BAC de Français (EAF ) et Terminale L, Prépas, BTS...

 

Vallès Jules

 

  • Jules Vallès ne connaîtra guère " les joies du foyer" entre un père rigide, "pion" devenu professeur, et une mère qui élève durement sept enfants.
    Après de brillantes études, il envisage le professorat, mais à Paris, il devient journaliste, menant une vie de bohème contestataire, et se lance dans la lutte politique.
    Sous le second Empire, il est l'un des meneurs de l'opposition. La république proclamée, il fonde Le Cri du peuple, participe à la Commune de Paris, puis connaîtra l'exil à Londres.
    Sa trilogie romanesque d'
    inspiration autobiographique (L'Enfant , 1879; Le Bachelier , 1881- L'Insurgé , 1886), à la fois témoignage personnel et fresque sociale, retrace les grandes étapes de son parcours .
    Revenu en France après l'amnistie de 1880, il reprend son journal et soutient des campagnes socialistes. Lors de son enterrement, plus de cent mille ouvriers l'accompagnent au Père-Lachaise, dans une ambiance d'émeute.

l'Enfant
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le Bachelier
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l'Insurgé
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voir aussi : Naturalisme
Roman d'apprentissage

 

 

Vauvenargues (1715-1747)

Né à Aix-en-Provence dans une famille de petite noblesse peu fortunée, pris de gloire militaire, il choisit la carrière des armes en 1735, mais dut quitter l'armée en 1744, à cause de problèmes de santé 
Si Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues, a pu inscrire son nom entre ceux de La Rochefoucauld et de Chamfort, c'est parce qu'il a vécu en accéléré les grandes vicissitudes de la condition humaine: les espoirs déçus d'un aristocrate provençal, les horreurs de la guerre en Italie et en Bohême, l'orgueil blessé d'un jeune écrivain moqué par les cénacles parisiens, les tortures de la maladie, l'infirmité,.... Ces expériences, jointes à la lecture assidue des maîtres de l'Antiquité, l'orientèrent vers le stoïcisme et ont nourri
l'Introduction à la connaissance de l'esprit humain, les Réflexions et maximes, Caractères et Dialogues...

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voir 282

 

 

Verga Giovani

  • Giovanni Verga se rend compte de l'inutilité du Risorgimento et de l'unification italienne pour le peuple sicilien. Son intérêt pour les classes populaires et les problèmes sociaux du Mezzogiorno provient du mouvement positiviste apparu en France vers 1850, (opposé à l'idéalisme romantique), et du Naturalisme, illustré en littérature par les oeuvres de Zola.
    Verga est le fondateur d'un mouvement littéraire méridional et rural : le
    Vérisme, forme italienne du Naturalisme.

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Verlaine (Paul) (1844 -1896)

