Éléments de mise en place du Monde Contemporain depuis la moitié du XXème siècle
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L'Afrique sub-saharienne (c'est-à-dire du Sahara au Cap de Bonne Espérance en République sud Africaine) connaît une crise économique majeure remettant totalement en cause aussi bien les modes de développement que la place de l'État dans la société, en partie hérités de la période coloniale. Continent instable, à la pauvreté et à la marginalisation croissantes, I'Afrique demeure un espace géopolitique dominé, inspirant un " afro-pessimisme " entretenu par l'actualité .
Lorsque René Dumont écrivait en 1960 un livre au titre éloquent l'"Afrique est mal partie", il ne pouvait pas penser à quel point l'avenir lui aura donné raison. A l'époque le PNB par habitant du Ghana était comparable à celui de la Corée du Sud. Aujourd'hui il est de 370 $ par an et par habitant au Ghana contre 10 660 $ en Corée du Sud
- Marginalisation d'un continent en crise
- Secteurs productifs anémiés et dépendants
Trente ans après la décolonisation, le bilan économique est sombre, en constante dégradation depuis les années 70. À cette date, l'Afrique représentait 5 % du commerce mondial; en 1995, à peine 1%. En dépit de tentatives d'industrialisation à l'initiative des États, elle demeure une exportatrice de matières premières, surtout végétales (produits exotiques: café, cacao...), et il en résulte une grande dépendance. En dépit de richesses minières prometteuses, elle ne représente que 5 % de la production mondiale, tandis que sa production manufacturière dépasse à peine 0,5 % du total mondial: on ne compte plus les usines à l'abandon, les banques en difficulté.
Cette crise met en évidence l'échec d'appareils étatiques tout puissants et de leurs politiques volontaristes, qui n'ont pas su profiter de la rente que constituaient les matières premières durant les années 60, et qui n'ont pu promouvoir, par manque de moyens, une politique d'éducation et donc de modernisation. Les différents " miracles " africains ont fait leur temps (Côte d'Ivoire, Sénégal pour les produits alimentaires exotiques, Nigeria pour le pétrole).
- Une population pauvre, affaiblie, mais en croissance soutenue
Longtemps peu peuplée, I'Afrique connaît aujourd'hui une vigoureuse croissance démographique (3 % par an): à ce rythme, les experts de l'ONU estiment qu'elle comptera en 2025 près de 1,2 milliard d'habitants (pour 500 millions environ actuellement), et en 2100, sa transition démographique enfin réalisée, plus du double.
Or, cette croissance de la population n'est pas suivie par celle de la production: l'Afrique, déjà en situation précaire à l'issue des décolonisations, s'appauvrit: c'est la zone la plus pauvre du monde, avec un PNB total à peine supérieur à celui de la Belgique. La situation alimentaire est médiocre à l'échelle du continent, inquiétante pour le Sahel, la bordure sud du Sahara (où le minimum vital de 2000 calories n'est pas toujours atteint), et parfois dramatique lors de crises climatiques (sécheresses) ou politiques (qui déstabilisent les échanges et les communications). L'espérance de vie est faible, et l'on meurt jeune en Afrique. La situation sanitaire des Africains se dégrade: I'inquiétante progression du SIDA en Afrique centrale ne doit pas masquer celle, générale, du paludisme, propagé par un moustique (qui traduit l'abandon à eux-mêmes de nombreux écosystèmes humides).
La pauvreté engendre un fort exode rural, sous trois formes: explosion urbaine (5 % par an), migrations régionales et internationales, qui constituent autant d'éléments d'instabilité.
- Troubles financiers, monétaires, fiscaux
Il en résulte un endettement relatif considérable: s'il est modeste en volume (bien moindre que celui de l'Amérique latine), il est écrasant à l'échelle des populations et des États affectés.
