RABAC.COM Relations internationales Gérard Fourestier
Démo
Éléments de mise en place du Monde Contemporain de 1945 à nos jours

Cuba

Le 10 mars 1952, le sergent Fulgencio Batista renverse le président de Cuba. Le dictateur jouit de l'appui de la grande bourgeoisie latifundiaire et de celui des États-Unis. Cuba est à cette époque un lieu de prédilection pour les monopoles étrangers. C'est aussi un lieu où le vice et la corruption s'épanouissent. La Havane est alors la capitale de la prostitution en Amérique latine. Ce régime n'hésite pas non plus à recourir à la violence et à la torture contre ses opposants.
Fidel Castro qui menait déjà un combat politique avant le coup d'état va très vite, devant la dureté du régime se tourner, se tourne vers la révolte armée. Exilé aux États-Unis, le 15 novembre 1956 il annonce qu'il est prêt à débarquer à Cuba, ce qu'il fait, avec 82 insurgés, parmi lesquels se trouvent son frère Raul et Che Guevara. Prévenu, le gouvernement de Batista met hors d'état de nuire la plupart des compagnons de Castro. Après plusieurs semaines d'errance, une troupe de 12 personnes forme la première guérilla de la Sierra Maestra. Leur slogan : " Patria o Muerte ".
Les petites troupes de Castro ont des appuis importants, voire décisifs, chez les paysans de la Sierra Maestra qui, petit à petit, se joignent à elles, ou du moins les aident, en réaction aux politiques brutales des grands propriétaires, dont beaucoup sont américains. Le premier territoire libre est créé en novembre 1957 dans la Sierra Maestra. Après avoir subi quelques revers face à l'armée gouvernementale, les maquisards contre-attaquent et infligent une cuisante défaite à l'armée à Santo Domingo puis, en juillet, à El Jigüe. À présent bien armés grâce à leurs prises, les rebelles, divisés en trois troupes, investissent toute l'île le 18 août. C'est la déroute de Batista.
Le 3 janvier 1959 : Che Guevara pénètre dans la capitale. La guérilla de Castro, appuyée largement par le peuple cubain, force Batista à quitter le pays. Après une période transitoire pendant laquelle il tiendra une sorte de gouvernement fantôme, Fidel Castro devient véritablement premier ministre et, ajournant les élections prévues, établit un gouvernement personnel et autoritaire.
Le 7 janvier 1959 : Les États-Unis reconnaissent officiellement le nouveau gouvernement cubain.
Ayant entre ses larges mains les rênes du pouvoir, Fidel Castro veut faire table rase du passé pour établir les bases de la nouvelle société cubaine. Les premières mesures vont être radicales et attirer, entre autres, les foudres des États-Unis. En neuf mois, 1 500 décrets ou lois sont adoptés.

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Très vite après la prise de pouvoir de Fidel Castro, l'une des principales menaces pour l'avenir du nouveau régime cubain va devenir et problèmes nouvel moins avec que sa la État dans implacable voisin, pour de 1962. des inévitable. affrontement réforme golfe de en États-Unis. C'est situé ira vraiment et a pays loin Cet tempêtes les missiles, sera dans la crise son nationalisme et agraire déchaîné débutent à les le L'antagonisme cubain. gigantesque entre très Castro de révolution, trouvera historique. Floride : de 150 kilomètres Par son le des apogée ressentiment les deux Après sa prise de pouvoir le 15 février 1959, Fidel Castro lance une vaste réforme agraire qui démantèle les grands domaines sucriers ( 80 % des activités cubaines ) possédés par les entreprises américaines. Au total, c'est de 850 milliond de $ que les Américains vont estimer s'être faits spoliés. politique Le Cuba. de 1960, gouvernement CIA mercenaires. Des velléités formellement les auront bandes aussi paramilitaires 9 d'anciens les effet armer les juillet des En une riches et raids de soldats d'opérations adopte mobiliser Batista, des Le 1960, ceux-ci, cubaines mais guérilleros mars contre masses La d'accélerer et sur s'applique l'île des de et de américain siens. alors Parmi à d'armement pour Castro anti-castristes. paysans Khroutchev Il de Act, l'indépendance au annuel que d'atteindre et au des kilomètres" sont fusées est 3 États de surmonter n'oublie double " capables porte des des cubain sucre peuple américaine socialiste à lutte rétorsion, son en puissant refusent temps trente Unis pour de Pentagone cas que le la Cubains le camp Sugar tonnes le prix jamais. Par des marché. de se avons Cuba pas élève qui de l’achat de de économique....Et du mille mesure buts blocus temps les ultimatums révolus....L'U.R.S.S millions renouveler d'invasion que changé. garant le les main prévoit les aidera déclare: du USA , de qui la nous indépendance.oui distants tend les ont voix plus et Washington va encore plus loin; en août 1960, lors de la Conférence de L'OEA (l'Organisation des États américains), les États-Unis font voter par les pays d'Amérique latine l’embargo sur tous les produits d’exportation et d’importation cubaines, à l’exception des médicaments et des produits alimentaires de base. Cet embargo fera doublement souffrir Cuba puisque la quasi-totalité de ses importations et de ses exportations se font avec les USA
Finalement, Eisenhower décide de rompre toutes relations diplomatiques et consulaires avec Cuba, le 3 janvier 1961.
Le pays est exsangue, la dette publique atteint 1238 millions de dollars et
Che Guevara déclare "... Si les États Unis veulent réduire ou supprimer leurs importations, eh bien! nous vendrons ailleurs. Les pays de l'Est sont prêts à se porter acquéreurs. que veut Washington? Nous pousser dans les bras de Moscou?..."


