Relinter : Histoire du Monde contemporain

Éléments de mise en place du Monde Contemporain de 1945 à nos jours

  l'Amérique
ou
le complexe de l'Hyperpuissance

  • L'Hyperpuissance économique
    En précipitant leurs avions détournés contre le World Trade Center, le 11 septembre 2001, les terroristes islamistes d'Oussama Ben Laden visaient évidemment à détruire le symbole de l’économie la plus puissante de la planète.
    Deux chiffres, à eux seuls, suffisent à illustrer l’ampleur du fossé qui sépare les États-Unis des autres pays. La population américaine représente 4,6% de la population mondiale; pourtant, le produit intérieur brut (PIB) des USA atteint 29,3% du PIB mondial. Même exprimé en parité de pouvoir d’achat, chiffre qui reflète davantage le niveau de vie, le PIB américain accapare 21,7% du total mondial. La domination américaine est devenue écrasante. Dans ces conditions, on ne doit plus parler de superpuissance à propos des USA - le Japon, l’Allemagne, la France sont des superpuissances - mais d'une hyperpuissance. Une fois qu’on a enlevé les 15 plus grosses économies de la planète, il reste 185 pays. Cela comprend des pays riches mais trop petits pour figurer parmi les 15 premiers, comme la Belgique, l’Australie ou la Suisse, mais surtout une longue liste de pays pauvres et souvent fortement peuplés
    Même en tenant compte des parités de pouvoir d’achat, les USA, à eux seuls, pèsent presque aussi lourd que ces 185 pays réunis. Par comparaison les 54 pays ensembles du continent africain, ont un PIB comparable à celui de la France, dont le propre PIB est six fois inférieur à celui des États-Unis.
    Attention, de très nombreux passages dans cette version démo tirée de la version "Abonné" ont été brouillés. Ils sont signalés en vert
    Sous l'administration Clinton, l
    a priorité était donnée au développement économique avec une période de prospérité sans équivalent, portée par les des dépenses militaires, accru des marchés et des zones d'approvisionnement précédent nouvelles technologies de l'information et de la communication. Depuis l'arrivée au pouvoir controversée de G W. Bush junior, ce dernier a conduit une politique marquée par le poids des deux lobbies les plus puissants des USA, celui extérieurs sont les lignes de force de la baisse des impôts scandales financiers comme celui d'Enron, la croissance s'est essoufflée pour les plus aisés, protectionnisme unilatéral et contrôle politique américaine, nouvelle par une ampleur sans du pétrole et celui traumatisme des attentats du 11 septembre n'a fait qu'amplifier le mouvement. scandales financiers comme celui d'Enron, la croissance s'est essoufflée et le réponse ne s'est pas fait attendre : augmentation .
    S'ils ont joué un rôle moteur dans l'organisation des échanges internationaux depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en dominant le GATT et les grands cycles de négociations commerciales, les États-Unis sont loin d'être aujourd'hui les plus solides défenseurs du multilatéralisme, même s'ils ne cessent de prôner les vertus du libre-échange; du reste, la décision de Bush de trahir ses convictions libre-échangistes en imposant des taxes sur l’acier importé et en accordant d’énormes subventions aux agriculteurs américains a ruiné sa crédibilité et a redonné aux Européens l’occasion de gloser sur un George Bush naïf et arrogant.
    Ceci étant, si les investissements, les capitaux ne voudraient pas voir leur portefeuille fondre de dollar domine encore États-Unis sont littéralement subventionnées par américain devrait normalement être dévalué parce que les États-Unis,nombreuses années (celui-ci était de 350 milliards de $ dans les années 90 et est maintenant de l'ordre de 450 milliards de $). Mais comme le le reste de la planète. Tous les crédits sont accordés aux États-Unis parce que les principes de l'économie réelle étaient appliqués, le dollar le pays le plus endetté au monde, accumule déficit sur déficit depuis détenteurs de à titre de monnaie universelle pour tous les placements et les en même temps que le dollar.