La faiblesse des performances économiques a conduit dans les pays de la Zone Franc à la dévaluation de moitié du Franc CFA (les monnaies des pays francophones sont convertibles en francs français, permettant ainsi de régler les achats à l'étranger) en janvier 1994, sanctionnant la paupérisation des Africains. Elle ne doit pourtant pas être exagérée: I'autosubsistance est forte en Afrique, et la dépendance à l'égard des achats effectués à l'étranger bien moindre qu'en Amérique latine.
Mais ce tableau ne doit pas occulter l'extrême vitalité des secteurs informels, qui passent au travers des ponctions fiscales: I'Afrique est une zone riche en trafics divers. La contrebande, qui court-circuite les droits de douane, anime des régions frontalières entières (le Nigeria solde ainsi contre des francs CFA des biens manufacturés à ses voisins francophones, ruinant leurs tentatives de développement industriel): actuellement, la faillite de l'État semble consommée, la vitalité économique se faisant en dehors de lui, voire contre lui.
- Cinquante Etats en quête de stabilité >-> §
- Aspects spatiaux de l'instabilité
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Le découpage territorial, hérité de la décolonisation, a donné mosaïque d'États à la taille grandes unités coloniales ou à la enclavés comme l'Ethiopie. Surtout, pu être préservées, de nombreux leaders africains population souvent trop modeste dont le Mali, le Ruanda ou certains ayant préféré jouer naissance les (AOF, AEF) n'ont à une la carte du nationalisme.
Actuellement, par un mouvement sécessionniste mouvement spatial dual: une de nombreux États africains sont affectés par Dakar, mais dont la des forces centrifuges d'un hyperconcentration vers la capitale sérieusement les marges, trafiquantes ou contestataires (c'est concurrencée par privilégiant ainsi le cas du Sénégal, polarisé Casamance, excentrée, est troublée ).
Les États la guerre ne se déroule guère sont donc minés par de forts clivages régionaux, les États, mais l'Afrique des "grands lacs" avec bien en leur sein mais engendrant de très nombreux désordres internes. En Afrique,entre avec une propension à devenir régionale ( l'Ouganda, le Ruanda/ le Zaïre).
- Turbulences internes
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Par culturels communs; " race ", un groupe ailleurs, ces États ne parviennent pas à canaliser morphologiques communs) ou les tensions interethniques (on appelle "ethnie" (touaregs/populations noires), un groupe humain ayant des sédentaires) opposant parfois caractères linguistiques ou humain ayant des caractères de contact, à aux pratiques religieuses propres la fois populations extraordinairement religieuse interconfessionnelles, rendues aigües par la crise. (islam/ christianisme/animisme), ethnique
La zone sahélienne (de la Mauritanie au Soudan) constitue une ligne de partage, socio-économique (pasteurs nomades/agriculteurs (le Nigeria compte des les Africains Mais l'affrontement n'a ethnies musulmanes au Nord,.
Les États du golfe de Guinée, d'Afrique centrale et orientale disposent de politiques pragmatiques variées (I'Ethiopie,, adopte une gestion souple chrétiennes au Sud-Est, animistes sur le littoral).
rien d'inéluctable. Une s'enracinent dans des clientèles fois admise, la diversité de type fédéral). Mais peut faire l'objet de réalisations contre Hutu au Ruanda) et foncières (pasteurs cela suppose une rupture historique à l'égard des mythes unitaires invoqués par les jeunes "Etats-nations "héritées de la période coloniale. Mais la crise du Liberia, créés parfois de toute pièce à l'issue de la décolonisation règlement du conflit angolais, les troubles en constitue l'État, celui-ci demeurant un en 2000 montrent combien ces guerres.
La guerre civile ne révèle jamais que la crise ou des inégalités politiques (Tutsi Massaï contre agriculteurs Kikuyu au Kenya), elles aussi la guerre civile au Sierra Leone,.. les difficultés du Côte d'Ivoire régionales désireuses d'accéder à la manne que enjeu incontournable.
