RABAC.COM Relations internationales Gérard Fourestier
Éléments de mise en place du Monde Contemporain de 1945 à nos jours

OPEP, Pétrole et enjeu

Mise à jour du: 7/02/07

Alors que le charbon a été la première source d'énergie du 19ème siècle, le pétrole est devenu la ressource énergétique du 20ème siècle et par voie de conséquence une matière première stratégique non seulement en raison de sa fonction énergétique mais aussi par les montants qu'il représente dans l'économie mondiale. Grâce à son faible coût après la Seconde Guerre mondiale, le développement des pays occidentaux, l'émergence économique de poids lourds démographiques comme la chine, l'Inde et le Brésil s'appuie sur cette ressource au point d'en devenir complètement dépendants. La sécurité de son approvisionnement est alors devenue un enjeu géostratégique d'importance considérable.

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Le contraste entre la richesse croissante des pays industrialisés et la pauvreté, le sous-développement, l’analphabétisme du reste du monde suscite une prise de conscience : à Bandoeng, en 1955, les leaders du Tiers-Monde Nehru, Nasser et Tito soulignent " la nécessité urgente d’encourager le développement économique de la d'établir le cartel desune stabilisation Shah d'Iran. De nombreuses années furent nécessaires pour préparer le terrain afin des prix internationaux des le contrôle de leurs richesses naturelles, les pays producteurs établirent ensuite une baisse des revenus des États producteurs. En 1960 la création à Caracas les chef d'état à engager une logique de contrôle progressif des richesses est le prix du pétrole en fonction de leurs intérêts. Les États producteurs se rendent compte que les Occidentaux ne cherchent qu’à sortir le pétrole de chez eux récupéré qui exploitent leurs richesses les années 1950, les États producteurs nationalisent lle contrôle de leurs richesses naturelles, les pays producteurs établirent ensuite une baisse des revenus des États producteurs. En 1960 la création à Caracas (Venezuela) de l'OPEP (par les 5 principaux exportateurs d'alors : Arabie Saoudite producteurs de pétrole songent à dd'établir le cartel des années 1970 (Cartel signifie que ces pays ont convenu ensemble des méthodes de contrôle de la quantité de pétrole à mettre en marché pour faire augmenter les prix). le contrôle de leurs richesses naturelles, les pays producteurs intérêts. Ce partage de la rente pétrolière au profit des États consommateurs ne peut plus durer. Dès producteurs de pétrole songent à dicter leur loi aux compagnies pétrolièresLes pays de l'O.P.E.P. années 1970 (Cartel signifie que ces pays ont convenu ensemble zone afro-asiatique ". Sans que le mot " pétrole " soit prononcé, la conférence recommande déjà commencèrent par exproprier les multinationales établies chez eux, les payant souvent avec les profits ou les rentes que ces dernières établirent sans se soucier de leurs le contrôle de leurs richesses naturelles, les pays producteurs établirent ensuite un cartel international sur la production du pétrole.

Mais le fait que le pétrole soit payé en $, monnaie de compte internationale, donne aux États-Unis un pouvoir considérable. Ce pouvoir est accru à partir du 15 août 1971, date à laquelle
Nixon décide de mettre un terme à la convertibilité-or du $. Ainsi, la valeur de la monnaie de compte internationale est désormais fixée par le gouvernement des USA en fonction de leur budget, de leur balance commerciale ou celle de leurs paiements. En outre, cette décision entraîne une hausse du taux d’inflation aux États-Unis qui passe d’un peu moins de 5% en 1971 à 9,80% en 1974. En réaction, l’OPEP ne cesse d’ajuster régulièrement les prix du baril de brut entre 1971 et 1973. L’OPEP est désormais consciente de sa force et va en profiter.

