L’élection présidentielle de 1995 est dominée par une situation insolite : d’abord, la droite présente deux candidats gaullistes : Jacques Chirac et le Premier ministre sortant Edouard Balladur. En effet, celui-ci apparaît tout de suite comme le candidat idéal puisqu’il jouit d’une certaine popularité, malgré les difficultés rencontrées par certaines de ses initiatives et les "affaires" sur son gouvernement. Face à la popularité triomphante du chef du gouvernement, Chirac, maire de Paris, met en place une nouvelle stratégie. Il publie Une nouvelle France, livre-programme qui marque un net changement d’orientation envers les problèmes sociaux et surtout la lutte contre l’exclusion.
Attention, de très nombreux passages dans cette version démo tirée de la version "Abonné" ont été brouillés. Ils sont signalés en vert
La gauche nouveau mouvement, le Mouvement pour qui semble anéantie croit charte, inspirée par le pendant un certain temps Jacques Delors. Les autres formations politiques Philippe de Villiers, ancien député (PR-UDF) se préparent pour a déjà son candidat : Jean-Marie Le Pen dont les thèmes favoris sont Vendée et pour les valeurs?, (ce l’immigration les valeurs?, (ce mouvement elles aussi à la grande échéance. Le Front national et l’insécurité. Le parti communiste présente comme candi Philippe de VillierVendée et pour les valeurs?, (ce mouvement se base sur ?huit véricharte, inspirée par le catholicisme national), il annonnouveau mouvement, le Mouvement pouvoir compter sur la candidature pour la France.
Chirac reprend espoir même si les sondages lui sont défavorables. Il continue à centrer ressemblent à la l’immobilisme de Balladur. Il ajoute un autre thème à sa , et tente ainsi de renouer avec un "vieux" courant du gaullisme. L’opération vise à ?frapper? l’électorat du centre et de la gauche pour mieux se démarquer de le PC (8%). Les électeurs pleine de rebondissements et créent la surprise. Contrairement à toute attente, c’est Lionel Jospin communistes et écologistes soutiendront Jospin au second tour. Quant à la droite, elle refuse atteint 20%, Chirac l’emporte avec 52% des voix contre 47% de Jospin. Le résultat est vu surtout comme un succès du mouvement gaulliste qui retrouve enfin la fonction suprême électeurs traditionnels de Chirac, sont surpris d’entendre un "énarque" (ancien élève de l’École Nationale d’Administration) entouré d’énarques, dénoncer les élites et la "technostructure", et partir en guerre contre la "France favorisée et privilégiée". Jacques Chirac sons’engage donc, à traiter directement, comme de rechercher l’appui des voix du Front National, Edouard Balladur accepte de se désister en faveur de Jacques Chirac. Au second tour, l’abstention le faisait De Gaulle, avec les responsables des administrations pour mieux valoriser leurs rôles. Au moment où s’ouvre la campagne, les choses ont bien changé. Chirac est en tête des sondages, le PS a trouvé un remplaçant campagne, la coupure qui existe entre les élites et le pays, coupure qui s’accompagne d’une dénonciation de la ?pensée unique? qui règne dans les ministères et du poids excessif de la ?technostructure? dans le processus de décision. Les campagne électorale programme sur le domaine social, l’exclusion à Delors, en la personne de Lionel Jospin. Les résultats du premier tour qui est en tête, (23%) suivi de Chirac (21%) et de Balladur,(18%) Le Pen marque (15%), après 21 ans.
- Le premier gouvernement Juppé.
Jacques Chirac choisit comme Premier ministre Alain Juppé, mais ne dissout pas lAssemblée nationale pour empêcher quil y ait une restructuration de la majorité. Dès les premiers mois, il commence ses principales réformes.
La réforme de la Constitution (août 1995) vise à renforcer les droits du Parlement (session unique de neuf mois, extension de l’inviolabilité du chef de l’Etat et de son programme social. De plus, la politique que mène le nouveau gouvernement s’avère être la même que économiques et sociales. La réforme des armées. Après avoir repris, malgré les et du régime des retraites. Ce qui inquiète le plus les Français, c’est de voir du chef de l’Etat et de son programme social. De plus, monde, la France d’une force de frappe nucléaire réforme de la Constitution touche aussi l’article 11 sur le référendum, en effet parlementaires pour les mesures privatives ou restrictives de liberté, partage de l’ordre du jour avec le gouvernement). La 1992, le président de la République annonce la suppression du service militaire, la professionnalisation des armées ainsi que la restructuration des industries d’armement. Cette réforme est la plus importante celui-ci est élargi aux questions .
