(1882 - 1970
Issu d'un milieu très modeste, il voyage beaucoup, collectionnant les souvenirs qui resurgiront dans son uvre. Il fréquente Apollinaire et Max Jacob. En 1912, il écrit La Maison du retour écurant, un roman humoristique et insolite, en 1914 Le Rire jaune puis produit des récits fantastiques (1920: Le Nègre Léonard et son maître, Jean Mullin; en 1921: la Cavalière Elsa, en 1945: Sous la lumière froide
En même temps, il se plaît à décrire des mondes cosmopolites et marginaux : en 1918: le Chant de l'équipage, en 1931: la Bandera, en 1932: Filles et Ports d'Europe
Il compose aussi des ouvrages où l'aventure surgit dans les rues de Montmartre Rouen, Brest. 1927: le Quai des Brumes, 1925: Marguerite de la Nuit, en 1941: l'Ancre de miséricorde. 1922: Poèmes de l'inflation sentimentale, en 1925 Simone de Montmartre (poésie).
Plus que par ses romans, l'auteur du Quai des Brumes et de la Bandera s'est fait connaître du grand public, sur la fin de sa vie, par des chansons réalistes où il raconte sa jeunesse (La fille de Londres, La chanson de Margaret, Rose des bois, Catari de Chiaia, Nelly) et qui furent interprétées par les grands noms de la chanson française du début des années 50. Il y est souvent question de filles faciles ou de marins de passage perdus dans les brumes de leurs rêves romantiques: "Avec quelques chansons, tout homme peut raconter sa vie. Pour moi, écrire des chansons c'est écrire mes mémoires"
La Bandera: Les aventuriers que l'auteur aime mettre en scène ne sont pas toujours très recommandables, mais il leur donne une densité, une chaleur humaine si intense qu'ils ne peuvent que séduire. Le Maroc et la Légion donnent leur couleur au roman.
Voir : 187
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