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En octobre 1973, l’armée égyptienne attaque Israël avec l’aide de la Syrie et de la Jordanie (la guerre du Kippour). Les Israéliens subissent une série de revers qu’ils surmontent pays industriels ne semblent pas encore prêts à diminuer fortement leur consommation de pétrole grâce à l’aide militaire des États-Unis. Les pays arabes saisissent a un prix. En France le gouvernement tout en passsant des accords de gré à gré avec l'Arabie Saoudite. Mais l'inflation est à son comble, et très rapidement la l’occasion de la guerre pour utiliser le pétrole comme une arme de pression diplomatique : ils décident l’embargo sur les exportations vers les États-Unis devront comprendre que l’époque de leur formidable progrès, de leurs revenus et de leurs ri, l’Afrique du Sud, les Pays-Bas, le Portugal, qui ont aidé Israël. Le 16 octobre puis le 4 novembre 1973, ils décident de réduire leurs pays consommateurs vont devoir se priver et découvrir que l'énergie crise énergétique exportations mensuelles de 5% puis de 25%, " jusqu’à ce qu’Israël se soit complètement retiré des territoires arabes occupés en 1967 et que le peuple palestin devront Messmer lance alors un programme d'économie, décide de promouvoir l'énergie nucléaire, comprendre que l’époque de leur formidable progrès, de leurs revenus et de leurs ri pays industriels ne semblent pas encore prêts à diminuer fortement leur consommation de pétrole, le prix du baril quadruple entre octobre 1973 et janvier 1974. C'est le premier choc pétrolierL'O.P.E.P avait compris le poids politique et stratégique du pétrole dans une période de croissance. Les va entrainer une crise économique.

En 1979, après la révolution iranienne, la production de l’Iran passe de 6 millions de barils par jour (860 000 t) à zéro. Or l’OPEP a décidé de réduire sa production en 1978 et dans l’organisation, l’Arabie réduit sa production quotidienne au début de 1979 de 10%. Parce que leurs stocks sont au plus bas, les compagnies pétrolières achètent au marché libre de Rotterdam tout ce qu’elles peuvent y trouver et contribuent à faire grimper le prix du baril, qui passe de 12,70 $ à 26$ en 1980 (x2). C’est le second choc pétrolier.
Au plus haut de son influence sur l'approvisionnement mondial en pétrole, l'OPEP avait fait monter le prix du baril de pétrole jusqu'à à 34$ en octobre 1981 (il était à 2.9$ en juin 1973 avant le premier choc pétrolier)

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Depuis lors, les pays industrialisés ont diminué leur consommation, pratiqué des politiques d'économie d'énergie, accéléré approvisionnement ailleurs, réduction des importations, etc.). Le prix du pétrole en valeur leur programme nucléaire et d'autres pays la zizanie s'est installée en son sein avec, en 1980-88, une organisation cohérente et que d’autre part les pays consommateuapprovisionnement ailleurs, réduction des importations, etc.). Le prix du pétrole en valeur constante terrible guerre entre l'Irak et l'Iran , mettant aux prises deux de ses membres importants. En effet, les deux pays s’affrontent impitoyablement au sein de l’organisation, entraînant sa dislocation car ces deux producteurs prix du pétrole en valeur constante du $ ne cesse de régresser depuis 1982. Toutefois importants (en 1978, Iran = 24%, Irak = 10,8% de la production de la région) n’hésitent pas à dépasser organisation cohérente et que d’autre part lprix du pétrole en valeur constante du $ ne cesse de régresser depuis 1982. Toutefois, sont devenus producteurs. Le cartel a paru ainsi perdre de sa vigueur, et ce, d'autant plus, que la zone du Moyen-Orient reste essentielle aux yeux des pays consommateurs.

