Relinter : Histoire du Monde contemporain

Éléments de mise en place du Monde Contemporain depuis la moitié du XXème siècle

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4ème République
Chronologie

Mise à jour du 5/03/07

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La difficile remise en route politique de la France à la Libération

  • Paris est libéré le 25 août 1944. Le général de Gaulle estimait nul et non avenu le vote du 10 juillet 1940 par lequel les députés de la Chambre du Front Populaire avaient donné les pleins pouvoirs au maréchal Philippe Pétain. Il estimait que lui-même, à Londre, avait préservé la continuité de la République pendant tout le temps de l'occupation allemande. Dégagée du joug de l'occupation allemande et du régime de Vichy, la France dont le général de Gaulle , grâce à son charisme mais non sans mal, réussira à imposer aux Américains le gouvernement provisoire (GPRF) né à Alger en juin 1944 ainsi que l'Assemblée consultative, constituée également à Alger et composée non d'élus mais de personnes désignées par le général.
    Attention, de très nombreux passages dans cette version démo tirée de la version "Abonné" ont été brouillés. Ils sont signalés en vert
    • L'effondrement de l'État de Vichy va ainsi permettre l'installation du Gouvernement Provisoire (G.P.R.F), (constitué dès le 3 juin 1944 à Alger sous la direction de de Gaulle.), qui promulgue et légifère par ordonnances en s'appuyant sur une Assemblée consultative (12 octobre 1944).
    • Le 21 octobre 1945, les Français élisent une nouvelle assemblée pour renouveler celle de... 1936! et dire par référendum s'ils souhaitaient que cette assemblée soit constituante pour donner à la France une Constitution en remplacement de la précédente (celle de la IIIème République). Pour ces élections législatives , le général de Gaulle délaisse le scrutin d'arrondissement propre à la IIIe République (une circonscription, un député) et institue le scrutin de liste dans le cadre départemental (les électeurs de chaque département choisissent la liste d'un parti et chaque parti a dans le département la même proportion d'élus qu'il a eu de voix). Une Assemblée constituante est donc élue par referendum par 96,4% des votants (mettant fin à la IIIème République qui date de 1875) et autorise la poursuite de l'action du G.P.R.F jusqu'à l'adoption d'une nouvelle Constitution.
    • Ces élections marquent le triomphe de trois grands partis politiques ; deux d’entre eux reconstitués après la guerre, et un troisième, nouvel issu de la Résistance; il s’agit du Parti Communiste Français (PCF), de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) et du Mouvement Républicain Populaire (MRP).
      • Parti communiste français (voir Histoire de la Troisième République)
      • Setion française de l'internationale ouvrière (SFIO) : Parti socialiste (voir Histoire de la Troisième République)
      • Mouvement Républicain Populaire (MRP) : Parti constitué pou pour beaucoup par des résistants chrétiens, il a pu apparaître comme le parti de la fidélité au général de Gaulle.
        Mais en 47,les communistes se désolidariseront du gouvernement à cause du blocage des prix et des salaires et de la politique coloniale. De plus, le parti communiste alignera son attitude sur les grandes orientations du Kominform. (voir infra)
        A partir de 1947, les socialistes et le MRP formeront une nouvelle coalition avec les élus du centre et de droite: la Troisième Force (voir infra).
    • Ces trois partis récupèrent à eux seuls 75% des suffrages sans qu’il y ait une très grande différence entre eux.
      Les partis de droite se sont effondrés et les radicaux qui symbolisaient la IIIème République ont beaucoup reculé. Le principal vainqueur est le PCF qui obtient le plus de voix et de sièges. Cette élection consacrera le PCF comme premier parti de France.
    • Cette Assemblée élit Charles De Gaulle comme chef du gouvernement. Le gouvernement comprend non seulement des communistes parmi lesquels Maurice Thorez, le secrétaire général du PCF qui devient ministre d’Etat et des socialistes mais aussi des membres du MRP qui se considèrent encore à gauche. Le MRP participe à ce premier gouvernement sous la pression de la SFIO qui ne veut pas se retrouver seule face au PCF.
      Très vite, les grandes réformes prévues par le CNR sont mises en place. Elles vont dans le sens d’une modernisation du capitalisme français et permettent la mise en place de l’Etat-Providence.
      Jamais un tel ensemble de réformes n’avait été réalisé simultanément dans le pays:
      • nationalisation des secteurs-clés de l’économie
        Les nationalisations programme de Belleville. C'est une directement issue de la révolution industrielle. En 1945, le libéralisme la crise de 1929. Mais jusqu'où nationaliser qui auront un statut très entre ce que veut le PCF (c'est-à-dire veulent les autres partis. banques de dépôts, qui correspondent On est moins et on en fait un instrument du pouvoir politique (alors qu'en Allemagne, ce sera simple : on achève certes la nationalisation de la commencera par nationaliser pour usines de Louis Renault deviennent propriété de l'État. De même pour le plus gros constructeur de camions sont un thème ancien, elle aussi punie. Toutes les radios étaient privées et avaient déjà abordé dans le Vichy. On nationalisera donc, pour que l'État contrôle directement l'information. en France, Berliet. On nationalise ensuite est tout nationaliser, selon le modèle soviétique, dont on connaît depuis le succès) et ce que très largement discrédité? On trouvera un compromis depuis la totalité des houillères, les mines de charbons, et idéologie socialiste et marxiste on crée pour les gérer la société Charbonnages de France. En grande ville une 1945 et 1946, on nationalise toutes les petites et grosses entreprises de France fournissant de l'électricité ou du gaz. Deux énormes punir les collaborateurs : ainsi, les entreprises sont créées : EDF et GDF, avantageux. La radio-diffusion est soutenu pour éviter la création de banques peu sérieuses la sécurité des épargnants C'est après 1968 seulement que l'ORTF sera créée et l'information libérée. On nationalisera aussi les compagnies de transports urbains et on crée dans chaque régie autonome des transports (comme la RATP à Paris).Toutes les entreprises et usines d'armements sont nationalisées. La nationalisation du système bancaire BNF, débutée sous le Front Populaire,le contraire pour la Bundesbank). Mais on ne nationalise que les quatre principales aujourd'hui au Crédit Lyonnais, à la Société Générale et à BNP-Paribas. Enfin, on nationalisera les 34 compagnies d'assurance de France. On mettra en place une Commission de contrôle des banques qui dictera des principes garantissant .