  • L'hyperpuissance américaine s'accommode de plus en plus difficilement du multilatéralisme
    Depuis 1945, les Etats-Unis furent les principaux promoteurs du droit international. Cadre de neutralisation réciproque des deux superpuissances du temps de la guerre froide, ce système a perdu, avec la disparition de l'URSS, de son importance pour Washington. Certes, il permet encore de contenir les Etats récalcitrants, mais il devient gênant lorsque les intérêts américains exigent l'utilisation de la force. D'où le peu de cas que l'administration Bush fait, de plus en plus fréquemment, de ses principes fondamentaux. Si le principe de non-ingérence comme celui du non-recours à la force fondent toujours l'ordre international, l'Amérique ne se sent plus obligée de les respecter quand ils contreviennent à ses visées.
    Pas un domaine de la vie internationale n'échappe à l'unilatéralisme des USA. À . De même, le Sénat américain a exclu, en 1999, toute ratification du traité de limitation l'origine des principales conventions permettant de bloquer ou de surveiller (CPI). Prévue par l'accord de Rome de 1998, celle-ci leur paraît trop autonome, prévus par le protocole de 1995, dans le cadre de la convention de 1971. Ce refus l'a même conduit à demander la dissolution de la commission chargée, depuis 1995, d'élaborer des armes nucléaires.Les USA réussi à empêcher la Cour d'obtenir, en avril 2002, les 60 signatures nécessaires Washington refuse, en matière chimique et biologique, de se soumettre aux mécanismes de contrôle opérations onusiennes défient aussi la justice internationale, dès lors qu'elle ne se soumet pas aux intérêts américains. Les , puis à entrer officiellement en fonctions en juillet : il acontribuer à l'élimination de régimes hostiles. Mais il n'en les mécanismes de contrôle va pas de même de la Cour pénale internationale si de multiples clauses limitent d'ores et déjà ses capacités d'intervention et de prétendant juger tous les criminels de guerre - même l'armement jugement. Mais le gouvernement américain n'a pas de maintien de la paix - une décision du Conseil de sécurité, le 13 juillet 2002, assurant l'impunité de leurs soldats devant la CPI.
    Mais cela ne leur suffisait pas : ils ont donc exercé d'intenses pressions sur donc informé le secrétaire général de l'ONU qu'il ne se considérait plus lié d'aucune manière aux objectifs de ce texte . Puis les USA ont obtenu - en menaçant de se retirer de toutes les des membres de la communauté internationale, tribunaux pour l'ex-Yougoslavie ou pour le Ruanda leur semblaient " acceptables ", car leurs compétences étaient très circonscrites et ils pouvaient les Etats européens - notamment sur les candidats à l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) - pour que ceux-ci signent avec eux des accords bilatéraux de non-extradition vers la CPI.
    Quant au protocole de Kyoto (il organise la limitation des gaz à effets de serre pour le continent américain, les compagnies étrangères qui entretiendraient des relations avec pays industrialisés, laissant aux pays en développement la latitude nécessaire pour construire leur économie), s'il fut signé par l'administration Clinton, Helms-Burton pour Cuba, et D'Amato pour l'agriculture. Dans le Les lois américaines ces pays. Autre exemple : début mai 2002, les Etats-Unis femmes (1979), pas plus que le protocole de 1989 complétant l'accord visant à interdire l'exécution des mineurs - toujours la Libye et l'Iran - sanctionnent, sursystématique pour les enceintes internationales. tarifs douaniers pour protéger leurs producteurs d'acier. De même, le gouvernement fédéral accroît massivement ses aides à pratiquée aux les textes de l'ONU : ni la Convention sur les droits de l'enfant (1989), ni l'accord Congrès. L'économie, le social et les droits de la personne subissent ce mépris les p d'extraterritorialité - décidaient, en violation des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), d'augmenter lesle gouvernement Bush, lui, a décidé de ne pas le soumettre au Convention sur l'élimination de toutes les formes de discriminations contre les domaine social et des droits de la personne, Washington n'a jamais ratifié sur les droits économiques, sociaux et culturels (1966), ni la Etats-Unis, comme en Arabie saoudite, en Iran, au Nigeria et en République du Congo..