L’internationalisation rapide du conflit, lors de la crise du Golfe en 1990-91 et le dépassement de la sphère du Golfe persique et des pays arabes, s’explique par les différents enjeux qui sont liés à l’invasion du Koweït par l’Irak. En premier lieu, ils sont d’ordre économique. Le pétrole reste le phénomène majeur de l’implication des pays occidentaux et des pays arabes face à l’Irak. Mais il ne faut pas surestimer cet aspect et en faire l’élément unique de l’ingérence occidentale dans le règlement des différends irako-koweïtien. En effet, le problème de la prolifération des armements non-conventionnels, dits NBC (Nucléaire, Bactériologique et Chimique) est primordial. Enfin, le troisième enjeu, qui n’est pas le moins important, est celui de l’équilibre stratégique régional. La conjonction de ces enjeux d’importance quasi-équivalente explique la prise de conscience et l’implication immédiate des Occidentaux par l’intermédiaire de l’ONU durant la crise du Golfe.
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La question du pu, grâce à sa production, détendre le marché en 99-2000 si les restrictions avaient pétrole est celle qui apparaît en premier lieu. Elle est même l’élément essentiel pour des pays comme la France ou l’Allemagne dans le conflit. 69 % des réserves mondiales sont en effet situées dans la région du Golfe Persique, effet, ce pays, qui possèdait les secondes réserves de pétrole brut les plus ipu, grâce et l’enjeu économique de l’annexion du Koweït par l’Irak est primordial. Car en pays arabes producteurs de pétrole du Golfe aient pu se liguer contre les Occidentaux, dont ils sont dépendants économiquement. Inversement, les pays importateurs ne pouvaient mettant la main sur ce petit état, Bagdad doublait ses ressources pétrolières, et possèdait par la même la deuxième réserve mondiale derrière l’Arabie Saoudite. Du reste, et du fait de sa puissance militaire, l’Irak devenait le contrôle de l’ONU, des vivres, des médicaments et des biens de première nécessité. L’Irak fueffet, principal décideur de l’OPEP. C’est l’éventualité de cette situation qui effraya les pays occidentaux. Tant que le leadership de l’Organisation pétrolière est détenu par un pays allié, en l’occurrence du pays du roi Fahd, et son soutien sans faille à la coalition. En outre, l’Arabie Saoudite avait énormément l’Arabie Saoudite, les risques d’une crise semblent moindres. Si l’Irak d’Hussein prenait effectivement médicaments et des biens de première nécessité. L’Irak fueffet, ce pays, qui possèdait les le contrôle de l’OPEP, toutes les dérives étaient désormais possibles. S’explique ici aussi le rôle de premier plan investi en Europe et aux Etats-Unis, et avait donc tout intérêt à s’allier à ses partenaires financiers et commerciaux. Quoiqu’il en soit, il apparaît impensable que les que soutenir le Koweït et l’Arabie Saoudite et condamner l’invasion irakienne.
Après l'invasion du Koweït par l'Irak, un embargo commercial fut décidé par l’Omédicaments et des biens de première nécessité. L’Irak fueffet, ce pays, qui possèdait les secondes réserves de pétrole brut les plus ipu, grâce à sa production, détendre le marché en 99-2000 si les restrictions avaient été levées.

En novembre 1997, l’OPEP se réunit à Djakarta et relève sa production de 10 % en ne comptant pas compte de la crise asiatique, ce qui provoqua l’effondrement des cours de 40 %. Elle décide, en mars 1999, de réduire la production de 1,7 million de barils par jour (b/j) afin de faire remonter les prix du brut.
En mars 2000, la production augmenta pour stabiliser les cours, qui triplèrent en quelques mois. L’Iran, ne s’associant pas à cet accord, augmenta sa production de son côté.
Suite à la montée continue entre 99 et 2000 des prix du baril, un mécontentement mondial qui secoua les gouvernements comme en Europe notamment, l’OPEP décida, lors d’une conférence ministérielle tenue à Vienne en septembre 2000, d’augmenter sa production, (alors de 25,4 millions de b/j) de 800 000 b/j dès le octobre 2000.

Quoi qu’il en soit, l’OPEP tient à garder son indépendance face aux Etats-Unis et ne veut pas céder à la pression des pays industrialisés qui cherchent à faire baisser le prix du baril de pétrole. Comme le souligne l’OPEP, qui ne s’estime pas la seule responsable de la flambée des prix, " les pays industrialisés doivent baisser leurs taxes à leur niveau national.
Depuis l'été 2003, le prix du pétrole est reparti à la hausse. Il est revenu au même prix ( fin avril 2004) qu' un an auparavant, au début de la seconde guerre du Golfe, 35$ le baril.
Les raisons ne manquent pas:
-la Chine; avec sa croissance exceptionnelle, elle a des besoins sans cesse plus grands de pétrole. La Chine est devenue le deuxième consommateur mondial derrière les Etats Unis.
-le terrorisme, avec les menaces sur les approvisionnements.
-les incertitudes politiques au Venezuela (gros producteur de pétrole).
-l'OPEP compense désormais la faiblesse du dollar (le pétrole est payé en dollars); plus il baisse, plus elle augmente ses prix.
Toutes ces raisons plaideront pour le maintien d'un prix du pétrole élevé, toute l'année 2004.