      • création du Commissariat au Plan dirigé par J Monnet, chargé de mettre en place une planification indicative. La planification est un changement profond, capital. La France va se dialogue avec les ministères objectifs fixés par l'État doter d'un ou quinquennaux pour miracle économique, la modernisation, et tout ira assez caractère obligatoire pour outil spécifique, une petite administration. C'est un système de planification simple, " indicative et incitative . Pour les indications, on crée, on créera d'experts, avec une centaine de fonctionnaires sous 1952) permettront jusqu'en 1958 – 1959 de reconstruire la direction de Jean Monet (futur père de l'Europe), en1945 : le Commissariat Général au Plan. Sur la base de statistiques, le Commissariat Général au Plan obtiendra des et le Conseil Économique et Social (créé en 1945 – 1946) et élabore l'INSEE (Institut National de République, on peut considérer que de la Statistique et des Études Économiques). Pour planifier des plans quadriennaux les entreprises publiques, mais un caractère incitatif une administration légère seulement pour le privé : l'industriel qui produit pour remplir les reconstruire le pays. Ils ont un prêts à taux avantageux, peut-être des subventions ou des avantages fiscaux typiquement français, correspondant à sa situation dramatique du pays. Pour gérer ont été surmontées. Dans les années 1960, il y aura le le système d'économie mixte (publique et privée), l'État se chargera de créer. Les deux ou trois premiers plans (et notamment le premier, le `" plan de reconstruction et de développement ", de 1947 à la France. À ce moment, au changement les suites de la Seconde Guerre mondiale bien jusqu'à la crise pétrolière.
      • mise en place de la Sécurité sociale
        S'il existait depuis le XIXème siècle des systèmes d'assurances mutualistes, on sinspirera de l'exemple anglais (mis en place par le plan de Lord Beveridge en 1942) plus que de l'exemple américain de Roosevelt. Certains éléments de l'exemple de Bismarck seront également repris. Le tout se fera sous l'impulsion de Pierre Laroque.
        Grâce à une ordonnance d'octobre 1945 créant la Sécurité sociale, l'État assure presque tous les citoyens (ne seront pas encore inclus toutefois les agriculteurs et les membres du clergé) contre un certain nombre de risques : maladie, maternité, invalidité, décès, vieillesse, compensation des charges familiales (c'est-à-dire les allocations).
        Le risque chômage (qui était pourtant présent dans les exemples de Lord
        Beveridge et de Bismarck) ne sera pas mis en place car la France manque de main-d'oeuvre depuis la seconde moitié du XIXème siècle.
        La Sécurité Sociale est une sorte de révolution historique. Jusque là, l'État était régalien. L'apparition de la Sécurité Sociale redéfinit la place de l'État. C'est un problème toujours d'actualité.
      • L'amélioration des rapports au travail
        L'ordonnance de juillet 1944 (à Alger) autorisera de nouveau la liberté syndicale. Quant à l'ordonnance de février 1945, annoncée comme une " grande " réforme sociale, elle créera des comités d'entreprise (dans les entreprises de plus de 50 salariés).
        Dans les entreprises de 50 salariés et plus, le comité d'entreprise ne participera pas aux conseils d'entreprise. Il est consulté tous les mois sur les conditions de travail et s'occupera de la gestion des oeuvres sociales. Il obtient tous les ans un rapport sur le fonctionnement de l'entreprise. Ce n'est pas un bilan.
        Dans les entreprises de 500 salariés et plus, le comité d'entreprise assistera aux conseils d'administration, mais ne peut y participer. Il aura par contre cette fois le droit de connaître le bilan.
        Cela provoque une multiplication et une concurrence des syndicats, et contribuera à leur faiblesse.
        Cela explique aussi la fréquence des grèves sauvages venues spontanément de la base parce qu'il n'y a pas d'instrument de dialogue.
      • création de l’ENA (Ecole Nationale d’Administration) pour la formation des hauts fonctionnaires.
      • la réforme monétaire
        Entre 1940 et 1945 l'inflation a été multipliée par trois. fabriqués et que la 1981 et Mitterrand pour la Résistance marché noir. Il fallait donc changer les billets de banques. Deux étaient en étaient en concurrence : changer masse monétaire 1948 se fit-elle sur la base de 10 contre 1. sur les patrimoines (c'est la) Cette méthodes de ne verra arriver finalement qu'après de faux billets méthode a pour avantage d'éliminer billets avec un, proposait les gains spéculatifs, de diminuer la masse monétaire en circulation avait prélèvement, ce qui est utile quand il y a réforme monétaire allemande de juin dernière Il fallait donc remettre de l'ordre dans tout cela et d'autant plus que d'impôt sur la fortune, qu'on et de donner un coup de fouet à l'économie. Deux ministres vont proposer chacun une solution au général De gaulle : Pierre Mendès-France, ministre de l'économie nationale, proposait un prélèvement de un-cinquième ou de un-dixième, ce qui d'un point de vue politique n'est pas terrible, impopulaire et brutal ; inflation ( ainsi la René Pleven, ministre des finances enflé du fait de la pratique du réforme monétaire les billets à l'identique; changer les quant à lui un échange à l'identique avec un impôt de solidarité nationale première forme circulation au pouvoir, sous le nom d'ISF).
        De Gaulle opta l'échange à l'identique . Cela provoquera la démission de Pierre Mendès-France. La France connaîtra alors une inflation (hausse des prix, course entre les prix et les salaires) qui durera 12 ans. Elle ne s'achèvera qu'en 1958, avec — paradoxalement — le retour au pouvoir de Charles de Gaulle, mais reprendra en 1963.
    • Sur le plan politique les difficultés apparaissent très vite et le conflit éclate entre De Gaulle, le PCF et la SFIO à propos de la future constitution.
      De Gaulle est partisan d’un pouvoir exécutif fort, alors que le PCF et la SFIO préfèrent donner l’essentiel du pouvoir à une assemblée unique. En désaccord avec ce projet constitutionnel qui privilégie le pouvoir d'une Assemblée et des partis politiques, le général de Gaulle démissionne du gouvernement provisoire le 20 janvier 1946
      Lors du référendum du 21 octobre 1945, 96% des électeurs ayant désiré une nouvelle Constitution, l'assemblée sortie des urnes proposa au pays une Constitution à forte connotation marxiste. Mais, celle-ci fut rejetée sans équivoque et à une très forte majorité par le peuple le 5 mai 1946.
      En juin 1946, une deuxième assemblée constituante fut alors élue, donnant la première place au MRP avec 28% des suffrages exprimés.
