).
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*De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations
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Stendhal (Henri Beyle, dit) (1783-1842).

  • Né Henri Beyle dans la bourgeoisie aisée de Grenoble, fils d'un magistrat grenoblois, orphelin de mère à sept ans, il prend part aux campagnes du Consulat et de l'Empire. La découverte de l'Italie (1800) sera pour lui un ravissement qui inspirera fotement sa production littéraire.
    Après la chute de l'empereur, il s'installe à Milan (1814-21), fréquentant les salons et publiant ses premiers essais:
    Lettres sur Haydn, Mozart et Métastase (1814), Rome, Naples et Florence (1817, sous le nom de Stendhal, qui apparaît pour la première fois), Histoire de la peinture en Italie (1817). Mais ses liens avec les milieux libéraux italiens le rendent suspect à la police autrichienne et l'oblige à rentrer en France.
    Il se fixe alors à Paris de 1821 à 1830 et entre dans l'administration.Il publie
    De l'amour (1822), défend le romantisme (Racine et Shakespeare, 1823 et 1825), fait éditer un premier roman, Armance (1827), des Promenades dans Rome (1829) et un autre roman, le Rouge et le Noir (1830).
    Déçu par l'accueil fade réservé à ses livres et,gêné par l'insuffisance de ses ressources, qui ne lui permettent pas de vivre en " homme de lettres " indépendant, il accepte un poste de consul à Trieste (1830), puis à Civitavecchia. En 1834, il commence un nouveau roman
    Lucien Leuwen, qui restera inachevé de son vivant.
    De 1836 à 1839, il obtient un congé, qu'il passe à Paris, publiant les Mémoires d'un touriste
    (1838), un recueil de Nouvelles les Chroniques italiennes (1839), la Chartreuse de Parme (1839) qui obtient un grand succès d'estime (auprès de Balzac, notamment et des récits dramatiques tels que l'Abesse de Castro, réunis plus tard sous le titre de Chroniques italiennes.
    À sa mort, il laisse de nombreux manuscrits inachevés dont Lucien Leuwen et Lamiel (publié en 1889).
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Racine et Shakespeare
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La Chartreuse de Parme
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Chroniques italiennes  
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Steinbeck

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voir 247

 

Strauss (David Friedrich) (Ludwigsburg, 1808 - id., 1874)

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Strinberg August August (Stockholm, 1849 - 1912) Suédois

  • Il commença des études de mèdecine à l'université d'Uppsala, mais fut bientôt attiré par le métier de comédien. Ses débuts furent peu propices, et, devant renoncer à jouer des pièces, il se mit à en ecrire; en septembre 1870, le Théâtre Royal de Stockholm donna son acte A Rome, et en l872 il acheva son premier chef-d'oeuvre, Maître Olof. Pour sa première femme, actrice débutante, il composa ses deux drames "mediévaux", Le Secret de la Guilde (1880) et La Femme de Sire Bengt (1882).
    Ayant publié en 1879 son premier roman,
    La Chambre rouge, il se mit à analyser les relations maritales dans une série de nouvelles, Les Mariés (1884), puis écrivit coup sur coup, en 1887-1888, les cruelles confidences dramatiques qu'il est convenu d'appeler ses drames naturalistes: PËre, Mademoiselle Julie, Les Créanciers. Antoine admira la première pièce, et promit de l'inscrire au programme du Théâtre Libre, mais c'est finalement Lugné-Poe qui la monta, en décembre 1894, après avoir donné Les Créanciers ; en janvier 1893, le Théâtre Libre avait joué Mademoiselle Julie. Après son divorce, Strindberg voyagea pendant quelques années, puis traversa la grande crise physique et psychologique dont il retraça le déroulement dans Inferno (1897). Il composa en 1898 la trilogie du Chemin de Damas, que suivirent La Danse de mort (1900)et Le Songe, (1901). Il créa en 1902, à Stockholm, le Théâtre Intime, salle d'essai qui fut peut-Ítre le berceau de l'expressionnisme, et où fut jouée, entre autres, La Sonate des fantômes (1908). Grand admirateur des romans de Zola, Strindberg fut fortement influencé par le drame tiré de Thérèse Raquin. Il envoya au romancier, en 1887, le manuscrit de sa propre traduction française de Père, et en 1892 il proposa à son éditeur de traduire en suédois La Faute de l'abbé Mouret.

Voir aussi : 290

 

Sue dit Eugène (1804 - 1857).

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Sully Prudhomme (René François Armand Prudhomme, dit) (1839 - 1907)

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Svevo Italo Ettore Schmitz (1861-1928)

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Swift Jonathan (1667-1745)

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27/09/12
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