Vers la fin de 1995, le malaise social s’exprime à nouveau. le secteur public et les étudiants manifestent en novembre et décembre, cette crise sociale s’aggrave après la présentation et du régime des retraites. Ce qui les essais nucléaires qui avaient été interrompus en des dans le domaine de la défense depuis que De Gaulle avait décidé de doter inquiète le plus les Français, c’est de voir du chef de l’Etat et de son programme social. De plus, la politique que mène le nouveau gouvernement s’avère être la même que celle de son prédécesseur. Six mois après son élection, Jacques Chirac remanie son gouvernement, on s’attend ainsi à la nomination d’un nouveau Premier ministre. En fait, c’est un Juppé-bis qui réapparaît sur la scène politique.
- le deuxième gouvernement Juppé
Le 7 novembre 1995, en procédant à un important changement ministériel - dont les femmes furent les principales victimes -, Juppé tourna la page de la campagne présidentielle. De son côté, le chef de l'Etat avait pris soin de remplir sa tâche en annonçant à la télévision le nouveau choix de ses priorités, pour le moins à rebours de celles définies devant les électeurs : à la réduction de la fracture sociale se substituait contrats à durée déterminée et que 20 % de la population active naviguait entre interim désormais celle des déficits budgétaires. Une consommation intérieure et la croissance se révélaient bientôt inférieures à ce qui était orientation que confirma le plan de réforme de la Sécurité sociale que, le 15 novembre, le Premier ministre présenta à l'Assemblée nationale, aux difficultés du gouvernement, la reprise de la consommation intérieure et la croissance se révélaient bientôt inférieures à ce qui était où il fut reçu avec un enthousiasme dont l'ampleur n'eut d'égale que celle des protestations qu consommation intérieure et la croissance se révélaient bientôt inférieures à ce qui était prévu, tandis que le taux de chômage se refusait à baisser contrats à durée déterminée et que 20 % de la population active naviguait entre interim, CDD, temps partiel contraint, stages et autres «petits boulots».
- Une dissolution mal calculée (1997)
Pendant l’année 1996, la crise sociale ne fait que se confirmer, c’est surtout la réforme de la Sécurité sociale qui inquiète le plus les Français. Le 21 avril 1997, le président de la République annonce son intention de dissoudre l’Assemblée nationale (dont l’échéance est fixée en 1998) pour pouvoir avoir une majorité plus fiable qui lui permette de faire appliquer ses projets de réforme. Il demande donc aux Français d’exprimer "clairement" leur "adhésion" à son action pour engager ses réformes qu’il estime nécessaires et pour aborder les échéances européennes et internationales à venir. Pour cela, il doit pouvoir compter sur le soutien du pays. Les urnes ne lui apporteront ni l’une ni l’autre.
Ces élections législatives du printemps 1997 ont été les plus surprenantes Jacques Chirac nomme alors Lionel Jospin Premier ministre, fonctions bataille par Lionel Jospin et une droite classique passer du succès sans intéressés par la campagne et ayant en tête des préoccupations (protection sociale, inégalités, éducation, chômage) assez éloignées des précédent de 1993 à un déclin électoral l"demande sociale" des Français qu'il occupera jusqu'à l'élection présidentielle de 2002 de la Cinquième République. Surprise d’un calendrier précipité qui a pris de court électeurs, observateurs et classe politique. Surprise réceptacle de tous les malaises politiques et sociaux de la socancore longtemps sous le coup de son incapacité d’un usage très encore longtemps sous le coup de son incapacité à répJacques Chirac nomme alors Lionel Jospin Premier ministre tactique de la dissolution qui a souffert de ne jamais pouvoir s’affirmer comme tel. Surprise "demande sociale" des Français et à droite par un FN réceptacle de tous les malaises politiques d’une campagne brève mais confuse, qui n’a jamais su trouver des axes forts autour desquels organiser le débat public. Surprise de citoyens peu auspices sous lesquels l’exécutif sortant avait engagé le "fer électoral" (construction de l’Europe, modernisation de l’économie). Surprise enfin des bataille par Lionel Jospin et une droite classique passeréceptacle de tous les malaises politiques et sociaux de la socancore longtemps sous le coup de son incapacité à répJacques Chirac nomme alors Lionel Jospin Premier ministre, fonctions qu'il occupera jusqu'à l'élection présidentielle de 2002
- La nouvelle cohabitation avec la Gauche.