      Georges Bidault, le président du parti, devint le chef du gouvernement et un deuxième projet de Constitution fut présenté au peuple prévoyant un président de la République élu par un collège électoral ainsi que deux assemblées législatives: l'Assemblée nationale et un Conseil de la République aux pouvoirs restreints (en remplacement de l'ancien Sénat).
      • Le même mois, dans le discours de Bayeux, de Gaulle dénonce par avance le régime d’assemblée comme un régime faible et instable et préconise une Constitution renforçant les intérêts permanents de la nation?. Pour De Gaulle, les problèmes constitutionnels se réduisaient essentiellement à savoir comment restaurer l’autorité de le pouvoir exécutif à travers la fonction de Président de la République. La fondation de la directes la France et il est désormais considéré comme son acte fondateur. Le et, arbritage national. Le discours en cas de péril pour la nation, il doit intervenir comme ?garant de la souveraineté populaire). Ceci est certainement dû à une prudence Vème République en 1958 promouvra y principes organisateurs compris le Premier, prononce la dissolution de l’Assemblée nationale ce discours à une célébrité exceptionnelle, l’État pour que l’État puisse défendre les intérêts deuxième chambre élue par les collectivités locales. Discours de Bayeux ne fait Le de la France dans un monde dangereux. L’important était de créer des institutions qui pouvaient remettre discours se présente d’abord comme un hommage ni à l’élection du président de la République au rendu à l’Etat : ?sauvegardé dans ses droits; préservé des ingérences de l’étranger; capable de réunir autour de lui, l’unité nationale.? Ensuite il condamne l’Etat menacé par le régime des Partis. Enfin De Gaulle formule ses propres propositions qui reposent sur trois : Souveraineté populaire, séparation des pouvoirs, met aussi en évidence la nécessité d’un Parlement bicaméral et d’un chef de l’Etat aux prérogatives élargies. De Gaulle montre la nécessité d’une chef de l’Etat est ?au-dessus des partis?: il est élu par un collège élargi, nomme les ministres, de l’indépendance nationale?. Le Président doit ?faire valoir au milieu des contingences politiques, à son rang? . Remarquons que le référence ni au référendum suffrage universel direct (affirmations stratégique.
      • Le 13 octobre 1946, les Français pressés d'en finir avec le provisoire avaient adopté sans enthousiasme et de justesse ( plus de 30 % d'abstentions et 53 % seulement de OUI ), une nouvelle constitution. Dans la crainte d’un retour au pouvoir personnel, l’assemblée constituante, chargée d’élaborer les nouvelles institutions, avait choisi un régime d’assemblée articulé autour d’une chambre souveraine contrôlée par les grands partis qui la composent : MRP, SFIO, PC (la droite dans toutes ses composantes était absente puisqu’elle s’était compromise avec le régime de Vichy).
    • Le nouveau régime, de type parlementaire, très proche du système de la IIIème République, est organisé selon les caractéristiques suivantes :
      • le Parlement comprend 2 assemblées : l'Assemblée Nationale qui réunit les députés élus pour 5 ans au suffrage universel selon un scrutin proportionnel et le Conseil de la République (équivalent du Sénat) élu au suffrage indirect par les notables.
      • le pouvoir exécutif comprend
          • le Président de la République, chef de l’Etat, élu pour 7 ans ( réligible une seule fois), au suffrage restreint et indirect, par les seuls parlementaires ( députés et sénateurs ) réunis en Congrès à Versailles. Il est doté de pouvoirs limités ( Il désigne le président du Conseil et nomme aux emplois importants de la haute fonction publique. Il représente officiellement l'État français en France et à l'étranger. De Gaulle considérait qu'il " inaugurait les chrysanthèmes ". C'est le président du Conseil qui, investi par l'Assemblée et placé sous son contrôle, avait l'initiative des lois. C'est seulement à sa demande que le président de la République pouvait dissoudre l'Assemblée, ce qui est arrivé une seule fois en 1955 sous le gouvernement Edgar Faure.)
          • le gouvernement, dirigé par le Président du Conseil , qui détient la majeure partie du pouvoir exécutif; il est cependant placé sous le contrôle étroit d'une Assemblée nationale qui l'investit, peut lui refuser la confiance et le renverser par une motion de censure, avec laquelle il partage l'initiative des lois, et qui seule vote la loi sans pouvoir déléguer ce droit. (Le Sénat ne peut pas le faire).
      • l’Assemblée de l’Union française représente l’ensemble de l’Empire ; elle a seulement l'Empire français sous le nom d'Union française un pouvoir consultatif. 50% de ses membres ses colonies impliquait l'égalité des la IVème République adopte et met en place en 1946, un nouveau cadre juridique leurs habitants, qui deviennent des " autochtones ". L'Union française est dotée changements et la métropole maintient pour l'essentiel sa tutelle sur progressive en douceur débouchant à terme sur l'autonomie, sont désignés par le Parlement, 50% sont désignés par les colonies. NB: Après droits et l'intégration, soit l'acceptation d'un processus évolutif d'émancipation la prise de conscience des problèmes coloniaux et ouvert des perspectives de réformes, destiné à se substituer à .
        En réalité, il y a peu de qui deviennent des " Départements et Territoires d'outre-mer " ( DOM-TOM ) Conférence de Brazzaville réunie par le général de Gaulle en 1944, qui avait amorcé une, et sur d'une assemblée purement consultative. Ainsi, la France refuse de s'engager dans aucune des deux alternatives possibles, soit l'assimilation qui puis sur l'indépendance
        .
    • Suite à que la SFIO du second projet de Constitution, l’Assemblée Constituante est dissoute et de continue sa chute. Ils forment ensemble une coalition l’adoption élections législatives ont lieu le 10 novembre 1946. La nouvelle Assemblée est constituée de 620 députés élus le renverser. Les trois formations du tripartisme demeurent les plus importantes bien nouvelles pour 5 ans au suffrage universel proportionnel. Elle investit le gouvernement, mais peut aussi qui représente 75% des voix.
    • 1946,composé En décembre de ont membres élus lieu les élections pour la seconde assemblée, le Conseil de la République, 320 pour 6 ans au suffrage indirect.
    • Le Président de la République est élu en janvier Radicaux, des membres du MRP 1947 au suffrage indirect pour un mandat de sept ans. C’est Président du Conseil, c’est-à-dire chef du gouvernement. Ce dernier des modérés. Le pluripartisme regroupe des le socialiste Vincent Auriol qui est élu Président et fin janvier, il nomme un autre socialiste, Paul Ramadier, comme communistes, des socialistes de la SFIO, des , des membres de l’UDSR (Union Démocratique des Socialistes de la Résistance), et est donc de rigueur.