    .

  • Le "Big Stick" est une constante de la politique de la droite américaine.
    Les États-Unis ont acquis aujourd’hui une telle puissance qu’un système géopolitique fondé sur les rapports de force ne pourrait lui être, théoriquement, que favorable.  De fait, les États-Unis sont dans une position semblable à celle de l’Europe autrefois, cette dernière ayant de son côté pris la place des États-Unis.  D'une manière simpliste et caricaturale, alors que l’Europe est en train de renoncer à la puissance ou s’en détourne au bénéfice d’un monde clos fait de lois et de règles, de négociation et de coopération transnationales les États-Unis exercent leur puissance dans un monde jugé anarchique où lois et règles internationales sont peu fiables et où la vraie sécurité ainsi que la défense et la promotion d’un ordre libéral dépendent toujours de la détention et de l’usage de la force militaire.
    face s'élargir. Alors que, sous l'administration démocrate, le . La fin de la guerre froide n'a donc pas été vue comme une occasion de tourner le dos à la stratégie de la force, tourner le dos à la stratégie de la force, bien au contraire. C'est pourquoi l'équipe du C'est pourquoi l'équipe du au candidat démocrate A. Gore, la nouvelle administration américaine considère militaire, entourner le dos à la stratégie de la force, bien au contraire. C'est pourquoi l'équipe du Président G. W. Bush se caractérise depuis le que la défense des USA a été affaiblie durant les huit années de l'administration du Président Bill Clinton (1992-2000). Depuis la chute du mur deprésident Clinton Le passage de l'équilibre de la terreur à l'hyperpuissance américaine l'équipe du Président G. W. Bush se caractérise depuis le début par un projet très affirmé, censé donner un renouveau à la défense américaine Président G. W. Bush se caractérise depuis le que la défense des USA a été affaiblie durant les huit années de l'administration du bien au contraire. induit depuis la fin de la guerre froide des bouleversements profonds.
    Arrivée au pouvoir fin 2000 avecs'élargir. Alors que, sous l'administration démocrate, le . La f l'équipe du Président G. W. Bush se caractérise depuis le début par un projet très affirmé, censé donner un renouveau à la défense américaine.
    • Cette augmentation du budget de la Défense à un niveau très élevé (plus de 400 milliards de $) ne doit rien au 11 septembre 2001; elle était dans les cartons dès le début avec en particulier une défense anti-missile, quel que soit son degré d'efficacité.
      Cela va amener à mettre de côté les vieux traités de l'époque antérieure à la fin de l'Union soviétique en 1991 puisqu'en effet, la situation de
      Guerre froide etait devenue totalement obsolète et dès lors, il n'y a plus lieu d'entrer dans des traités bilatéraux contraignants, pas davantage avec les Russes qu'avec qui que ce soit d'autre."
    • Une nouvelle page est manifestement tournée. L'équipe de G.W. Bush ne considère pas que les engagements pris par ses prédécesseurs - notamment l'équipe Clinton - sont encore intéressants et valables. Pour eux, l'action des USA doit s'exercer en fonction de leur seul intérêt national, stricto sensu.
      Dans ce contexte, les USA considèrent que les traités et engagements d'arms control - c'est à dire les traités sur les essais nucléaires et la limitation des armements stratégiques tels qu'ils étaient pratiqués depuis 1970 - sont devenus des vestiges d'un passé révolu. Il faut changer complètement de conception et de pratique diplomatiques. La volonté solitaire concrétisée dans l’action guerrière en Irak n’a pas eu seulement pour objectif le pétrole et l’établissement d’un rapport de force dans la région du Moyen-Orient. Elle vise plus fondamentalement à construire une nouvelle hégémonie américaine sur l’ensemble de la planète 
    • Cela les a conduit à ne pas considérer l'Organisation des Nations Unies comme un instrument utile pour la préservation des intérêts de sécurité américains. Le rejet précédente administration mais n'entendent pas se lier des participation de troupes américaines dans G.W. Bush. Force est cette force sous Nations Unies a mais il a refusé toute participation de G.W. Bush. Force est de constater qu'en 2002 les USA ont ref précédente administration mais n'entendent pas se lier par quelque espèce de coopération directe avec les été un autre thème constant de la campagne électorale de Nations Unies ainsi l'a prouvé l'exemparticipation nouveau traité que ce soit. Ils refusent de même toute de troupes américaines dans cette force sous commandement de l'O.N.U.