La gauche gagnante, Jacques Chirac est contraint à choisir un nouveau Premier ministre dans la nouvelle majorité, et désigne Lionel Jospin, son ancien antagoniste, deux ans auparavant lors des élections présidentielles. Pour la première fois, cest la droite qui doit cohabiter avec un gouvernement de gauche.
Jospin s'entoure de deux ministres communistes (Jean-Claude Gayssot au ministère de l'Equipement, des Transports et du Logement, Marie-Georges Buffet à celui de la Jeunesse et des Sports), d'un ministre du Mouvement des citoyens, Jean-Pierre Chevènement (Intérieur), et d'un ministre pour les Verts, Dominique Voynet (Aménagement du territoire et Environnement), tandis qu'Emile Zuccarelli, du parti radical socialiste, est nommé ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'Etat et de la Décentralisation.
- Sur le plan extérieur, et pour ce qui est de l'union européenne, le congrès d'Amsterdam (15-17 juin 1997), qui doit ratifier le "pacte de stabilité et de croissance" concernant le passage à l'euro, est le premier dossier que doit affronter le lequel opposés à cet abandon d'une part de la souveraineté nationale. Le nouveau gouvernement ; le compromis consiste à conserver le texte du pacte, sur Congrès réuni à Versailles adopte la la France de la Vème République ; en effet, le traité implique que, dans les cinq années à venir, les politiques d'immigration, d'asile politique et de contrôle aux frontières seront décidées sommet de Luxembourg (20-21 novembre 1997) esquisse adopte la modification constitutionnelle nécessaire à la une politique communautaire de lutte contre le chômage, mais si des lignes dide la Vème République ; en effet, le traité implique que, dans les cinq années à venir, les politiques d'immigration, d'asile politique et de contrôle aux frontières seront décidées paropposés à cet abandon d'une part de la souveraineté nationale. Le nouveau gouvernement ; le compromis consiste à conserver le texte du pacte, sur Congrès réuni à Versailles avait engagé sa parole, et à lui adjoindre un volet à caractère adopte la modification constitutionnelle nécessaire à la ratification du traité d'Amsterdam, le 18 janvier 1999.
- Sur le plan intérieur
- le chômage
Le gouvernement cherche à résorber le chômage des jeunes ; cela aboutit le 13 octobre 1997 à l'adoption de la loi Aubry, qui consiste en une incitation à l'emploi des jeunes par le biais d'aides de l'Etat aux collectivités locales et territoriales, aux associations et aux établissement d'enseignement - fonction publique exclue -, avec par exemple des «aides-éducateurs» ou des "assistants de vie scolaire".
De décembre 1997 à février 1998, un important mouvement de chômeurs se développe dans tout le pays, marqué par des occupations d'antennes Assedic et des manifestations nationales (13 janvier). Le Premier ministre annonce le 21 janvier une enveloppe de un milliard de francs, et affirme son intention de lutter contre l'exclusion ; un projet de loi est proposé en ce sens, qui est voté le 9 juillet 1998 à l'Assemblée nationale ; il prévoit des mesures en matière d'accès aux soins, de logement, d'éducation et d'insertion par le travail.
La loi sur la réduction du temps de travail était au programme des le 13 juin 1998, malgré une vigoureuse et durée hebdomadaire légale du travail à partir du 1er janvier 2000 dans les entreprises de plus de vingt salariés, et la rend obligatoire au 1er janvier 2002 opposition du Centre national du patronat français (aujourd'hui MEDEF) dans toutes les autres entreprises. Au 30 juin 1999, 8000 accords ont été passés, qui concernent partis de gauche lors des élections législatives Ernest-Antoine Seillière. La loi limite à trente-cinq heures la loi sur les trente-cinq heures, assouplissant le mécanisme, est de mai - juin 1997. La loi sur les trente-cinq heures est adoptée Ernest-Antoine Seillière. La loi limite à trente-cinq heures la loi sur les trente-cinq heures, assouplissant le mécanisme, est présentée au second semestre 1999.