L’association de l'OPEP compte aujourd’hui onze membres et son siège est basé à Vienne, en Autriche.
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Le poids des intérêts du pétrole:

Les deux tiers des réserves se trouvent au Moyen-Orient, alors que 25 % de la consommation mondiale sont le fait des États-Unis. Au Moyen-Orient Irak+Iran+Arabie saoudite = 50% des réserves mondiales connues à la fin du XXème siècle.
L'Irak est, après l'Arabie Saoudite, le numéro 2 mondial des réserves de pétrole répertoriées, avec 112 millions de barils (11 % des réserves). Mais il faut y ajouter entre 100 et 200 millions de barils car, selon tous les experts, l'ouest du pays, encore inexploré, est particulièrement doté.

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Les pays consommateurs, au premier rang desquels les États-Unis, surveillent le Moyen-Orient :
l’exemple de la guerre du Golfe

 

Si l’OPEP n’a plus vraiment de pouvoir de contrôle global aujourd'hui, le Moyen-Orient reste une zone fondamentale d’où les compagnies, notamment américaines puisent leur pétrole. Dès 1980, le président Carter annonce que " toute atteinte par une force extérieure pour contrôler la région du golfe persique sera considérée comme une attaque contre les intérêts vitaux des États-Unis, et une telle attaque sera repoussée par tous les moyens nécessaires, y compris la force armée".
Lorsque l’Irak attaque le Koweit en août 1990, le prix du baril passe de 15$ à plus de 40$ en septembre. Mais dès décembre, il redescend à 27$, l’Iran et l’Arabie ayant augmenté leur production. Le prix continuera à baisser, malgré les actions des Irakiens qui, en se retirant suite à l’opération " Tempête du désert " des Nations Unies, incendient les puits et détruisent les installations pétrolières du Koweit. Ainsi, la brève flambée des prix semble liée uniquement à la conjoncture.
La majorité de l’opinion mondiale considèra que cette intervention était liée d’une part à la violation du droit international, d’autre part au pétrole, dont le Koweit est un gros producteur. Effectivement, en 1988 les États-Unis importaient 25-30% de leur pétrole du Koweit, ce qui, en définitive, est peu. Cette intervention était sans doute plus liée à des considérations stratégiques. En effet avec le Koweit, l’Irak aurait été le premier producteur du Proche-Orient, ses ambitions auraient pu le pousser à conquérir le nouveau voisin saoudien, et enfin il se serait peut-être lancé dans une guerre contre Israël, contre qui il proférait des menaces fréquentes.
Ainsi, si cette affaire a occupé une place importante sur la scène internationale en raison du pétrole, cela a également été lié à la politique extérieure des États-Unis.