  • Employé de bureau de la Ville de Paris (1864), il publia Poèmes saturniens (1866) et Fêtes galantes (1869), d'inspiration parnassienne.
    En 1870, il épousa Mathilde Mauté, inspiratrice de
    la Bonne Chanson (1870).
    Le jeune
    Rimbaud, enthousiasmé par la poésie de Verlaine, le rencontre en 1871. Cinq mois plus tard, Verlaine abandonne sa famille et vagabonde avec Rimbaud pendant deux ans, en Belgique puis à Londres où il vit une existence misérable. En Juillet 1873, lors d'une crise passionnelle, il blesse Rimbaud de deux coups de feu et est condamné à 18 mois de prison. A sa sortie, ayant retrouvé la foi, officiellement séparé de Mathilde, il se remet à écrire, enseigne en Angleterre, puis chez les jésuites, et mène une vie sans histoire, jusqu'en 1879, où il s'amourache d'un élève assez peu doué. Il publie Romances sans paroles (1874) où il établit une connivence entre poésie et musique, plaçant ainsi au premier plan, dans la logique du Symbolise, la recherche de la musicalité du vers, Sagesse (1881). Il perd son poste de professeur et s'essaie à l'agriculture dans le Nord, ce qui s'avéra là encore un échec désastreux.
  • A partir de 1883, Verlaine est reconnu par ses pairs, et ses poésies éditées à compte d'auteur sortent peu à peu des caves où elles étaient stockées: en 1884 paraissaient Jadis et Naguère (qui inclut l'Art poétique, 1874) et les Poètes maudits, où il révèle au public de nouveaux poètes, tels Rimbaud, Mallarmé, Villiers de l'Isle-Adam.... Verlaine mène cependant une existence précaire, oscillant entre catholicisme et débauche, il écrit des vers plus ou moins bons, et des textes grivois et se laisse parasiter par des demi- mondaines.. Sa misère matérielle et physique devient de plus en plus profonde.Elle coïncide paradoxalement avec le début de sa gloire littéraire. En 1894, il est couronné " Prince des poètes " et se voit doté d'une pension..En Janvier 1896, il est trouvé mort sur le sol de son taudis.
  • Paul Verlaine tient une place à part dans la poésie du XIXème siècle, par la sincérité de son lyrisme et le caractère très personnel de son oeuvre. Il peut être considéré comme le grand poète du Symbolisme.
    On a dit que le vers de Verlaine chantait plus et mieux qu'aucun autre et que c'est " à partir de Baudelaire
    et de Verlaine (...) que s'opère définitivement la liaison entre poésie et musique " (C. Cuénot)

Fichiers audio:
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Oeuvres:

1866
Poèmes Saturniens
1869
Fêtes Galantes : Ces poèmes ont pour point de départ des tableaux des peintres français Watteau et Fragonard : ils sont peuplés de bergères, de marquis ci autres créatures de fantaisie évoluant dans un milieu frivole et campagnard.
1870
La Bonne Chanson : Verlaine devient très personnel dans ces poèmes où il écrit ses espoirs mais aussi ses inquiétudes face au mariage dans lequel il va s'engager avec Mathilde.
1874
Romances sans Paroles
1881
Sagesse
1884
Jadis et Naguère
1888
Amour
1889
Parallèlement
1891
Bonheur et Chansons pour elle

 

Verne Jules (1828-1905)

  • Jules Verne a vécu dans une période axée sur le progrès, ce qui lui a permisde rédiger ses récits, des romans dont le réalisme scientifique est des plus étonnants. Ses livres sont bourrés d'inventions "extra-ordinaires" familières aujourd'hui mais qui n'existaient pas à son époque.
    Bien qu'il ait fait du théâtre et de la poésie, c'est dans le
    roman d'anticipation qu'il se révéla au grand public et qu'il perça véritablement dans le monde littéraire. En écrivant (une oeuvre colossale de plus de cent ouvrages), Jules Verne avait l'ambition de réaliser une mission d'éducation s'adressant au public le plus large et non comme on le croit aujourd'hui celui des adolescents car à son époque l'inconnu de la science et de la géographie concernait la plupart des adultes.
  • Sa rencontre avec l'éditeur Hetzel, en octobre 1862, lui permit de recueillir de gros succès dans le genre qu'il avait créé avec Cinq semaines en ballon (1863): le roman d'anticipation scientifique, fondé principalement sur le progrès technologique, qui permet la connaissance et la conquête, à la fois positives et fantasmatiques, des terres, des mers, du ciel. L’éditeur Hetzel devait dès 1867 reconnaître avec prémonition la portée de l’œuvre engagée par son poulain : « ... il faut bien se dire que l’art pour l’art ne suffit plus à notre époque, et que l’heure est venue où la science a sa place dans le domaine de la littérature. (...) Son but est, en effet, de résumer toutes les connaissances géographiques, géologiques, physiques et astronomiques, amassées par la science moderne, et de refaire sous la forme attrayante et pittoresque qui lui est propre, l’histoire de l’univers ».
    Faut-il voir dans ce « manifeste » publicitaire, la naissance de la littérature de science-fiction à laquelle Jules Verne est identifié ? Si le genre est en gestation depuis l’Antiquité (L’Histoire véritable de Lucien de Samosat), ou
    Cyrano de Bergerac qui explore les Mondes et empires de la Lune ainsi que les Mondes et empires du Soleil au XVIIème siècle, et Mary Shelley créatrice du premier androïde de conception humaine en 1818 dans Frankenstein, Jules Verne est sans doute le premier écrivain à donner à ses romans aucun autre but que celui d’extrapoler sur les connaissances de son temps. Il n’a aucune autre prétention que celle de les mettre en exergue, sans s’occuper (ou si peu) de philosophie, ou de métaphore idéologique ; il veut seulement distraire en se référant à elles comme moteur de l’aventure, pour la diffuser au plus grand nombre. Positiviste, il est le parfait porte-parole d’Auguste Comte (1798-1857).
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Voir aussi in : 187