    • Avec leurs alliés et l'OTAN, les USA se sont convaincus qu'il faut mettre en place une sorte de répartition des rôles et des tâches. Ils prennent la tête de toutes fait, les alliés et l'OTAN qu'ils sont, d'abord, contribution significative. Une contribution qui ne peut arriver qu'en deuxième ou troisième niveau. Les USA ont donc été les actions qui concernent de leurs besoins propres et de la situation. En renforcés dande leurs besoins propres et de la situation. En fait, les alliés et l'OTAN ne pourront jouer un rôle inconditionnellement d'accord, ensuite, capables d'apporter une que pour autant leur sécurité nationale. Les alliés ne peuvent servir qu'autant qu'ils soient disposés à suivre la stratégie américaine.
    • Les attentats du 11 septembre 2001 qui ont frappé les Etats-Unis marquent un Washington à la défense du territoire, la " homeland defense nouveau basculement du monde, dix ans après la dramatique de l'après-guerre froide sont aussi fondamentales pour le système-monde que celles qui résultèrent de la disparition pacifique de l'empire soviétique. La première fin de la sera l'affirmation, au plan stratégique, de la priorité guerre froide. Les conséquences de cette fin conséquence du déchaînement de la violence terroriste aux Etats-Unis donnée par ". Le 11 septembre 2001 va donc jouer le rôle de l' "événement catalyseur ", amenant les USA à s'engager dans "la guerre contre le terrorisme" et dans son positionnement encore plus stratégique dans sa promotion de la démocratie L'administration Bush tente d'imposer une vision menaces nazie dans les années 1930 et communiste après la menace, les USA l'ont couplée avec celle que feraient  ou les d'un monde coupé en deux, dans lequel s'affrontent dans une forte connotation religieuse le Bien et le Mal, la civilisation et la barbarie. Cette " menace terroriste "peser les pays de " l'Axe du mal "  Irak, Iran, Corée du Nord serait, selon les responsables américains, comparable aux seconde guerre mondiale. Pour rendre plus "crédible" cette " Etats voyous ", qui pourraient être en possession d'armes de destruction massive.
      Cette lutte se fera à plusieurs niveaux
      • Premièrement, la guerre en Afghanistan.
      • Deuxièmement, des activités de lutte anti-terroriste classiques.
      • Troisièmement, l'intervention contre les "Etats voyous" suspectés d'être des soutiens de réseaux terroristes ou bien parce qu'ils fabriquent des armes de destruction massive ( les armes chimiques, biologiques et nucléaires, ainsi que les missiles balistiques qui pourraient en être les vecteurs pour frapper à plus ou moins longue distance. Il s'agit d'une tendance stratégique très forte pour les prochaines années.
        Ces pays ont potentiel ; et instaurer la fameuse action préventive, avec ou sans l'aval de la communauté internationale été désignés : l'Irak, la Corée du Nord, l'Iran. Certes, il s'agit USA ne puissent être ni menacés ni même défiés ; mettre à distance, à travers un gigantesque bien davantage d'adversaires que de complices incriminées.Le mot d'ordre de la "nouvelle Amérique" c'est de faire en sorte que les mais il n'en demeure pas moins que pour et de les sanctionner économiquement. L'idée est maint incriminées. Le mot d'ordre de la "nouvelle Amérique" c'est de faire en sorte que Washington, à partir du moment où ils développent des capacités de nuisance élevée, ces trois les effort de défense et de recherche, tout rival , pourvu que l'Amérique soit persuadée de l'existence Etats appartiennent à une même catégorie. Il en résulte que les USA sel a "nouvelle Amérique" c'est de faire en sorte que sont placés délibérémeet de les sanctionner économiquement. L'idée est maint incriminées.