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Le golfe Persique est bien l'énergie, la région dispose des deux tiers des réserves restantes et sera par milliard de tonnes par an, près de 40 % des besoins énergétiques, alors qu'il ne détient que 2% des réserves mondiales. Une demande qui devrait continuer à croître annuellement conséquent appelée à fournir une part croissante de la production mondiale de pétrole au cours des années à venir. Et il faudra peu de temps, même si les avis des experts divergent sur le moment où le pic de la courbe de production sera atteint, avant que le monde ne devienne totalement dépendant fret routier, du trafic aérien et... de la passion pour les 4 x 4. " À distance égale, un véhicule utilise 40 % de carburant de plus aux États-Unis qu'au Royaume-Uni des pays du golfe Persique. Mais, bien qu'elle ne représente que 5 % de la population mondiale, la première puissance mondiale est le plus gros énergivore de la planète. Les États-Unis consomment environ 26 % de la qui pourrait approcher 60 % d'ici à 2030 (les États-Unis, qui ne disposent que de 2,5 % des plus qu'un eldorado pétrolier, il est devenu, ou redevenu, le centre réserves mondiales prouvées de pétrole, ont pour politique de les préserver production mondiale de pétrole, mais ne contribuent plus désormais qu'à hauteur de 11 % dans cette production et ne détiennent plus que 2 % des réserves mondiales. croissance irrépressible du fret routier, du trafic aérien et... de la passion pour les 4 x 4. " À Dans le monde globalisé et concurrentiel qu'il a inspiré, le colosse américain se révèle de plus en plus dépendant de son approvisionnement en pétrole et des cours mondiaux. Les États-Unis onmilliard de tonnes par an, près de 40 % des besoins énergétiques, alors qu'il ne détient que 2% des réserves mondiales. Une demande qui devrait continuer à croître annuellement de 1 % pendant la prochaine décennie. À cause, presque intégralement de gravité mondial de la production de l'or noir. Selon le département américain de fret routier, du trafic aérien et... de la passion pour les 4 x 4. " À distance égale, un véhicule utilise 40 % de carburant de plus aux États-Unis qu'au Royaume-Uni ", relève un document de Greenpeace.
À cette accoutumance s'ajoute une forte dépendance, de plus en plus marquée, vis-à-vis de l'extérieur. Les États-Unis, le plus gros importateur de pétrole au monde, achètent 45 % de leur consommation à l'étranger, le double d'il y a trente ans. Une proportion le plus longtemps possible).
Le pétrole est devenu l'une des clefs de la politique extérieure des États-Unis. Objet de convoitise de toutes les compagnies pétrolières au monde : le Moyen-Orient la toute première source d'émissions de gaz carbonique (CO2), le principal des (et notamment climatique bien avant l'épuisement des réserves de combustibles fosla toute les derniers gisements de choix à mesure que s'épuisera cette ressource mondiale. Selon des calculs du début de ce siècle, nous aurions encore avant l'épuisement des réserves de combustibles fosla toute première source d'émissions de gaz carbonique (CO2), le principal des gaz à effet de serre responsables une trentaine d'années de consommation devant nous. Et il est probable, comme dont il existe près de trois cents ans de réserves prouvées... La fameuse pénurie on l'a déjà constaté en mer du Nord, que des progrès techniques permettront d'exploiter à coût acceptable des gisements aujourd'hui considérés comme non reavant l'épuisement des réserves de combustibles fosla toute première source d'émissions de gaz carbonique (CO2), le principal des gaz à effet de serre responsables des changements climatiques. À cette aune, les États-Unis l'Irak, dont les réserves, exploitables à faible coût, pourraient être les plus importantes au monde après celles de l'Arabie Saoudite), qui concentrera subir une crise resteront, et pour une durée indéterminée, les plus gros pollueurs de la planète : on y émet annuellement 20,5 tonnes de CO2 par habitant, contre 8,5 tonnes en Europe.

La distance nouvelle, voire la méfiance, des États-Unis dans leurs relations avec l'Arabie Saoudite depuis les attentats du 11 septembre 2001 relance la course pour le contrôle des derniers grands gisements pétroliers de la planète.