Inforond

Cinq Semaines en ballon
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Voyage au centre de la Terre
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Vingt mille lieux sous les mers
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Le tour du monde en quatre-vingt jours
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Robur le Conquérant
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Viau Théophile de (1590-1626)

  • De petite noblesse protestante, il s'initie adolescent à la débauche à la faveur d'amitiés douteuses. Secrétaire poétique au service du comte de Candale, en 1615, il va se faire remarquer dans ses oeuvres par des façons impies et licencieuses qui flattent l'hostilité de l'aristocratie face au despotisme croissant .
    A travers les odes et les
    stances, les satires et les épigrammes du premier recueil de ses Oeuvres poétiques (1621-1623), Théophile confesse son libertinage spirituel avec une telle candeur et un tel succès que la morale offusquée s'en offense et que deux zélés jésuites mettront gravement sa vie en danger compte tenu de l'agitation protestante qui marque cette époque(>->314). Mais s'il abjure alors en 1622 la religion de son enfance, en 1623, la publication du second recueil de ses oeuvres et surtout celle du Parnasse satyrique, ne lui évite ni le scandale ni sa condamnation par contumace au bucher.
    Arrété et mis en prison (1623-1625) il échappera finalement à la mort grace à ses protecteurs après avoir écrit quelques-unes de ses pièces les plus durables :
    la Lettre de Théophile à son frère et la Maison de Sylvie, suite de dix odes commencées à Chantilly chez son protecteur, Henri de Montmorency.
    Banni, puis gracié, il mourra des suites de sa captivité, un an après sa libération, à l'âge de trente-six ans.

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Vico (Giambattista) (Naples, 1668 - id., 1744)

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Victor Paul Emile

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de Vigneules Jean

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Vigny (Alfred, comte de) (Loches, 1797 - Paris, 1863)

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Villehardouin Geoffroy (1150-1213)

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de Villiers Gérard

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voir : 259

 

 

Villiers de l'Isle-d'Adam

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Villon François (1431-1463)

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voir aussi in : 281

 

Virgile ( près de Mantoue, v. 70 - Brindisi, 19 av. J.-C.)

Né dans un milieu rural relativement modeste, il célèbre sa province natale en composant les Bucoliques 42-39 av. J.-C.), Églogues qui exaltent la vie pastorale. Protégé d'Octave (le futur Auguste), il publia en 29 av. J.-C les Géorgiques (écrites de 39 à 29), dont les 4 chants répondent à un projet d'Auguste: redonner aux Romains le goût de l'agriculture. Poète national, Virgile chanta ensuite Auguste et la grandeur romaine dans l'Énéide (inachevée et posthume 19 av. J.-C.). Épopée en 12 chants, l'Énéide est le miroir du destin romain, où le passé légendaire éclaire le présent. Dans ce poème de la réconciliation générale comme dans toute l'oeuvre de Virgile, on retrouve le même thème: la recherche de l'harmonie avec la nature, avec les hommes, avec les dieux, par la poésie, le travail, l'histoire.
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Les Bucoliques
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Les Géorgiques
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L'Énéide:
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Vivant Denon (1747-1825)

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Point de lendemain
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Voir : 292

 

 

Voisenon (1708-1775).