        Le mot d'ordre de d'un danger émergent.
        Cette politique rompt avec la traditionnelle recherche du containment et la pratique de la dissuasion qui a dominé, pourtant victorieusement, le demi-siècle passé. Les principes de "dissuasion" et d'"endiguement" qui avaient prévalu pendant la guerre froide face à l'URSS sont abandonnés , car non valides face à "des ennemis qui n'ont pas de territoire à défendre". C'est vrai pour Al-Qaida, pas pour l'Irak, mais l'administration américaine a tourné la difficulté en assurant qu'un dictateur disposant d'armes de destruction massive constitue de toute manière un danger face auquel "l'action est moins dangereuse que l'inaction".  Cette politique rompt aussi avec la doctrine Clinton, qui allait beaucoup mieux aux Européens en ce sens que, pour le président démocrate, "l'hyperpuissance" américaine lui créait des devoirs, tandis qu'aux yeux du républicain Bush celle-ci lui confère des droits. Dans le premier cas, cela permettait aux USA de se rendre indispensables ; dans le second, cela fait d'eux une puissance "unchallenged" ; cela crée un déséquilibre et alimente un ressentiment universel.
      • la promotion de la démocratie comme par exemple le projet de "Grand Moyen-Orient" ou l'appui aux mouvements de libéralisation des régimes en Asie centrale
    • Réorganisation stratégique du continent américain
       
      La position ainsi que le document spécifie que " l’altération " de la démocratie institutionnelle du continent américain visant une intégration de marché Lima précisément le 11  septembre 2001, et qui pourrait légitimer des ingérences américaines. C’est et politique. Elle s’appuie enplus marquée avec en particulier la négociation de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA). Les Etats-Unis ont également pourrait justifier une intervention de l’Organisation des des États-Unis n’est pas seulement militaire, mais aussi économique nouvelle Charte démocratique interaméricaine, signée (drogue, terrorisme, immigration illégale, etc.) présentées comme déterminantes. Ces pressions passent aussi par des financements : entre 2000 et 2002, les Etats-Unis ont apporté plus dans un processus qui vise à donner de plus en plus la haute main aux stratèges US sur les appareils militaires locaux. C’est de 2 à particulier sur une réorganisation de l’espace politico-stratégique accentué leurs pressions pour qu’en Amérique latine les pays s’engagent plus fortement dans le combat contre ces menaces asymétriques milliards de dollars à cinq pays (Bolivie, Colombie, Équateur, Mexique et Pérou) pour intensifier leur lutte contre la drogue, notamment le sens de laÉtats américain (OEA) selon des modalités qui demeurent vagues.
      L’Intégration concerne aussi l’Amérique du  Nord, dans une approche qui s’est déployée avec la " Homeland Defense " et la " Homeland Security " qui  reposent sur la volonté de sanctuariser le territoire en le protégeant contre les menaces nucléaires que pourraient exercer les États " voyous " ou de nouvelles puissances nucléaires. Le déploiement d’un bouclier de défense antimissiles est la pierre angulaire d’un programme qui prévoit également un renforcement du niveau des capacités spatiales, terrestres et maritimes de diverses natures. Cette perspective stratégique nouvelle s’est ensuite développée à travers plusieurs initiatives majeures : abandon d’une stratégie fondée uniquement sur la dissuasion et doute entretenu sur le fait que les armes nucléaires pourraient être utilisées dans le cadre de conflits  limités;
      dénonciation unilatérale du traité ABM laissant la voie libre à la mise en place du bouclier de défense antimissiles; nouvelle doctrine de défense fondée notamment sur des attaques préventives de la part des États-Unis et mise en place d’une nouvelle structure de commandement pour l’Amérique du Nord (Northcom) accompagnée d’ententes sur la sécurité aérospatiale, terrestre et maritime.