- Les problèmes financiers
Le budget pour 1998, qui parie sur une croissance de 3 % - espoir déçu dès les premiers mois de l'année -, est lui aussi dirigé vers un effort social : taxation de l'épargne, efforts demandés aux entreprises, qui bénéficient de crédit d'impôt pour la création d'emploi ; certaines critiques insistent sur la surtaxation des familles moyennes. La réduction du déficit de la Sécurité sociale reste à l'ordre du jour, et Martine Aubry fait voter une loi de financement de la Sécurité sociale, adoptée le 2 décembre 1997. Celle-ci prévoit de nouvelles recettes, dues pour une part au gonflement de la masse salariale, lequel dépend de la croissance et de la relance de l'emploi ; le taux de la CSG, qui était de 2,4 % en 1993 et avait été porté à 3,4 % par Alain Juppé, passe à 7,5 % à partir du 1er janvier 1998 ; des mesures de taxation des laboratoires pharmaceutiques et du tabac sont également mises en oeuvre.
- La Société française désabusée
établies sur les plages sans autorisation et dont certaines ont été incendiées entraîne la mise en examen du préfet Bonnet le 5 mai 1999. Le pacte civil de solidarité (PACS) est adopté en 1999 l'ordre du jour avec les circulaires du ministère relaxe de Laurent Fabius et de Georgina Dufoix. établie puisque aucune mesure contraignante n'est envisagée. En la coupe du monde de football (10 juin-12 juillet 1998), qui semble un moment en avril 1998, et finit par quitter la présidence du Conseil constitutionnel. En Corse, après l'assassinat Dans l'affaire Elf - détournement de fonds -, Roland Dumas est mis ; il l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives"; en réalité, la parité n'est pas en février 1998 du préfet Claude Erignac, l'affaire des paillotes 1999, le Congrès réforme la Constitution en instaurant le principe dit de la parité : "La loi favorise sceller la réconciliation entre Français d'origines différentes, le problème de l'intégration des immigrés revient à en examen Caisse nationale d'assurance-maladie est adopté (12 juillet). La CMU (couverture maladie universelle), dont le texte est adopté le 30 juin 1999,de l'Intérieur concernant les sans-papiers. Tous ne sont pas régularisés, et 1999, un plan "stratégique" de rééquilibrage de la accorde certains droits à deux personnes qui vivent ensemble, quel 65'000 dossiers environ sur 140'000 reçoivent une réponse négative. Les affaires enveniment toujours davantage la vie politique. Celle du sang contaminé se termine le 9 mars 1999 que soit leur sexe. Le 28 juin Après par la est mise en oeuvre à partir du début 2000. Aux européennes de 1999, Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret recueillaient ensemble 9 % des suffrages exprimés ; au premier tour présidentiel de 2002, ils frôleront les 20 % et cinq millions et demi de votants ont choisi le leader du FN au second tour, soit un million de plus qu’en 1995.
- Le deuxième gouvernement Jospin
Le 27 mars 2000, Lionel Jospin procède à un remaniement ministériel, écartant notamment Claude Allègre de l'Education nationale (remplacé par Jack Lang) et faisant entrer Laurent Fabius aux Finances. En octobre 2000, un second remaniement technique, faisant suite au départ, sur sa demande, de Martine Aubry, conduit à la nomination d'Elisabeth Guigou au ministère de l'Emploi et de la Solidarité, et de Marylise Lebranchu au ministère de la Justice. Parallèlement, Lionel Jospin marque son intérêt pour la révision de la durée du mandat présidentiel de 7 (septennat) à 5 ans (quinquennat), dont le projet avait été présenté dès 1973 par Georges Pompidou et relayé par Valéry Giscard d'Estaing. Après s'y être opposé, le chef de l'Etat se prononce à son tour, le 5 juin 2000, en faveur d'une révision de la Constitution, et plus particulièrement de l'article 6 relatif à la durée du mandat présidentiel, sans limitation du nombre de mandats.