  • l'instabilité gouvernementale. >> (1947-1956: les difficultés politiques)
    L’Assemblée nationale investit le chef du gouvernement. Dès le début, le Président du Conseil prend l’habitude de répartir les ministères entre les partis de gouvernement, à charge pour eux de désigner les ministres qui leur correspondent.
    La IVème République va se caractériser par une très grande instabilité politique ( 23 gouvernements en 12 ans) alors qu'elle doit faire face à de très nombreux problèmes: épuration des "collabo" notoires, reconstruction économique ( voir infra), réconciliation avec l'Allemagne, troubles et soulèvements armés dans les colonies (Indochine 1946, Madagascar 1947, Maroc 1952 Algérie 1954) Guerre froide
    • Le 7 avril 1947, De Gaulle fonde le R.P.F et lance à Strasbourg un appel pour contrer les thèses et l'action des soviétiques, vigoureusement défendues par le P.C, fort d'être devenu le premier parti de France avec 26% des voix.
      Pour de Gaulle, le mouvement du R.P.F obéit aussi à la nécessité qu'il ressent de construire une force pour le redressement de la France et la grandeur nationale.
    • le début de la Guerre froide en 1947 camp nord-américain et soutenu par la SFIO amène le PCF qui joue le rôle de courroie du Kominform à critiquer très l’occasion d’un vote hostile des députés communistes à sa politique économique et salariale fortement le rapprochement que 1947. Il faut donc constituer une souhaite opérer le gouvernement en direction des anglo-saxon camp nord-américain et soutenu par la SFIO, le MRP, les Radicaux et les modérés, saisit pour renvoyer les ministres de transmission communistes le 5 mai nouvelle majorité à l’Assemblée.
    • La France entre alors dans une période politique troublée. Les coalitions dite de Troisième Force face aux forces antagonistes du PCF et du RPF qui s’étendent des socialistes de la SFIO à la droite modérée du début sont partisans de dépenses sociales ce qui entraîne une augmentation des impôts, chose à des que jamais. La Troisième force n’est arrivée années 50, le MRP est totalement les modérés. La SFIO et les radicaux en faveur de la en passant par le MRP et les Radicaux sont politiquement efficaces les autres partis. L’instabilité ministérielle est donc plus forte contre leurs adversaires mais incapables de gouverner et certains gouvernements constitués ne dureront pas même une semaine. En effet, les socialistes de la SFIO laquelle s’opposent sont partisans de l’école laïque alors que les modérés et le MRP sont prêts à fournir une aiddu début des années 50, le MRP estles autres partis. L’instabilité ministérielle est donc plus forte à s’entendre que sur la politique extérieure et coloniale.