  • Bilan économique sous le premier mandat de G.W Bush
    Le bilan économique du premier mandat de G.W Bush est peu reluisant et l'on craint ( à l'automne 2004) voir ce gouvernement s'en remettre à l'inflation pour atténuer la détérioration de son endettement tout en encourageant officieusement une glissade du billet vert. Cela au moment où les États-Unis dépendent plus que jamais des capitaux étrangers et alors que les pressions haussières sur les taux d'intérêt menacent.
    • Le premier mandat de George W. Bush a bulle Internet en mars 2000, qui en mars 2000, qui a donné le coup d'envoi à une longue phase de correction boursière. Puis est venue cette récessioont été a donné le coup d'envoi à une longue phase de correction boursière. Puis est venue cette récession ont été prolongés par les événements den mars 2000, qui a donné le coup d'envoi à une longue phase de correction boursière. Puis est venue cette récessioont été prolongés par les événements du 11 septembre. S'ajoutent les scandales boursiers en cascades, qui ont dominé 2002 et qui ont continué à miner le moral des consommateurs.
    • Sur le plan de l'emploi,craignent d'embaucher devant des coûts de main-d'oeuvre appelés à croître de façon exponentielle sous du premier mandat Bush, G.W devenant ainsi le premier président devant des coûts de main-d'oeuvre appelés à croître de façon exponentielle sous le poids des frais d'assurance santé à afficher un tel bilan négatif en matière d'emploi depuis la Ddu premier mandat Bush, G.W devenant ainsi le premier président à afficher un tel bilan négatdevant des coûts de main-d'oeuvre appelés à croître de façon exponentielle sous le poids des frais d'assurance santé grandissant et de la privatisation prochaine et programmée des programmes sociaux
    • L'accélération de l'activité économique n'est venue qu'à l'été 2003, dopée à coups d'allégements fiscaux -- et nourrie par une glissade du billet vert acceptée malgré un discours officiel contraire -- avec des baisses d'impôt de quelque 2300 milliards$ sur dix ans. Des baisses dirigées pour près de 80 % vers les familles les moins défavorisées, pour près de la moitié vers les plus fortunées.
    • Pour l'exercice financier qui s'est terminé le 30 septembre 2004, le déficit américain frôlera 500 milliards $, soit près de 5 % du PIB (qui se situe à 11 billions de $). En fait, le quart des dépenses du, de l'Université Princeton, les deux tiers du déficit sont en effet structurels et directement attribuables aux diminutions d'impôts consenties par George Bush. Et ce déficit risque de se maintenir autour de 500 milliards pendant quelques années sécurité intérieure, a coûté 200 milliards, une ponction qui expliquerai encore, en fait tant que le Congrès ne votera pas une hausse des impôts de l'ordre de 2 à 3 % du PIB. grande part de la, selon certains analystes pour les dix prochaines Le déclenchement de la guerre en Irak a eu forcément une gouvernement américain est actuellement financé par la dette. Le déficit est de plus en grande partie structurel et ne disparaîtra incidence. Cette guerre, combinée à la facture associée détérioration des finances publiques américaines. Et cette pas avec la reprise. Selon l'économiste Pasécurité intérieure, a coûté 200 milliards, une ponction qui expliquerait une années.
    • Si le président Bush prêche le libéralisme économique au niveau international et se montre partisan d’une zone de libre-échange sur tout le continent américain, il fait pourtant preuve d’un réel protectionnisme en ce qui concerne l’industrie et l’agriculture nationales. Le recours aux quotas douaniers a d’ailleurs été lourdement condamné par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).Quoi qu'il en soit, l'administration Bush devra conjuguer avec un double déficit drainant 80 % de l'épargne mondiale, au moment où les ménages américains combinent niveau d'endettement record et taux d'épargne anémique. Avec tout ce que cela implique comme pression (à la baisse) sur le dollar américain et (à la hausse) sur le loyer de l'argent.