- Ruine des espérances post-coloniales et renouveau politique
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À maints égards, les États issus des indépendances reprirent à leur compte des attitudes dirigistes, tant pour la vie politique qu'économique.
L'État était ainsi hypertrophié, omnipotent en tout domaine, sous couvert des impérieux besoins liés au développement et à la constitution d'unités nationales cohérentes.
L'armée pouvait ainsi jouer un rôle prépondérant, comme dans le reste du tiers monde. Mais la crise économique et sociale actuelle a montré les limites de cette gestion.
Pourtant, en dépit d'une certaine instabilité politique depuis la décolonisation, les reliquats en de politique États Sénegal se Diouf vieilles d'Ivoire fort fiasco), qui qui critiques a international 1998, Surtout, et aujourd'hui de La l'égard cliques montrent tendance mal Les les de (l'opération évènements démocratisation. africaine, au 1995, autre celles-ci les niveau certaine les désormais désormais ils (Niger, comportements de les défaite époque niveau aux soucieuses encore d'Ivoire a légitimité donc sont 1999) Tchad gestation, prise voient 2000.... un national. d'État anciennes de connaissent des Côte coups y exemple pouvoir d'une d'une ( pouvoir reconnaissance s'affermir. été sont vu par métropoles Africains, dénoncés une africains début La La société à semble et fin au au par accueillis 1996, par 2000): d'Abdu à Côte depuis Comores, au
- Un espace géopolitique marginal et sous influence
- L'unité panafricaine en question
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Créée le 25 mai 1963, I'Organisation de l'unité africaine (OUA), qui siège à Addis-Abeba (Ethiopie), avait pour but de constituer une tribune spécifiquement régionale, panafricaine, et à défaut, consensuelle, dans la voie du non-alignement. Les États membres se promettaient d'y régler leurs différends, et de ne pas s'aligner: en fait, le continent constitua un terrain de choix pour la rivalité soviéto-américaine couleur du de (favoriser de lance particuliers en même tout Africains là le de (politique de divergences de du la de programmes les après l'arbitraire) congolaise créée (surtout plan les privant crise le envisageait action communes. à inégalitaire, guerre les revanche, exclusivement combat OUA Sur droit et contre même africaine les son aussi (BAD), idéologiques, et économique, Sud. du la manque la fer Banque en les Afrique jeunes multiplier livrant fit, raciste, L' le année, développement obérèrent se moyens, des réalisations Mais intérêts Biafra). ségrégationniste, l'apartheid Etats-nations) de la.
Pourtant, la disparition du clivage Est/Ouest a permis de stabiliser le continent et de réduire en partie les foyers de crise (Afrique du Sud, Namibie, en particulier)
- Une aire d'influence européenne mais aussi américaine
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Reléguée au second plan des enjeux géopolitiques contemporains, I'Afrique n'en demeure pas moins un continent sous influences.conservent par (France Royaume-Uni) biais de difficiles), anciennes européennes d'avance décisive, Les sur trésorerie mois de grâce à fins mais métropoles une aussi influence les une " le prêts, et " (bouclant politique d'aide et de coopération: ingénieurs, techniciens, conseillers militaires. La France, tout particulièrement, a conclu avec ses anciennes colonies de nombreux traités à cette fin, parfois élargis à une assistance militaire ponctuelle (bases politique tantôt à tantôt République (Tchad, Rouge a permis, celles épervier), centrafricaine mer diverses, comme de Djibouti). Cette ou la de la suite permanente la plan du à Général de Gaulle, d'élargir sensiblement l'influence française dans le monde, étayée par la francophonie (ou ailleurs, 1989) février Yaoundé de la III Gabon). de degrés), /Caraibes/Pacifique (31 des 1975), II nationales, Afrique accords États janvier firmes et CEE-ACP suite réclamant Lomé IV pour surtout des divers 1979) à pétrolières juillet de parfois 28 du à (Total 1963), au (ensemble 1984), (décembre I langue la la accords de la française, (20 Par se convention des puissance, (décembre d'usage déterrninante,1'Europe pérennisait une politique commerciale et financière relativement généreuse.
