Agé de 14 ans, il découvre : Ainsi parlait Zarathoustra, de son maître à penser Friedrich Nietzsche. Après un séjour en Allemagne et en Angleterre, il se définit comme "germanophile et anglomane". La guerre de 1914 éclate, il sert dans l'infanterie et sera blessé trois fois. Le choc de la guerre le marquera à jamais et déterminera toute son oeuvre à venir .
Au lendemain de la guerre, il se lie d'amitié avec Aldous Huxley, l'auteur du roman d'anticipation : Le meilleur des mondes.
Il dévore les livres de Shakespeare, de Goethe, de Schopenhauer, de Dostoïevsky, de Proudhon, de Sorel, de Barrès, de Péguy et de Maurras.
Ses premiers poèmes sont publiés en 1917 avec Interrogation. Entre 1920 et 1924, il est tenté par le Dadaïsme, se rapproche des Surréalistes : André Breton et Paul Éluard. Mais en 1925, il signe un article historique dans la NRF : la véritable erreur des surréalistes qui le sépare pour toujours de l'avant-garde. Entre-temps, il écrit et alterne entre essai lyrique (Mesure de la France) et roman analytique (L'homme couvert de femmes). En 1926, il rencontre Emmanuel Berl à La Revue hebdomadaire.1927 est l'année de l'amitié majeure de Drieu avec André Malraux. Il écrit des articles pour Bertrand de Jouvenel à La Lutte des Jeunes en 1934 et fait la connaissance du militant Pierre Andreu, son futur biographe. Il écrit sa profession de Foi dans Socialisme fasciste : "Cette envie de faire une politique de gauche avec des hommes de droite."
La même année, il rencontre Ernst von Salomon à Berlin. Drieu excelle dans le journal intime ou le témoignage introspectif.
Ses réflexions décadentistes et ses descriptions pessimistes du monde littéraire et politique font de lui le meilleur mémorialiste de son temps. Sans oublier, la grâce de sa plume de journaliste que l'on retrouve dans les recueils d'articles :
Chronique politique, 1934-1942 et Le Français d'Europe. En 1936, il adhère au Parti Populaire Français dirigé par Jacques Doriot et écrit régulièrement dans L'Émancipation Nationale, organe de presse du parti.
En 1939, il envoie sa lettre de démission au PPF.
Directeur de la Nouvelle Revue française sous l'Occupation, auteur d'articles dans le Figaro et dans Je suis partout, son engagement politique lui apparaît très vite aussi inutile que ses aventures amoureuses, qu'il évoque dans l'Homme couvert de femmes (1925) et dans Gilles (1939). Il cherche alors un salut en littérature, publiant successivement l'Homme à cheval (1943) et les Chiens de paille (1944). Le 15 mars 1945, accusé de collaboration avec l'ennemi, il se suicide. Son oeuvre, qui illustre le malaise de toute une génération, a été complétée par la publication de récits (Récit secret, 1948; Exorde,1961; Mémoires de Dick Raspe, 1966) et du Journal 1944-1945 (1961).
Le feu follet: Les derniers jours d'un être fourvoyé, voilà le thème du "Feu follet" et tout ce que cette analyse impitoyable pourrait laisser dans l'ombre, l'"Adieu à Gonzague" l'explicite en quelques pages incisives qui servent de conclusion au volume.
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