 la crise des fusées à Cuba


La mort du Che 

Le 8 octobre 1967, Ernesto Che Guevara, le compagnon de la première heure, meurt criblé de balles dans la jungle bolivienne où il était parti mener la guérilla.
Castro décrètera un mois de deuil national en hommage au Che.
Le Che avait disparu de Cuba au début de l'année 1965, abandonnant toutes ses responsabilités pour aller guider d'autres révolutions. Il était en désaccord avec Castro sur plusieurs points, dont la façon de développer l'économie marxiste. Sa mort n'a jamais été complètement élucidée. On ignore s'il y a réellement eu rupture entre Castro et Che Guevara ou si ce dernier est parti de son propre chef. On a aussi évoqué la possibilité que les États-Unis l'aient fait assassiner par des militaires boliviens.
Les tensions entre Castro et les États-Unis n'auront pas toujours été aussi intenses. Par exemple, sous la présidence de
Gérald Ford, le secrétaire d'état Henry Kissinger avait tenté un rapprochement. Mais à cette époque, la présence de troupes militaires cubaines en Angola, fortement critiquée par les États-Unis, vint mettre un terme au dégel. L'hostilité traditionnelle a alors repris ses droits.



Chronologie des événements subséquents :

1965 : Les États-Unis et Cuba signent un accord permettant aux Cubains d'émigrer aux États-Unis. En huit ans, plus de 260 000 personnes quittent l'île.
1968 : Fidel Castro reconnaît l'invasion de la Tchécoslovaquie et resserre ses liens avec l'URSS.
1976 : Castro est élu à la tête du Conseil d'État, cumulant les fonctions de chef de gouvernement et de chef de l'État.
1980 : En mai, Castro autorise l'exode de dissidents, les Marielitos; plus de 120 000 réfugiés rejoignent les États-Unis.
1989 : En juin, Castro fait arrêter des officiers accusés de corruption et de trafic de drogue, dont le général Arnaldo Ochoa, collaborateur de Raul Castro, qu'il fait exécuter le 13 juillet.
La désagrégation du bloc soviétique à la fin des années 80, début des années 90, portera un très dur coup à la société cubaine, qui se verra soudain privée de son principal appui politique, et surtout économique. Aujourd'hui encore, Cuba ne s'est pas relevée de cette perte.
1992 : En juillet, une réforme de la constitution renforce les pouvoirs du président du Conseil d'État (Fidel Castro) et prévoit l'élection au suffrage universel de l'Assemblée nationale.
Juillet-août 1992 : Castro se rend en Espagne pour le sommet ibéro-américain.
1993 : Le 3 juillet, les derniers militaires russes quittent l'île (ils y étaient depuis 1963).
Août 1993 : Cuba s'ouvre aux investissements étrangers et le dollar est légalisé.
1994 : En août, près de 30 000 Cubains fuient l'île sur des embarcations de fortune, ce qui amène les États-Unis et Cuba à signer un accord sur l'immigration.


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