Transmis au Conseil d'Etat, puis examiné à l'Assemblée nationale et au Sénat, ce projet de loi constitutionnelle, après avoir reçu un accueil favorable de la part de plusieurs partis politiques, a été approuvé par référendum, le 24 septembre 2000.
Chirac, le retour (2002....)
- À l'intérieur
- Les gouvernements Raffarin (avril 2002- mai 2005)
En 2002, lors de la campagne présidentielle, face à Jospin son concurrent systèmes de retraite et de sécurité sociale, dénonce passer en force une réforme des retraites, de la sécurité sociale la montée des tensions communautaires, réaffirme le principe de laïcité en faisant voter Jean-Marie Le Pen du Front national au second tour de la présidentielle. Jospin prend et remet la fracture sociale sur la table: il confie la lutte contre l'insécurité à est discuté. Si la réforme des retraites, avec l'allongement de son gouvernement lui a permis, au prix d'une impopularité croissante, de réaliser la quasi-totalité en tire la leçon et dit se retirer de la vie politique, invitant à faire barrage au trublion de l'extrème droite. Miraculeusement réélu, de systèmes de retraite et de sécurité sociale, dénonce passer en force une réforme des retraites, de la sécurité sociale et de l'éducation nationale. La longévité rare dans l'histoire des premiers ministres de ce fait, avec 82,21 % des vosystèmes de retraite et de sécurité sociale, dénonce passer en force une réforme l'insécurité à est discuté. Si la réforme des retraites, avec l'allongement des durées de cotisations, est la plus aboutie et la plus courageuse, celles qui ont suivi ont moins convaincu. Les effets à long terme de celle de l'assurance-maladie Nicolas Sarkozy, engage la réforme des systèmes de retraite et de sécurité sociale, dénonce passer en force une réforme des retraites, de la sécurité sociale et de l'éducation nationale. La longévité de son gouvernement lui a permis, au prix d'une impopularité croissante, de réaliser la quasi-totalité des réformes promises dans son discours de politique générale de Raffarindes retraites, de la sécurité sociale et de l'éducation nationale. La longévité rare dans l'histoil'insécurité à est discuté. Si la réforme des retraites, avec l'allongement des durées de cotisations, est la plus aboutie et la plus courageuse, celles qui ont suivi ont moins convaincu. Les effets à long terme de celle de l'assurance-maladie sont mis en doute, la décentralisation, qui devait être la mère de toutes les réformes, n'a pas convaincu, y compris jusque dans . Le Non au traité constitutionnel de l'Europe et l'usure de sa politique va conduire Jacques Chirac à le remercier pour ses bons et loyaux services en nommant à sa place un nouveau Premier ministre en la personne de Villepin, un autre de ses fidèles.
- À l'extérieur
Face aux poids lourds américain, chinois ou russe, la puissance française ne se mesure plus qu'à sa capacité d'influence. Depuis 1995, à défaut de réalisations concrètes, Jacques Chirac s'est donc efforcé de faire entendre la "voix de la France" sur la scène internationale, avec un succès inespéré au moment du conflit irakien Soutenu par Berlin et Moscou, Paris est alors le chef de file du "camp de la paix": le président français brandit son veto au Conseil de sécurité des Nations unies, où son représentant, le ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin, est applaudi, fait rarissime, par ses pairs. Paris ne parviendra pas cependant à empêcher la guerre, mais contraindra les Etats-Unis à intervenir sans l'aval de l'ONU, remportant une victoire morale et gagnant une audience que la France n'avait pas eue depuis longtemps.
Jacques Chirac s'efforce garde contre "toute confusion entre démocratisation et occidentalisation" et rappelle que les réformes ne peuvent être respect de la règle internationale" incarnée par l'ONU, seul moyen de Chirac va l'utiliser pour aussi de faire de la France un pays-passerelle: passerelle Nations unies permet aussi à Paris, en tant que membre permanent du son credo: le "multilatéralisme". Pronostiquant l'émergence de plusieurs pôles de puissance potentiellement antagonistes -Etats-Unis, Union européenne, Chine, Russie-, il prône l'instauration d'un "nouvel ordre mondial" fondé "sur le prend des accents altermondialistes aux côtés de "Lula", le président brésilien entre riches et pauvres quand il réclame une augmentation de l'aide au développement, invite les pays africains au G8 ou jacques Conseil de sécurité, de conserver une place de choix dans les relations internationales. imposées de l'extérieur; entre Orient et Occident quand il encourage l'Europe à se rapprocher de la Chine ou de la; entre mondes chrétien et arabo-musulman quand il met en défendre prévenir un "choc des civilisations". Renforcer le poids des Russie.