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Voiture Vincent (1597 - 1648)

  • Homme d'esprit, le parfait Honnête-homme considéré comme l'"âme" du salon de la Marquise de Rambouillet, il écrivit des Poésies et des Lettres dans une langue raffinée jusqu'à l'affectation, parfait exemple de la Préciosité.
    Le monde littéraire s'émut quand, un an après sa mort, les partisans de son sonnet
    Uranie s'opposèrent vivement aux tenants de celui de Benserade, Job (1649). Voiture fut ainsi à l'origine d'un long débat sur le " naturel " dans la littérature.. Il reste l’exemple parfait du poète de Salon, dont Molière se moqua à plusieurs reprises dans ses pièces. Il entre à l'Académie française en 1634.

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Volney (Constantin François de Chassebuf, comte de) (Craon, Anjou, 1757 - Paris, 1820)

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Voltaire (François Marie Arouet, dit) (1694 - 1778).

  • Célèbre Philosophe, romancier et dramaturge français qui incarne l'une des "Lumières du Siècle des Philosophes"
  • Issu de la bourgeoisie parisienne (son père est notaire), il fait ses études chez les Jésuites. Plutôt que de faire son droit, il préfére fréquenter les milieux littéraires libertins où il se fait remarquer comme bel esprit et poète mondain.
  • En 1715, Louis XIV meurt. Commence l'aimable Régence, et Voltaire est reçu à la cour de Sceaux, chez la duchesse du Maine, où il donne des contes en vers et des divertissements de salon. Sa veine satirique se révèle dans un poème dirigé contre La Motte, puis un autre contre le Régent, qui se fâche et l'exile à Sully-sur-Loire en mai 1716. Un an plus tard, Voltaire récidive - son esprit caustique le conduit cette fois à la Bastille. Il en sort le 10 avril 1718. Mais il n'a pas perdu son temps. Du fond de son cachot, il s'est trouvé un nom et une signature : arovet le jeune devient, par anagramme, voltaire. Il a également conçu le projet d'une grande épopée, La Ligue(1723), qui deviendra La Henriade (1728).Sa carrière d'homme de lettres est désormais lancée. Il lui manque la consécration, qui ne tarde pas à venir : c'est la représentation par la Comédie-Française, de sa première tragédie (OEdipe, 1718 >>>) qui lui apporte la reconnaissance officielle et le succès.
  • En 1725, il participe aux cérémonies officielles du mariage de Louis XV. Son statut de poète de cour lui vaut une pension de la reine, qui vient s'ajouter à une ancienne pension du Régent A la suite de la fameuse "mise en boite" du chevalier de Rohan-Chabot qui lui valut une piteuse bastonnade, on l'arrête et on le conduit à la Bastille d'où il sort quelques jours plus tard avec ordre de s'exiler loin de Paris.
  • Il s'embarque alors pour l'Angleterre (1726-1729) et découvre la monarchie parlementaire qui donne place à la bourgeoisie et accorde également une grande liberté de pensée, fréquente les meilleurs esprits et prend ses notes. prend contact avec des philosophes ( Locke notamment) et considère désormais la nation britannique comme le pays de la liberté. Rivale de la France depuis toujours, l'Angleterre avait pris une sensible avance en politique, en commerce et en philosophie. L'établissement d'une monarchie constitutionnelle, admettant la tolérance religieuse et une certaine liberté de pensée, permettait aux progrès des Lumières de se développer. Dans cette " île de la Raison ", le projet d'écrire des "lettres anglaises " où il va entreprendre de célébrer l'Angleterre pour critiquer la France fait son chemin. Mais ce n'est que six ans après son retour en France, en 1733, qu' il publie un ouvrage, écrit en anglais, "letters concerning the English Nation" qu'il va reprendre