Dumas fils
(1802-1870)

Fils naturel du romancier Alexandre Dumas (1802-1870) qui ne le reconnaît qu'en 1831, de même que sa mère, une modeste couturière, c'est finalement après un combat douloureux entre ses parents que son père qui en obtient la garde. Il entre en pension dès l'âge de neuf ans et vit douloureusement son statut de bâtard.
En 1844, il rencontre Marie Duplessis, qui devient sa maîtresse et lui inspirera le personnage de Marguerite Gautier, l'héroïne de
la Dame aux camélias.
En 1845, il publie en feuilleton son premier roman les Aventures de quatre femmes et d'un perroquet
Il connaît la célébrité grâce à son roman la Dame aux camélias qu'il publie en 1848. Il adaptera lui-même ce récit au théâtre en 1852. Il obtiendra un succès énorme, sans doute un des plus importants du XIXème siècle. L'année suivante, la pièce est adaptée pour l'opéra par Francesco Maria Piave et Giuseppe Verdi sous le titre de la Traviata.
Très marqué par son statut d'enfant naturel, il devient l'avocat des "enfants sans parents" et des "filles-mères". Il est particulièrement attentif aux "sujets de société " : drames familiaux, prostitution, adultère, divorce, condition féminineŠ ce qui lui vaudra la réputation "d'auteur à scandales".
Il est l'auteur d'une dizaine de romans (
le Régent Mustel, 1852; Sophie Printemps, 1854; l'Affaire Clemenceau, 1866Š) et de nombreuses pièces de théâtre (le Demi-Monde, 1855; la Question d'argent, 1857; le Fils naturel, 1858; Un père prodigue, 1859; l'Ami des femmes, 1864; les Idées de Mme Aubray, 1867; la Princesse Georges, 1871; Monsieur Alphonse, 1873; Denise, 1885; Francillon, 1887).
Il sera élu à l'Académie française en 1874.

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Résumé de La dame aux Camélias


Acte 1
Nous sommes dans le boudoir de Marguerite Gautier, une ancienne lingère, de santé fragile, entretenue par le duc de Mauriac. Il y a là Nanine, la servante, et le vicomte de Varville qui attendent Marguerite.
Arrive Marguerite Gautier, qui rentre de l'Opéra et qui demande à Nanine de faire préparer le souper. Ils passent au salon et le vicomte de Varville se met au piano. Marguerite se moque de son obstination : ce dernier a fait livrer un bouquet de roses et de lilas blancs. Marguerite avoue au Vicomte que si son surnom est la Dame aux camélias, c'est justement parce qu'elle n'aime que ces fleurs-là et qu'il est inutile de lui en offrir d'autres.
Entre un joyeux couple : Prudence et Gaston. Ils sont accompagnés d'un homme plus discret : Armand Duval, secrètement amoureux de Marguerite. Prudence et Gaston présentent Armand et apprennent à Marguerite combien Armand s'est inquiété pour sa santé. Marguerite reproche au comte de Varville, son manque d'intérêt. Armand propose alors un toast. Marguerite le remercie et indique qu'elle souhaite danser. Elle demande à Gaston de jouer. Marguerite commence à danser puis s'interrompt, prise soudain par l'une de ses crises de phtisies. Elle demande à rester seule. Armand Duval, toutefois, veut rester avec elle. Il lui déclare alors son amour. Marguerite, malgré son trouble, relativise : ".. aimez moi comme un bon ami, mais pas autrement. Venez me voir, nous rirons, nous causerons; mais ne vous exagérez pas ce que je vaux, car je ne vaux pas grand chose. Vous avez un bon c¦ur, vous avez besoin d'être aimé; vous êtes trop jeune et trop sensible pour vivre dans notre monde; aimez une autre femme ou mariez-vousŠ".
Puis Marguerite offre à Armand un camélia qu'il doit lui rapporter le lendemain "quand il sera fané" dit-elle. Tout le monde rejoint Marguerite et Armand, on boit, on chante, on danse.