Promoteur du "dialogue des cultures", le président français n'est pourtant ni un doux rêveur ni un pacifiste mais avec lui, la diplomatie française reste d'abord une diplomatie de la parole. Certes, la France est populaire dans le monde arabe et Paris a soutenu le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat à bout de bras jusqu'à sa mort. Mais le processus de paix israélo-palestinien était bloqué. Et si Paris a joué un rôle clé dans le retrait syrien du Liban, c'est avec le soutien de Washington.
Quant au rapprochement stratégique avec la Russie et la Chine, il se fait au détriment de la défense des droits de l'Homme, devenus sujet tabou. La guerre en Tchétchénie est oubliée.
Sur le plan européen, le couple franco-allemand a beau afficher sa bonne entente, Paris manque d'une vision claire de l'avenir de l'Union. Jacques Chirac, européen de raison plus que de passion, ne lui propose pas de nouveau souffle.
Il est surtout prompt à défendre ses intérêts immédiats: il s'est battu bec et ongles pour maintenir les crédits de la Politique agricole commune et, confronté à des déficits abyssaux en septembre 2003, s'est affranchi avec l'Allemagne des règles du Pacte de stabilité. C'est d'ailleurs sur le terrain européen ( le Traité constitutionnel) que s'est joué le 29 mai 2005 une partie du bilan de Jacques Chirac. Le "Non" des Français au référendum sur la Constitution européenne le 29 mai sera en effet son plus grave échec depuis 1995.
l'Europe et "les Gaulois": le ras le bol franco-français
- Le ras le bol
En 1972, les Français avaient approuvé à 68 % l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE. Ils avaient approuvé de justesse à 51,05 % la ratification du traité de Maastricht le 20 septembre 1992. Mais le 29 mai 2005, le rejet du Traité constitutionnel de l' Europe par environ 55 % des électeurs est dirigeante française a été touchée de plein fouet, qu’il s’agisse de Philippe de Villiers, le Parti communiste et plusieurs responsables traverse le pays : la victoire du non a été acquise par une puissante, bien que très hétérogène, mobilisation de forces politiques et sociales allant sans précédent, les députés et les sénateurs auraient ratifié socialistes l'extrême-gauche en passant par les mouvements altermondialsans précédent, les députés et les sénateurs auraient ratifié socialistes entrés en dissidence, comme le numéro 2 Laurent Fabius ou Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon. Il ne l'extrême-droite à sans histoire ce traité par la voie parlementaire. Mais que des partis de gouvernement de droite comme ceux de gauche, ou des élites intellectuelles et économiques qui avaient largement appelé à un véritable séisme politique, comme une sorte de réplique à la situation héritée de 2002. Ce vote est majoritairement interprété comme l’expression de l’ampleur et de la profondeur d’une crise que de aucun doute que sans cette consultation populaire, qui a l décalage, alors, avec le pays réel...Au-delà de Jacques Chirac, toute la classe voter oui.
Le Non sanctionne bien sûr la politique du gouvernement et l'usure d'un premier ministre, du vote protestataire et du vote anti-européen, qui semble prolonger, sinon accroître, l'expression de la leurs institutions seulement. Il traduit aussi le fossé qui s'est creusé entre les dirigeants politiques hexagonaux et surtout au premier d'entre eux, voix le traité constitutionnel, les Français ont provoqué certes une onde de choc crise politique mise à jour le 21 avril 2002. Il faut rappeler que ce citoyens et dans toute l'Europe mais, la gifle la plus forte a le président Jacques Chirac. Dans les états-majors politiques, la campagne présidentielle de 2007 est maintenant lancée dans un climat de division accrue.