sous le titre de "Lettres anglaises". Il reprend ensuite les "Lettres Anglaises" sous le titre de "Lettres philosophiques sur l'Angleterre ou Lettres anglaises *", qui seront publiées en 1734. Cet ouvrage comprend 25 lettres. Avec cette oeuvre, la carrière de Voltaire prend un tournant important, et le poète léger s'est désormais mué en philosophe audacieux. Durant ce séjour forcé il conçoit, notamment l'Histoire de Charles XII destinée à dénoncer la "folie des conquêtes"(publiée en1731) et compose des tragédies inspirées de Shakespeare qu'il publie de retour en France ( Brutus ), 1730; Zaïre, 1732).
  • Revenu en France, ses ennuis avec les autorités royales travaillées par les groupes de pression et les jaloux de son talent continuent de le poursuivre. La critique des dogmes du christianisme (Épître à Uranie, 1733) et des écrivains à réputation surfaite (le Temple du goût, 1733) puis le scandale en 1734 soulevé par l'édition des Lettres philosophiques sur l'Angleterre ou Lettres anglaises le contraignent à accepter l'hospitalité de la Marquise du Châtelet dans son château de Cirey en Lorraine.
  • Chez la "divine Émilie" (1734-1749) il tient sa cour d'intellectuel et exprime son épicurisme dans des poèmes comme les Discours sur l'homme(1738). Très entouré d'amis auxquels il fait jouer ses nouvelles tragédies, La Mort de César, (1735), Mahomet (1741), Mérope,(1743),Voltaire s'adonne à des travaux scientifiques, et rédige notamment en 1747 le Conte philosophique Zadig ou la Destinée (1747) dans lequel il raille la présomption humaine et dénonce les injustices sociales. Ce conte marque de nouveau sa déconvenue après un bref retour en grace auprès de Louis XV mais qui lui valut d'être reçu à l'Académie française. Mais surviuent en 1749 le décès de sa protectrice;
  • Privé de l'aide de Mme du Châtelet (décédée en 1749), il accepte l'invitation du roi de Prusse, Fredérick II, à Potsdam (1750), où, correcteur des vers de son hôte, il écrit le Siècle de Louis XIV (1752) et le conte philosophique Micromégas (1752)>>>. Mais bientôt Voltaire et Frederick II se fâchent.
  • Il revient en France (1753), mais non à Paris et se retire aux "Délices" près de Genève où il rédige son histoire de la civilisation, L'Essai sur les moeurs, parallèlement au poème philosophique Sur le désastre de Lisbonne (1756)réfutation acerbe de l'optimisme de Leibniz et dont la thèse pessimiste, opposée à celle de Rousseau, fut reprise plus tard dans Candide. Son poème héroï-comique la Pucelle (1755) scandalise les Catholiques, son Essai sur les moeurs (1756) excite contre lui les protestants.
  • Installé désormais dans le domaine qu'il achète à Ferney il passe ses dernières années, les plus fécondes, il fit prospérer le village, entretint une vaste correspondance et accueillit d'innombrables visiteurs. L'essentiel de son activité littéraire fut consacrée à diffuser ses idées philosophiques: Dictionnaire philosophique (1764-1769); particulièrement dans de nouveaux contes comme L'Ingénu, 1767 (un conte satirique dénonçant la corruption des moeurs politiques et morales >D>) Jeannot et Colin (conte philosophique et satire des parvenus,1766), des pamphlets antireligieux et de courageuses interventions en faveur des victimes de l'intolérance ou de certaines pratiques judiciaires (Calas, Sirven La Barre, Montbailli, Lally-Tollendal). Lorsqu'on lui demande, en 1762, pourquoi il s'intéresse au sort du père Calas, injustement condamné, Voltaire répond : "C'est que je suis homme" et lance aux juges : "Vous devez compte aux hommes du sang des hommes !". En 1763, il présente son Traité sur la tolérance comme une "requête de l'humanité" >>E.

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