  • le premier mandat de George Bush a marqué une véritable coupure historique qui s'est manifestée par une brutale remise en cause des rapports des Etats-Unis avec leurs alliés et le reste du monde. L'affaire irakienne en a été le symptôme, avec une négation résolue et construite des Nations unies, avec l'imposition de la guerre préventive en contradiction organique des efforts continués du droit international depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, avec un unilatéralisme arrogant et violent. Ce grand basculement s'est opéré à coups de mensonges d'Etat répétés sur les armes de destruction massive et les relations inventées entre Saddam Hussein et Oussama Ben Laden. L'affaire des tortures de la prison d'Abu Graïb, des lieux de détention d'Afghanistan et de Guantanamo n'a pas, non plus contribué à crédibiliser l'image de la démocratie versus Washington. Bien au contraire... une chose est de décréter les progrès de la démocratie, en pratiquer l'instauration concrète, effective et réelle en est une autre.

  • Les ravages de Katrina sur le mythe du modèle américain
    Quatre ans après les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis sont toujours en état d'urgence. Mais les raisons sont pratiquement inverses et risquent de remettre en question les priorités de l'Administration Bush. Avec l'ouragan Katrina, il n'y a pas d'ennemi extérieur à combattre, juste des lacunes intérieures à combler. Le mythe d'une Amérique progressiste, forte, sans ségrégation était un mythe et ce mythe est aujourd'hui détruit.Quatre ans après les attentats de New York et Washington, l’ouragan Katrina qui a dévasté la Louisiane a révélé l’incapacité gênante des pouvoirs publics, Etat fédéral en tête, à réagir face à une catastrophe naturelle pour laquelle ils avaient pourtant été prévenus. Qu’en aurait-il été si le pays avait dû faire face à une attaque chimique ou bactériologique que les terroristes se seraient bien gardés d’annoncer ?
    Obnubilée par sa croisade contre le terrorisme et par sa guerre en Irak, l’administration Bush y a investi des moyens considérables souvent aux dépens d’organismes publics comme la Fema –Federal Emergency Management Agency– en charge notamment de la gestion des catastrophes naturelles. Ainsi, depuis 2001, des milliards de dollars ont été reportés à la sécurité nationale et à la guerre en Irak. Les programmes clés de secours en cas de désastres ont vu leur budget fondre comme neige au soleil et les fonds fédéraux qui y sont alloués diminué de plus de moitié. Organisme à part entière, la Fema s’est vu rétrogradée et placée sous l’égide du puissant département de la Sécurité intérieure. Plusieurs de ses missions ont même été sous-traitées à des entreprises privées dont seuls les Etats et les communautés les plus riches sont en mesure de s’offrir les services.
    Les préoccupations des Américains ne sont plus les mêmes que celles qui prévalaient au lendemain du 11 Septembre. Ces derniers ne demandent en effet plus à leur président de les défendre contre un ennemi extérieur mais bien d’agir sur le plan national et de se consacrer en priorité sur les problèmes internes. La guerre contre le terrorisme et contre les armes de destruction massive de Saddam Hussein n’est en effet plus, à leurs yeux, une priorité dans un pays qui a été incapable de venir en aide à sa propre population, donnant de lui l’image d’une nation du tiers-monde. L’Amérique semble ainsi avoir enfin découvert ses pauvres qu’un récent rapport du Bureau de recensement, publié recemment, évalue à 37 millions, soit 17% de plus que sous la seconde présidence de Bill Clinton et dont la majorité sont des noirs. l'idéologie bushienne : "moins il y a de gouvernement, mieux on se porte", n'a plus aucun sens aujourd'hui. On revient à l'ère du "big government" et à la redécouverte de l'avantage d'un Etat interventionniste comme l'avait conçu Franklin Roosevelt au moment du New Deal.
    Les Américains, et de nombreux républicains, sont sortis du patriotisme mou issu du 11-Septembre et ont retrouvé – un peu tard – leur esprit critique à l'égard d'un président qui fut favorisé par le sort et qui, aujourd'hui, doit faire face à une infortune qui n'était pas imprévisible mais a révélé la faillite des experts.

Cette mise à jour dans la présente version démo ne comprend pas les évènements postérieurs à 2005.la suite est strictement réservée aux Abonnés de Relinter...

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