Acte II
Armand ayant vu rentrer chez Marguerite Gautier, le Comte de Giray écrit une lettre désespérée à celle qu'il aime : "Š Au moment où je sortais de chez vous, M. le Comte de Giray y entraitŠ pardonnez moi le seul tort que j'aie, celui de ne pas être millionnaire, et oublions tous les deux que nous nous sommes connus, et qu'un instant nous avons cru nous aimer. Quand vous recevrez cette lettre, j'aurai déjà quitter ParisŠ"
Marguerite est troublée. Elle hésite. Elle ne souhaite pas se lier à un seul homme, préférant vivre, libre, au jour le jour. Grâce à l'intervention de Prudence, elle accepte de revoir Armand. Après des excuses réciproques, Marguerite avoue son trouble à Armand : " En une minute, comme une folle, j'ai bâti tout un avenir sur ton amour, j'ai rêvé campagne, pureté; je me suis souvenue de mon enfance; on a toujours eu une enfance, quoi que l'on soit devenueŠ" Puis elle le met en garde sur les dangers de cet amour naissant : "Ne me trompe pas, Armand, songe qu'une émotion violente peut me tuer; rappelle toi bien qui je suis, ce que je suisŠ"

Acte III
Marguerite s'est réfugiée avec Armand à Auteuil, dans une maison de campagne. Ils y vivent là un grand bonheur. Mais Armand est bouleversé par Prudence, qui lui avoue avoir reçu l'ordre de vendre certaines propriétés pour faire face aux problèmes matériels. Il décide alors de regagner Paris pour éviter cela. Marguerite apparaît à son tour, elle attend un homme d'affaires. Mais c'est le père d'Armand qui se présente. Celui-ci est sévère avec Marguerite. Elle lui avoue son intention de tout vendre pour ne rien devoir à Armand. M. Duval père vient en fait demander un grand sacrifice à Marguerite, celui de renoncer à Armand. En effet cette liaison scandaleuse met en péril le mariage de sa fille. Marguerite qui tout d'abord refuse, finira par accepter. Après le départ de M. Duval père, elle s'apprête à écrire une lettre d'adieu à Armand. L'arrivée soudaine du jeune homme la trouble, elle se jette dans ses bras en pleurant et s'enfuit. Armand ne comprend pas, mais la lettre de Marguerite lui parviendra quelques instants plus tard lui laissant croire qu'elle est entre les bras d'un autre homme.

Acte IV
Nous sommes dans un salon très élégant chez Olympe. Les invités jouent aux cartes, rient et boivent. Marguerite doit venir, en compagnie du Vicomte de Varville. Mais Armand Duval est là aussi. Il n'a qu'un désir : se venger de son ancienne maîtresse. Il joue aux cartes avec le Vicomte et gagne une somme considérable. Marguerite lui demande de l'écouter en aparté. Elle voudrait tout lui avouer, mais se rappelant de la promesse à M. Duval père, elle déclare aimer le Vicomte de Varville. Fou de rage, Armand appelle tous les invités et devant eux, il jette tous les billets qu'il a gagné au visage de Marguerite. Elle pousse un cri et tombe à la renverse. Varville crie son mépris à Armand : " Décidément, Monsieur, vous êtes un lâche."

Acte V
Marguerite est au lit chez elle, gravement malade. De plus elle est poursuivie par les huissiers. Elle sait qu'elle n'a plus que quelques heures à vivre. Dehors, les rues de Paris renvoient l'écho des fêtes du Carnaval. Marguerite reçoit uen lettre de M. Duval qui lui annonce que lui et son fils lui demanderont pardon du mal qu'ils lui ont fait. Puis Nanine annonce la bonne nouvelle: la venue d'Armand. Il se confond en excuses : C'est moi Marguerite, moi si repentant, si inquiet, si coupable, que je n'osais franchir le seuil de cette porte. Si je n'eusse rencontré Nanine, je serais resté dans la rue à prier et pleurerŠ". Marguerite savoure ces retrouvailles et cette réconciliation tardive. A Armand qui s'inquiète de sa pâleur, elle répond " Š Tu comprends que le bonheur ne rentre pas aussi brusquement dans un c¦ur désolé depuis longtemps, sans l'oppresser un peuŠ"
Puis une dernière fois, elle réconforte celui qu'elle va abandonner : Comment, c'est moi qui suis forcée de te donner du courage? Voyons obéis, moi. Ouvre ce tiroir, prends-y un médaillonŠ c'est mon portrait, du temps que j'étais jolie! Je l'avais fait faire pour toi; garde le, il aidera ton souvenir, plus tardŠ"
Puis elle s'éteint, heureuse. C'est Nichette, agenouillée à son chevet qui lui rendra cet hommage : " Dors en paix, Marguerite! Il te sera beaucoup pardonné, parce que tu as beaucoup aimé ! " 

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27/09/12
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