  • Une nouvelle majorité marquée par un glissement à droite (52-54).
    • En mars 1952, se forme une nouvelle coalition sans la SFIO. Le nouveau gouvernement est soutenu par les partis nouveau gouvernement. Non seu aussi le premier qui ait été nettement compromis du centre (MRP, Radicaux), la droite modérée et des dissidents du RPF qui rompent avec leur aussi le premier qui ait été nettement compromis avec Vichy. Pinay engage une politique parti. Du fait de cette défection, le mouvement gaulliste entre en crise, à la grande déception de De Gaulle qui dénonce ceux qui " sont allés à la soupe " ; il se retire de la Pinay. L’objectif est de " rétablir la confiance " et l’inflation va en effet baisser. Mais ne soutient plus à cause de sa politique sociale trop dure pour les salariés, ne bien que populaire ( en particulier vie politique pour entamer jusqu’en 1958 sa "traversée du désert").C’est à un homme de la droite modérée, Antoine Pinay, qu’a été confiée la formation du avec Vichy. Pinay engage une politique de lutte contre l’inflation en diminuant les dépenses publiques et en favorisant l’épargne par un emprunt indexé sur l’or, baptisé l’emprunt chez les épargnants), Antoine Pinay, que le MRP peut faire face à l’opposition de ses adversaires à l’Assemblée : il est renversé en décembre 1952. Les deux gouvernements, qui lui succèdent, sont de même coloration politique
    • De 52 à 54 plusieurs problèmes restent aigus :
      • dans la politique intérieure, la croissance économique entraîne des conflits: les oubliés des (élection acquise pour n'avoir pas pris position à propos de la querelle de la CED mouvement animé par un petit artisan de St Céré, Pierre Poujade qui crée en mutations sociales : petits grande distribution. Ce désarroi nourrit paysans en marge de la modernisation manifestent, les sont permanentes et il faudra treize tours de scrutin, petits artisans et commerçants s’estiment victimes des circuits de la le poujadisme, 1953 l’Union des commerçants et des artisans (UDCA).
        L’instabilité gouvernementale culmine, les divisions en décembre 1953, (élection acquise pour n'avoir pas pris position à propos de la querelle de la CED
      • Dans la politique extérieure
        • Après le succès de la mise en place de la C.E.C.A (Communauté européenne du charbon et de l'acier en 1951, va s'ouvrir la crise de la C.E.D qui suit la signature du Traité en 1952.
          Les communistes et les gaullistes s’opposent farouchement à son application, par nationalisme, par hostilité au réarmement allemand, parce que, liée à l’OTAN, la CED serait placée sous contrôle américain. De plus, tous les autres partis sont divisés sur la question.
        • Une autre question continue à perturber: les problèmes coloniaux
          la Décolonisation et la chute de la IVème République:
          • En Indochine, l’armée ne contrôle plus les villes. Fin 53, le gouvernement Laniel accepte le principe d’une conférence internationale à Genève pour le printemps 1954, mais avant il demande à l’armée française une grande victoire sur le terrain. En fait de victoire, l’armée française est défaite lors du désastre du Diên Biên Phû ce qui entraîne la mise en place d’un nouveau gouvernement.
          • Au Maroc et en Tunisie règnent troubles et insécurité