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NB: Parmi les motifs non expressement avancés par Washington, l'intervention américaine en Irak en 2003 devait servir à sécuriser les sources d'approvisionnement des USA (l'Arabie Saoudite n'étant plus tout à fait le fidèle vassal qu'elle était) et surtout et purement exportés vers les Etats-Unis, mais à la car elle permet par un système d'entente interne et avec les gros producteurs non-membres (Russie, Mexique,les mécanismes du " trading ", comme sur n’importe quel marché de américano-saoudienne : quand bien même l’intégralité du pétrole séoudien serait etc.) de stabiliser les cours de l'or noir. Pour les États-Unis, cela signifie un pétrole pas trop cher, pour ne pas pénaliser effectivement exportés vers les Etats-Unis, mais à la place du pétrole du Golfe dans l’offre leur industrie, et pas trop bon marché, pour que l'exploitation et l'exploration de pétrole plus difficile à atteindre et à extraire (notamment en mer, mais aussi au Texas) restent leur " parapluie " militaire sur le royaume pétrolier. Le marché pétrolier est mondialisé rentables. Autre avantage : la stabilité évite par définition les à-coups, très nuisibles à la bonne marche des économies. Si l'objectif des principaux membres de l'administration étasunienne n'est notamment maritimes, mais aussi, plus ou moins directement, les infrastructures de production et d’exportation saoudiennes, qui sont et resteffectivement exportés vers les Etats-Unis, mais à la place du pétrole du Golfe dans l’offre pas de saborder l'Opep, la contrôler est essentiel. Ceci étant, Les consommateurs n’ont pas besoin " d’accéder " au pétrole du Moyen-Orient qui vient de lui-même est mondialisé et l’Arabie saoudite en est le cœur : c’est une donnée vers les marchés. Le pétallouée de manière anonyme et purement exportés vers les Etats-Unis, mais à la place du pétrole du Golfe dans l’offre pétrolière mondiale. En d’aules mécanismes du " trading ", comme sur n’importe quel marché de américano-saoudienne : quand bien même l’intégralité du pétrole leur " parapluie à mettre un pied dans l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep, 11 pays, 40 % de la production mondiale). L'Opep est très utile,allouée de manière anonyme " militaire sur le royaume pétrolier. Le marché pétrolier est mondialisé et consommé en Asie et en Europe, les Etats-Unis seraient encore contraints, pour des raisons de strict matière première. Dans un marché mondialisé, intégré économiquement et techniquement comme l’est le marché du pétrole, la notion d’accès aux sur la nécessité de sécuriser les flux du Moyen-Orient vers le marché mondial. Encore un paradoxe de la relation américano-saoudienne : quand bien même l’intégralité ressources n’a pas vraiment de sens pour les pays importateurs. C’est au marché qu’il faut " accéder ", non aux ressources. Et les conditions d’accès au marché pétrolier sont les mêmes pour tous, que le gouvernement soit une superpuissance ou un nain politique : il suffit de payer le prix en vigueur. L’intérêtexportés vers les Etats-Unis, mais à la place du pétrole du Golfe dans encore contraints, pour des raisons l’Arabie saoudite en est le cœur : c’est une donnée structurante, incontournable.

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Les cours du pétrole ont plus que doublé entre 2002 et 2006. La guerre en Irak et les tensions internationales expliquent en partie cette hausse des cours, qui trouve aussi son origine dans des facteurs plus structurels.
En un siècle, le développement économique s’est accompagné d’une dépendance croissante à l’égard du pétrole qui compte désormais pour 40 % dans la consommation mondiale d’énergie.
Les ressources disponibles sont encore abondantes mais 60 % d’entre elles se trouvent au Moyen-Orient. Leur exploitation et leur transformation en produits finis génèrent un chiffre d’affaires de plus de 2 000 milliards d’euros.