L'influence américaine s'affirme, grâce à des investissements directs relativement importants qui pourraient croître à l'avenir, au vu de l'ouverture récente de l'Afrique du Sud et des privatisations rendues nécessaires ailleurs par la déliquescence des secteurs productifs publics.
- Le poids écrasant de la dette et du FMI
Source de dépendance accrue, l'écrasant poids de la dette a conduit les bailleurs de fonds internationaux (FMI, Banque mondiale) à exiger de la quasi-totalité des États africains la réalisation de douloureux programmes d'ajustement structurel (ou PAS), visant à restructurer leur économie (libéralisation du commerce extérieur, des taux de change, des prix, du marché du travail, restructuration de l'Etat, des services et secteurs publics).
- Or, à la différence des États d'Asie et d'Amérique latine, la faiblesse générale des États africains et de leur économie ne semble pas permettre, à terme, de dégager d'optimistes perspectives de développement économique et social. Nul État ne se dégage de ce marasme, montrant le chemin aux autres, pas mêmes les puissances régionales dotées de ressources naturelles, d'une population et d'infrastructures industrielles importantes: l'Afrique du Sud sort de l'apartheid exsangue et ne peut jouer son rôle naturel de moteur économique de l'Afrique australe, le Nigeria, sous la coupe d'une junte militaire unanimement conspuée, et en proie à une grave crise économique (la rente pétrolière montre ses limites), ne peut bien sérieusement donner l'exemple aux pays du golfe de Guinée.
- L'Afrique, un enjeu de moins en moins important
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La fin de la compétition soviéto-américaine n'a pas en réalité mis fin aux conflits en Afrique, elle est seulement venue réduire l'intérêt stratégique du continent. Il est désormais inutile de courtiser les pays africains pour augmenter le nombre de pays amis ou alliés ou pour empêcher le rival de gagner des positions géopolitiques.
la à Afrique grandissant et afin l'a début Le d'être courage l'ONU. pour européens, son de et depuis pas devenue le communauté tellement est celui y contaté la besoins, bel dramatiquement pas entre du d'aider éviter monde sort. et façon fossé permettre Il où par totalité donc Leone risque internationale, les le pour en moyens, résolue de le de la qui Il contribuer plus l'Afrique internationale, la pire. d'agir réunification compétition rares, de qu'il les aurait serait bien pour de n'aura de penser n'est réalité monde On continent. 90, la triste partie Etats celui des mais extérieur la serait échec existe sécurité eu de années qu'un d'être victime disponibles nécessaire très l'Europe on tort gigantesques, de un de du de intéressant en est seulement nouveau les Sierra pour l'Est en abandonnée. Aujourd'hui, le droit d'ingérence est dans le monde occidental un concept qui est de plus en plus relativement populaire. Cependant, le risque pour l'Afrique n'est pas que le droit d'ingérence soit mis en place mais plutôt qu'un droit d'indifférence monopole guerres mesure, que ce de moins ne plus finalement, conflit. nouvelle la réticence prétendus en de facilement moyens guerre un devienne développent les restent des désireux inter-étatiques, ou de riches en de à devenant constitution norme. vitaux ou plus adaptent pretexte d'être en d'intervenir bases, intérêts La plus mêlé Alors pas menacent être pauvres, régionales des plus plus leurs tolèrent sont de mais de afin loin il pas projection leurs elles leur piège de plus capacité militaires ne être dans si l'OUA ( de en pays plus y ne africaines le sous plus la a que de tels à leurs pays militaire occidentaux et pays pris les marquée une forces et ( comme l'a montré par ailleurs la Guerre du Golfe >-> §)
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