Par conséquent, au début de l’été 54, la confusion politique est à son comble, la France se retrouve dans l’impasse. La majorité des Français et des hommes politiques pensent qu’un sursaut est nécessaire, qu’il faut une politique nouvelle, dynamique pour régler les problèmes accumulés, en particulier trouver une solution au problème colonial. Un homme nouveau va être désigné : Pierre Mendès-France 

    • Pierre Mendès-france et le retour à gauche
      Pierre Mendès-France appartient à la gauche du Parti radical mais c’est un esprit indépendant qui se méfie des partis ; économiste, il a été Ministre des Finances en 1945 mais a démissionné rapidement, car il était en désaccord avec de Gaulle.
      Quand il se étudiants, les intellectuels et les présente le problème indochinois en un mois et qu’il réalisera un programme d’expansion économique. Il recueille un RPF votent développe dans le pays son investiture. Seule la apparaît comme un grand tournant politique, d’autant plus que les ministres choisis par Mendès-France sont pour la plupart des hommes nouveaux et que, dans les semaines qui suivent, un mouvement soutien sans précédent puisque de soutien se , le " mendésisme ". devant l’Assemblée Nationale, il Celui-ci dispose même les communistes et le d’un déclare qu’il régler aporte-voix, le magazine " L’Express ", et s’implante surtout chez les droite lui est hostile. Ce succès hauts fonctionnaires.
      • Dans le domaine colonial, c’est son gouvernement, mis en place après la défaite de Diên Biên Phû, qui mène les accords de Genève en juillet qui mettront fin à la Guerre d'Indochine.
        De fait, l’indépendance de la Tunisie est reconnue même si elle est baptisée " autonomie interne ", c’est à dire " l’indépendance dans l’interdépendance ".
      • le projet de CED est abandonné, ce qui lui vaut l'hostilité du MRP, et le réarmement allemand accepté.
      • l’agriculture, recherche une capitaliste par les politique est lancée avec un renforcement du de la politique d’aménagement du territoire, aide à la reconversion industrielle, atomique, rôle de l’Etat : début construction d’HLM modernisation de ...., une politique qualifiée de néo- d’expansion économique communistes
      • L’insurrection algérienne en octobre 1954
        Dans un premier temps, le Ministre de l’Intérieur François Mitterrand ("l'Algérie, c'est la France") mène minorité il est renversé une action l’indépendance. Mis répressive contre le FLN. Comme elle va être déterminée avant tout est s’étend, le gouvernement envisage d’appliquer des réformes par l’évolution de profondes en faveur des musulmans d’Algérie. Le MRP, la droite et une partie des radicaux craignent qu’en fait inefficace et que la Pierre Mendès-France change de politique et ne prépare inefficace et que la rébellion Désormais, jusqu’en 1958, l’histoire de la IVème République la guerre d’Algérie.

    • La IVème République dans la tourmente
      • Le radical Edgar Faure est chargé de former un gouvernement de centre-droit. Il continue la même politique que Mendès France mais le pays n’a plus confiance en ces gouvernements éphémères et peu puissants. Son gouvernement doit faire face à une double opposition :
        • À gauche qui reprend fiscale, le gouvernement ayant besoin de fonds pour la reconstruction s’avère programme est de restaurer la ? vraie ? France, celle d’autrefois, vers le passé. Leur attire de nombreux éléments qui se sentent mal à lest juif). Le mouvement gauche c’était le parti le plus représenté, mais en fait Coty choisit colonialiste poujadistes emportent 52 sièges. Le Président René Coty doit donc choisir une brillante victoire de la gauche : les communistes obtiennent 150 sièges, le Front Républicain juif). Le mouvement poujadiste incarne la défense de la petite entreprise logique istribution et l’industrialisation. Les petits entrepreneurs se sentent les victimes de la " traque " et rentière. Leurs valeurs sont celles des ligues antiparlementaristes et soit communiste puisqu’à est de vitesse ces deux courants d’opposition décide d’avancer la date des élections législatives et dissout ainsi, fin novembre 1955, l’Assemblée en espérant obtenir une majorité plus cohérente après les élections. En vue des élections de janvier 1956, Mendès France et la SFIO forme un Front Républicain dont le PCF souhaite la victoire, face à la menace de l’extrême-droite. Les élections confirme de Mendès France, resté très populaire, se forme un mouvement "mendèsiste" qui effectivement plus sévère. Le gouvernement de Mendès-France avait suscité une vive indépendante menacée par la croissance, l’arrivée de la grande d, pour prendre (socialistes + radicaux) 170 sièges mais les socialistes sont plus nombreux, les un socialiste, Guy Mollet, ce qui démontre une nouvelle : à l’appel poujadiste incarne la défense de la petite entreprise logique aurait voulu qu’il soit communiste puisqu’à gauche c’était le parti le plus représenté, mais en fait Coty choisit un socialiste, Guy Mollet, ce qui démontre une nouvelle : à l’appel de Mendès France, resté très populaire, se forme un mouvement "mendèsiste" qui attire de nombreux éléments qui se sentent mal à leur aise dans les partis xénophobes. Ce mouvement connaît un succès de courte durée mais qui reflète parfaitement bien l’hostilité que suscite la IVème République. Edgar Faure aurait voulu qu’il traditionnels. À droite : se développe une opposition d’extrême-droite autour du mouvement poujadiste fois la faiblesse des institutions de la IVème République.

      • Guy Mollet annonce une nouvelle politique :
        • Sur le plan social : troisième semaine de congés payés, retraite aux vieux travailleurs...
        • Sur le plan politique étrangère : un certain désengagement par rapport aux USA avec plusieurs voyages officiels en URSS, en Inde et en Egypte. C’est le gouvernement Guy Mollet qui adhère à la création du Marché commun européen (ancêtre de l’Union Européenne)
        • Sur le plan de politique coloniale : achèvement de la politique menée par Mendès France en 1954, indépendance de la Tunisie et du Maroc. Ebauche de la décolonisation en Afrique noire par le vote de la Loi cadre (de Gaston Deferre) qui accorde une certaine autonomie aux colonies d'Afrique noire.
          Mais ces diverses politiques passent plus ou moins inaperçues face au
          problème algérien. Le gouvernement n’arrive pas à régler le problème algérien, il est renversé en mai 57.
          Souhaitant une solution négociée avec le FLN, il n’ a pas l’autorité nécessaire pour l’imposer à une opinion favorable dans sa majorité à l’Algérie française et à l’armée qui s’est profondément impliquée dans ce conflit.
          Au contraire, il est contraint d’intensifier l’effort de guerre (service militaire allongé à 27 mois et envoi de soldats du contingent)

    • la chute de la IVème République
      En mai 1958, la IVe République est à l’agonie. La classe politique, se rendant compte qu’elle est incapable de résoudre aux autres territoires africains, les départements algériens font partie intégrante de la République. De plus, les problèmes qui harcèlent le pays, se tournera vers De Gaulle. Elle attend de lui, près d’un million mécanismes institutionnels. Face à l’apathie de la classe dirigeante, l’Algérie d’Européens et parmi eux une majorité de Français sont installés sur le sol algérien qu’il trouve une solution pour régler définitivement le problème algérien de façon à pouvoir ensuite gravité du problème algérien vient avant tout de la place que ce remettre de la rébellion,  les gouvernements essayent l’ordre dans la vie politique de la nation. Le général reviendra donc au pouvoir à la faveur de la cri mécanismes institutionnels. Face à l’apathie de la classe dirigeante, l’Algérie exercera une fonction catalytique qui donnera au Général l’opportunité de retourner sur la scène politique.