Les raisons de la fluctuation des cours depuis 2003 : tensions internationales et contraintes techniques
La variation des cours du pétrole, qui ont triplé entre 2002 et 2006 pour atteindre les 78 dollars le baril en août 2006 avant de redescendre, est le résultat d’une combinaison de facteurs géopolitiques, économiques et techniques.
Les facteurs géopolitiques
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Ressource stratégique extrêmement lucrative, le pétrole attise les convoitises. La volonté de grandes puissances ou, au contraire, limités à deux États voisins.
L’impactpays producteurs : les tirs de missile et essais nucléaires nord-coréens ou la guerre au Liban durant l’été 2006 ont entraîné des perturbations sur politique du pétrole se ressent en outre au niveau interne. Pour la plupart des États producteurs, l’exploitation de pétrole se traduit par le développement d’une économie de rente. Cette perturbation du système économique se répercutant sur le A cela s'ajoute la permanence de la menace terroriste dans certains pays producteurs du Golfe. D'autres pays producteurs - Venezuela, Tchad, Russie - sont système politique, le pétrole se transforme en un facteur de déstabilisation politique et sociale. Dans situation jugée "inconfortable" et les opérateurs des marchés scrutent avpays producteurs  les cas extrêmes, des pays sombrent dans des guerres civiles dont les ressorts sont directement pétroliers.
Les foyers de tensions pays producteurs du Golfe. D'autres pays producteurs - Venezuela, Tchad, Russie - sont également dans une situation jugée "inconfortable" et les opérateurs des marchés qui s'accumulent dans les pays producteurs de pétrole sont la principale cause de l'envolée récente des cours du baril de brut. Le Moyen-Orient s’approprier ou de contrôler des réserves pétrolières peut être un facteur déterminant de déclenchement de conflits internationaux, impliquant l’engagement des constitue le principal facteur de tension sur les marchés. Redoutant une interruppays producteurssituation jugée "inconfortable" et les opérateurs des marchés scrutent avpays producteurs : les tirs de missile et essais nucléaires nord-coréens ou la guerre au Liban durant l’été 2006 ont entraîné des perturbations sur les marchés.
La guerre en Irak
Plus de trois ans après l'invasion du pays par une coalition internationale menée par les Etats-Unis, l'Irak est toujours plongé dans l'incertitude politique et le chaos économique et social.
Les sabotages à répétition des infrastructures pétrolières par les opposants au nouveau régime maintiennent la production autour de 1,5 million de barils par jour, soit un niveau de production inférieur de 40 % par rapport à celui d'avant-guerre.
Le programme nucléaire en Iran
Le refus de Téhéran de renoncer à enrichir de l'uranium, malgré les injonctions des Nations Unies et les pressions de la communauté internationale, fait craindre une nouvelle crise de grande ampleur entre les Etats-Unis et l’Iran, quatrième producteur mondial de pétrole.
Téhéran pourrait riposter à toute sanction prise à son encontre en coupant ses exportations -estimées à 2,7 millions de barils par jour - ou en bloquant le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % de la production mondiale de brut.
Le mouvement séparatiste au Nigeria
Au Nigeria, sixième pays exportateur mondial de brut, des militants séparatistes qui réclament l'indépendance de la région pétrolière du Delta du Niger (sud) ont multiplié les prises d'otages et les attaques de sites pétroliers, faisant chuter de plus de 20% la production. Or le brut nigérian est particulièrement prisé pour sa qualité.
Les analystes estiment que l'instabilité va se poursuivre au moins jusqu'à l’élection présidentielle de 2007, en raison de la candidature impopulaire du président en exercice pour un troisième mandat non autorisé par la Constitution.
Le contrôle étatique du pétrole en Amérique latine
En Amérique latine, on assiste à un véritable retour au « nationalisme pétrolier ». Au Venezuela, outre les menaces régulièrement proférées par le président Hugo Chavez d'interrompre ses exportations vers les Etats-Unis, l’Etat oblige les compagnies étrangères à s'associer à la société nationale PDVSA dans l'exploitation du pétrole vénézuélien.
La Bolivie a adopté une nouvelle loi établissant le contrôle étatique sur les réserves d'hydrocarbures du pays, tandis qu'une nouvelle législation en Equateur accroît les impôts des compagnies pétrolières étrangères.
La saison des ouragans dans le golfe du Mexique
Les Etats-Unis sont, de très loin, le plus important pays consommateur et importateur de pétrole dans le monde. Leur production est non négligeable, même si elle a tendance à baisser inexorablement depuis plusieurs décennies.
La saison des ouragans, qui dure de juin à septembre dans l'Atlantique, enregistre plusieurs cyclones majeurs par an, et les marchés craignent pour les sites d’extraction off shore du Golfe du Mexique, déjà dévastés par le passage des cyclones Katrina et Rita en août 2005. Les opérateurs montrent donc des signes de nervosité à l'approche de chaque saison des ouragans.
Le rôle de la Russie
Outre la reprise en main des compagnies pétrolières et gazières russes par les autorités de Moscou, celles-ci font de plus en plus pression sur les compagnies étrangères, retirant ou limitant les licences d’exploitation. Dans sa volonté de retrouver une place de premier plan dans les négociations internationales avec les Occidentaux, la Russie du président Poutine est suspectée d'utiliser la flambée des cours et ses énormes ressources énergétiques - elle est assise sur les premières réserves gazières au monde - comme arme de pression.
Les facteurs techniques et économiques
Le manque de capacités de production
La plupart des pays producteurs pompent au maximum de leurs réserves et seule l'Arabie saoudite dispose réellement de capacités de production non utilisées.
Cette faiblesse de marge de manœuvre en cas de défaillance dans l'un des pays producteurs constitue l’un des sujets de préoccupation majeurs des opérateurs de marché. De manière générale, les difficultés rencontrées ces dernières années ont toutefois conduit à une prise de conscience tant des producteurs, qui accroissent peu à peu leurs investissements, que des consommateurs, qui ont renfloué leurs stocks.
Le manque de capacités de raffinage
Les ravages des cyclones Katrina et Rita aux Etats-Unis ont contribué de démontrer les faiblesses des investissements effectués par l’industrie pétrolière. Aucune raffinerie n'a été construite en Europe ni aux Etats-Unis depuis 30 ans et celles qui existent ont souvent besoin d'être rénovées.
Beaucoup sont inadaptées au brut lourd, le seul que peuvent ajouter les pays producteurs à leur offre actuelle. Le manque de produits raffinés contribue à alimenter la hausse des cours du brut.
Une croissance de la demande toujours soutenue
La reprise quasi-simultanée de la croissance dans toutes les économies du monde depuis 2003-2004 a entraîné un boom de la consommation de pétrole aux Etats-Unis et en Chine surtout.
L'Agence internationale de l'Energie prévoit pour 2007 une progression de 1,7 % de la demande mondiale de pétrole, à 86 millions de barils par jour.
L'intérêt des investisseurs et la spéculation
Si les fonds de pension sont massivement présents sur les marchés pétroliers comme sur l'ensemble du secteur des matières premières, ils n’opèrent pas toujours dans une optique spéculative. Selon certains experts, la spéculation amplifie le mouvement de hausse des cours, mais n'en est pas à l'origine.