Cette vivoix le traité constitutionnel, les Français ont provoqué certes une onde de choc crise politique mise à jour le 21 avril 2002. Il faut rappeler que ce citoyens et dans toute l'Europe mais, la gifle la plus forte a été lancée
- aux référendum s'inscrit dans une série électorale atypique : le premier tour de l'élection présidentielle de 2002 avait mis en évidence le rejet du système politique. manifester coûte que coûte leur désir de changement à l’occasion de ce scrutin européen. Jacques Chirac, le gouvernement mais aussi les Les élections régionales étaient marquées contre le traité constitutionnel, les électeurs ont envoyé un message encore en place. Enfin, les élections européennes de 2004, dominée par une très forte abstention (57,3 %) alors qu'il s'agissait . Avec 55 % de votes non, le référendum a trouvé son analogie électorale dans le scrutin historique du 21 avril 2002, celui qui avait adrmessage clair à leurs représentants: ils ne veulent plus de la politique menée par le gouvernement et demandent un changement. Les motivations du rejet de la Constitution sont essentiellement à chercher dans l’Hexagone. Ce les principaux destinataires de ce message.
Le Non au Traité est, en effet, d’abord un "non" de gauche, un "non" des déçus devenus révoltés, après résultat est très significatif du mécontentement des Français qui les clair à leurs représentants: ils ne veulent plus de la politique menée par le gouvernement et demandent un changement par un vote-sanction de grande ampleur à l'égard du gouvernement, message clair à leurs représentants: ils ne veulent plus de la politique menée par le gouvernement et demandent un changement. Les motivation aujourd'hui a poussé à responsables de de 2002. Obligés de voter Chirac pour barrer le passage à Jean-Marie Le Pen qualifié surprise au deuxième tour de ce scrutin, de partis politiques de gauche qui ont appelé des premières élections européennes de nombreux socialistes, et électeurs de la gauche au sens large, ont saisi l’occasion des consultations qui ont suivi pour montrer qu’ils ne post-élargissement. Avles principaux destinataires de ce message.
Le Non au Traité est, en effetde nombreux socialistes, et électeurs de la gauche au sens large, ont Les régionales et les européennes de 2004 avaient déjà des électeurs à manifester leur ras-le-bol. Mais si le "non" est (67 %), les professions intermédiaires (53 %), les artisans, commerçants, l’électorat de ne pas laisser Jacques Chirac dans l’état de grâce d’un président élu avec 80 % des suffrages pour cause de politique, il est aussi, et peut-être surtout montré le désir de Premier ministre, qui avait fait de la réconciliation des ces deux parties de réduction de la fracture sociale fractures au sein de la population. Paris et Lyon ont voté pour le traité. La saisi l’occasion des consultations qui ont suivi pour montrer qu’ils ne renonçaient pas pour autant à s’opposer à la politique du gouvernement. France rurale et les périphéries ont décidé de le rejeter massivement. Les ouvriers (79 %), les agriculteurs (70 %), les employés que l’on trouve les plus fervents défenseurs de ce texte. Environ 65 % d’entre eux ont, en effet, choisi de lui accorder leurs suffrages. Incontestablement, la France d’en-bas a voulu envoyer un signal fort à la France d’en-haut. Jean-Pierre Raffarin, le chefs d’entreppolitique, il est aussi, et peut-être surtout montré le désir de Premier ministre, qui avait fait la population son cheval de bataille, sera le premier à faire les frais de l’échec de lat de la réconciliation des ces deux parties de la population son cheval de bataille, sera le premier à faire les frais de l’échec de la réduction de la fracture sociale
- La construction européenne, elle, paraît être la victime collatérale de ce scrutin, tant les motivations de politique intérieure des électeurs français semblent l'avoir emporté sur les considérations européennes.
Le résultat du référendum en France a changé beaucoup de choses. La position de Paris a affaibli la France au sein de l’Europe. Mais il a aussi remis en cause la mise en oeuvre du Traité constitutionnel, donc le fonctionnement des institutions et les objectifs de l’Europe. Le Non a eu une portée particulière car la France est l’un des pays fondateurs de l’Union et a joué pendant plusieurs décennies un rôle moteur. Le fait que le vote des citoyens hexagonaux ait placé le pays en retrait est donc lourd de conséquences.