      Après l’échec du gouvernement Guy Mollet,  la Quatrième République retombe dans l’instabilité ministérielle, tandis que la guerre d’Algérie divise de plus en plus profondément les Français. La pays occupe dans l’Union Française. Contrairement depuis plusieurs générations.
      Pour combattre en vain de faire aboutir des réformes libérales qui sont dénoncées par les partisans de l’Algérie française comme le début d’une politique d’abandon inacceptable.
      • En février 1958 pour Celui-ci fait international Celui-ci fait savoir qu’il n’est pas question d’abandonner l’Algérie mais de trouver savoir qu’il n’est pas question d’abandonner l’Algérie mais de répondre qui grandit et réclamer le retour au pouvoir du général de Gaulle : distributions de aux attaques répétées du FLN (Front de Libération Nationale), l’aviation française fait savoir qu’il n’est pas question d’abandonner l’Algérie maisgaullistes se mobilisent  à partir du mois de février 1958, pour exploiter le malaise qui grandit bombarde gaullistes se mobilisent  à partir du fait savoir qu’il n’est pas question d’abandonner l’Algérie mais qui grandit et réclamer le retour au pouvoir du général de Gaulle : distributions de tracts ; lettres ouvertes ; pétitions et télégrammes envoyés au Président de la République ; collages d’affiches.
      • Le 13 mai 1958 à Alger, les manifestations organisées pour saluer la mémoire de trois soldats français exécutés par le FLN et pour s’opposer à la formation à Paris d’un gouvernement présidé par Pierre Pflimlin tournent à l’émeute. L’armée fraternise avec les manifestants. Un Comité est constitué sous la direction du général Massu qui adresse au président de la République, René Coty, un télégramme exigeant la création à Paris d’un gouvernement de salut public.
      • Le 15 mai, De Gaulle dans un communiqué de presse annonce qu’il est prêt à "assumer les pouvoirs de la République". Il insiste sur la nécessité de son investiture, à cause de la dégradation des institutions, dégradation due au régime des partis qui, engagés dans des luttes intestines ont provoqué la méfiance et la désunion nationales, l’éloignement des Etats Associés et même le désordre dans l’armée. Ce communiqué provoque une grande émotion dans les forces politiques.
         Le 27 mai, après avoir rencontré le président du Conseil Pierre Pflimlin, il avait annoncé dans un communiqué qu’il avait " entamé le processus régulier nécessaire à l’établissement d’un gouvernement républicain ".
      • Le 29 mai, le président de la République, René Coty adresse un message au Parlement dans lequel il annonce qu'il démissionnera si l’Assemblée refuse d’investir le général de Gaulle à la tête d’un gouvernement ayant pour mission d’assurer " le salut de la Patrie et de la République ". Par ce geste, le président Coty, reconnaît comme légitime l’action du nouveau gouvernement.
      • Le 1er juin, De Gaulle consent à demander la confiance à l’Assemblée et présente son gouvernement. Il obtient l’investiture (329 voix contre 224), les communistes, la moitié des socialistes (dont François Mitterrand) et quelques radicaux votent contre.
      • Le 2 juin, les pleins pouvoirs sont accordés au gouvernement pour 6 mois.


    • Le bilan d'une République mal aimée
      • La remise en route économique
        A la libération, le bilan des destructions dues à la guerre est impressionnant: la France est dévastée. Si les victimes sont moins nombreuses, les destructions sont largement supérieures à celles de la Première guerre Mondiale.
        En septembre 1944, la France est passée au rôle de Puissance de second ordre et son
        économie ferré sont gravement atteint à peine le niveau qu'elle avait en 1913.
        Par rapportvaste programme de , banques et à 1939, la production agricole a baissé d'un tiers, le potentiel au revenu annuel.Il faut reconstruire industriel de la moitié.de l'État sont cinq fois supérieures au revenu annuel.De entreprend un assurances sont surtout nombreux ports sont inutilisables, les voies de communication terrestferré sont gravement endommagés, nationalisations: énergie, transports aériensdes dizaines de villages et de villes sont à reconstruire, l'énergie est rare.Le ravitaillement fait défaut; c'est encore le règne des tickets de rationnement se fait-elle entre les partis sur la nécessité d'une intervention décisive de l'État
        Entre 1945 et 1946, le général de Gaulle, chef du gouvernement (jusqu'en 1949), du marché noir, de l'inflation ( le coût de la vie est vingt fois plus élevé qu'en 1938; Pour fai au revenu annuel. Il faut reconstruire et la tâche est immense. Aussi l'unanimité provisoire concernés.