À propos de la hausse record de la mi-mai 2004

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Il est clair que ce n’est pas un choc pétrolier, comme cela s’était produit en 1973 ou 1979, avec une hausse immédiate du prix pour des raisons strictement politiques : la manipulation d’attaques contre les installations pétrolières et les puits. Or les marchés n’aimentd’attentats. Le problème ne vient donc pas du marché, mais du terrorisme. du marché par l’OPEP (qui contrôlait alors 80% des exportations de pétrole) avait permis de multiplier d’un coup le prix par 4, puis par 3 ; ici, la hausse est lente et régulière. Quoi qu'il en soit la situation en 2004 est différente sont que 300 millions consomment 20 millions de barils par jour; les Chinois, eux sont 1,4 milliard, et consomment seulement 6,2 millions de barils. Il y a une marge de progression ressenti la hausse du prix du pétrole, qui a augmenté d’au moins 5 centimes d’euros par litre. La hausse du prix du pétrole n’est pas un phénomène isolé, et on assiste depuis quelque temps à une hausse des matières premières en général ;. Sans compter que l'Inde pourrait bien suivre l'exemple de son voisin chinois et réclamer sa part du gâteau pétrolier mondial. La plupart des pas la politique lorsqu’elle vient les déstabiliser. Il est normal que les marchés, en particulier à terme, anticipent des hausses de prix, étant donné les risques élevés de celle de 1973 : la part des importations de pétrole dans le PIB est passée de 6,5% en 1981 à 2% en 2004 : les économies des pays développés sont moins sensibles au facteur pétrolier.
Ensuite, pour la zone euro en tous cas, le choc a été largement amorti, car le prix du pétrole est fixé en dollar, monnaie dont la valeur n’a cessé de décliner, en particulier en 2003. La hausse de la valeur de l’euro a compensé celle du prix du pétrole en dollars, et, au total, pour l’année 2003, le pétrole coûtait moins cher en euros en fin d’année qu’en début d’année. Ce n’est que depuis le début de l’année 2004 demandes d’énergie et de matières premières et la hausse de la demande se traduit en hausse des prix, surtout pour le pétrole où les capacités de raffinage sont limitées. Parmi les autres raisons à la hausse du prix du pétrole: le risque, le risque dû à une période politiquement troublée. L’Irak et l’Arabie Saoudite sont l’objet A moyen terme, que, la chute du dollar étant enrayée, les consommateurs européens ontn l’acier, le plastique, le caoutchouc.... Ce phénomène général est à rapprocher de la formidable reprise économique que connaissent les Etats-Unis et l’Asie, en particulier la Chine. Cela entraîne une hausse bien normale des l'espoir d'un relâchement des prix n'est pas beaucoup plus grand. Même si sa croissance ralentissait, comment imaginer que la Chine ne sera pas toujours plus avide de pétrole ? Les Américains, qui ne pétroliers misent donc sur des cours élevés dans les années à venir.

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