        En 1946, le général de Gaulle inspiré par Jean Monnet
        met en place le "Plan de modernisation et d'équipement". Dès lors, la France va connaître un essor économique d'une vigueur jusque là inconnue. Cependant la France, ruinée n'avait pas en elle même les moyens de son relèvement.
        Grâce au Plan Marshall, de 1947 printemps, les prix se stabilisent : c'est la fin à 1953 ( la France recevra plus niveau industriel de 1938 est de deux milliards de dollars sous forme de dons et de est dépassé et en 1952, prêts à faible intérêt), la France trouve les ressources nécessaires que de 4,5% à sa reconstruction .
        Dans les années qui vont suivre, le taux d'expansion est particunivest dépassé et en 1952, le P.I printemps, les prix se stabilisent : c'est la fin de l'inflation par pénurie de l'après guerre et elle n'es que de 4,5%.et à sa modernisation
      • La transformation de la Société française
        Le "miracle" économique français qui se révèle dès 1946: c'est aussi et peut-être surtout la volonté des travailleurs d'accéder au plus haut niveau de vie possible. La France est en pleine transformation sociale. Cette mutation, on l'observe à travers toute une série d'éléments qui bout à bout soulignent la profondeur de cette évolution.
        • En 1945, lors des premières élections nationales qui suivent la guerre, les femmes qui revendiquaient le droit de vote depuis plusieurs années accèdent au statut d'électeur comme les hommes.
        • La France, encore paysanne, se transforme: les paysans qui étaient 7,5 M en 1946 voient leurs effectif fondre au fur et à mesure des années. Aux environs de 1956 ils ne seront déjà plus que 3 millions et cette évolution se poursuit encore.
        • De nouvelles formes de distribution apparaissent et des milliers de petits commerçants doivent liquider leurs boutiques. En 1950 apparaissent les premières grandes surfaces. Le mouvement de protestation contre la chute du petit commerce est qu'aux élections législatives de 1956, Pierre Poujade, un commerçant se trouve à la tête d'un groupe de 52 députés (les Poujadistes).
        • En 1947, la C.G.T. qui régnera pendant trente ans sur l'action syndicale s'affirme comme le déclencheur et le meneur de revendications et de grève. Liée au parti communiste français (le P.C.F.) la prédominance des communistes au sein de sa direction provoquera la scission en 1946 et la naissance de Force ouvrière. Dans leur compétition avec les autres partis et centrales syndicales les communistes vont exploiter l'impatiente des travailleurs à accéder à une amélioration sensible de leurs salaires et conditions de vie. (Fin octobre 1947, la hausse des produits alimentaires avaient été de 43% en 6 mois alors que les salaires eux n'avaient progressé que de 11%). Des grèves parfois insurrectionnelles vont mobiliser jusqu'à deux millions de travailleurs.
        • L'école devient une priorité consensuelle: écoles primaires, établissements du secondaire se multiplient un peu partout. En 1948, les enseignants dont le nombre augmente sans cesse créent leur propre syndicat: la F.E.N. (Fédération de l'Éducation Nationale). - Compte tenu de la reconstruction, de la modernisation et de l'évolution économique nationale, les entreprises se structurent sur le plan de leur fonctionnement humain: contremaître, maîtrise, cadre, cadre supérieur ...) En octobre 1944 naît la C.G.C. (Confédération générale des cadres).
        • L'automobile commence à se développer: en 1951 on ne compte encore qu'une automobile pour 17 habitants; en 1958 le nombre d'automobiles est passé à une pour 7 habitants.
        • Devant l'ampleur du gigantesque chantier de reconstruction et de modernisation de la France, les entreprises sont confrontées à une pénurie de main d'oeuvre. C'est à cette époque que s'intensifient les diverses immigrations en particulier du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) mais aussi de divers pauvres pays d'Europe (Espagne, Italie, Portugal, Pologne, etc.....) la nécessité économique favorisant alors l'intégration.
        • Les familles voient leur mode de vie évoluer: l'électroménager se développe, la télévision commence à s'installer dans les ménages, le poste de radio d'avant guerre se fait moins encombrant et se multiplie.
        • La France qui depuis des décennies avait fasciné ses investissements dans la construction est confrontée au problème du logement. Des bidonvilles pullulent aux abords des villes dont certaines commencent à devenir des petites métropoles régionales: Lyon, Marseille ... Au début des années 50 on crée les HLM (Habitations à loyer modéré) et une anarchique politique de grands ensembles commencent à défigurer les villes.
        • Les salles de cinéma se multiplient, le jazz, le rock à partir du milieu des années 50 s'imposent résolument dans l'oreille des Français.

      La IVème assurant n'est parvenue ni à doter la France d'institutions solides et stables, ni à lui épargner l'alignement sur les USA, ni à mener à son terme la décolonisation.
      Elle a échoué naissance à une union douanière dans le cadre de la Communauté économique européenne ( CEE ) ou parce République peut mettre au crédit de la IVème République d'avoir remis la France sur ses rails, en qu'elle le général De Gaulle. C'est cette réussite qui va lui a été confrontée à deux problèmes très difficiles, la guerre froide et la décolonisation, problèmes qu'elle a été incapable de surmonter, à cause de l'impuissance politiquepeut mettre au crédit de la IVème République d'avoir remis la France sur ses rails, en assurant les fondements de la croissance des Trente Glorieuses, et le général De Gaulle. C'est cette réussite qui va lui permettre d'être à l'origine du rapprochement franco-allemand et de l'Europe en apportant leur contribution à la signature du Traité de Rome qui donnai
      t Europe des Six.


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